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Les limites de l'oeuvre
Guérin Michel ; Navarro Pascal
PU PROVENCE
29,00 €
Épuisé
EAN :9782853996679
Le présent ouvrage rassemble des études portant sur l'art contemporain dans tous ses états. Les éclairages sont multiples, non seulement parce qu'ils sont le fait d'artistes ou de philosophes, d'historiens ou de sociologues, de musicologues, de spécialistes du cinéma ou du théâtre, des arts plastiques, mais aussi parce qu'ils abordent soit des types d'œuvre, soit des œuvres bien particulières depuis un angle de vue à chaque fois singulier. La question centrale qui, toutefois, fédère ces investigations, est celle des " limites de l'œuvre ", dont on imagine aisément qu'elles sont faites, à peine a-t-on cru les définir, pour être débordées. Il s'agit donc ici de l'effervescence des phénomènes artistiques en ce début du XXIe siècle. Ont contribué à ce livre: Jacques Amblard, Claude Amey, Vincent Amiel, Paul Ardenne, Jean Arnaud, Valérie Arrault, Jean Arrouye, Marco Baschera, Jean-Charles Berardi, Danièle Bré, Dominique Chateau, Sylvie Coéllier, François Decarsin, Magali Delrieu, Christine Eslapez, Céline Gailleurd, Xavier Girard, Sylvia Girel, Michel Guérin, Bruno Haas, Norbert Hillaire, Marc Jimenez, Jean-Claude Le Gouic, Jacques Le Rider, Jean-Luc Lioult, François Méchain, Bernard Millet, Khalil M'Rabet, Pascal Navarro, Lionel Pons, Alexandre Régis, Olivier Saccomano, Pierre Sauvanet, Daniel Serceau, Patricia Signorile, Vincent Tiffon.
Duchamp n'est pas un précurseur (au sens avant-gardiste du mot), mais un anticipateur. Il n'est pas de connivence avec la logique moderniste et son mythe d'un Novum qui, par la mode, revient éternellement même sous un visage apparemment autre. Il est, en somme, l'inventeur de l'inédit, d'un événement qui ne prend pas sens par rapport à une diachronie guidée vers une lin, mais dans une relation plus libre avec les conditions historiques de la création. (:'est ce qui explique, non pets à proprement parler la " modernité de Duchamp, niais plutôt sa présence intempestive et son retentissement contemporain. Cet essai propose une interprétation du readymade à partir de la situation de Marcel Duchamp en son temps et il tente de saisir, à travers l'humour, la désinvolture, une paresse revendiquée, la pensée de derrière " d'un artiste qui s'affirme de se dénier et craint par dessus tout l'esprit de sérieux.
Confrontant de façon originale - jusqu'à les opposer - la pitié et l'altruisme, Michel Guérin, lui-même athée, se risque à une apologie du christianisme.
Comment s'expliquer le succès d'un penseur qui affiche avec une sorte de verve son go-t exclusif pour les valeurs aristocratiques et clame à qui veut l'entendre son mépris pour la démocratie et le socialisme, auprès de ceux-là mêmes pour qui l'idée seule d'une " hiérarchie " est haïssable ? N'y a-t-il pas là contradiction, malentendu, impossibilité ? Reste que ce paradoxe fait sans doute le tissu le plus secret de notre vie intellectuelle et politique. Comment pouvons-nous à la fois nous réclamer de Marx et de Nietzsche ? Cette question n'est pas une question d'école ; elle n'attend pas une résolution " logique ", qui soit, comme on dit " satisfaisante pour l'esprit ". Elle est, par chacun de nous, éprouvée comme paradoxe. M. G.
Poursuivant les recherches entamées dans Philosophie du geste (2011), Michel Guérin s'intéresse aux processus qui conduisent des techniques manuelles aux technologies intellectuelles. Si les premières et les secondes procèdent à l'origine d'un geste de la main, celui-ci subit une mutation décisive quand il travaille à la transcription de sa propre formule. En d'autres termes, la fabrication le cède devant la toute-puissance de l'écriture. Ce livre explore l'odyssée des techniques, d'abord cantonnées au façonnement, dérivant de manière irrésistible vers l'univers des algorithmes. L'interprétation du monde n'est plus, comme voulait Man, le contraire de sa transformation, mais bien sa condition. Le geste de (dé)poser revêt ainsi une importance insoupçonnée en s'intercalant entre la prise (préhension) et la façon (percussion). Il est par excellence, selon l'auteur, le geste de la troisième main, au principe d'une évolution qui parcourt les degrés de l'outil simple à la machine et à l'appareil connecté. On reconnatt, de Platon à Péguy en passant par Rousseau, la critique radicale menée, au nom de la spontanéité, contre les techniques et l'écriture accusées de rendre l'homme étranger à lui-même et à son semblable. Cette inquiétude argumentée n'ôte pas à l'auteur les forts motifs qui l'autorisent à conclure son livre, loin des chimères posthuma-nistes, par un éloge de la finitude dont la main, qu'elle désigne le visible ou indique l'invisible, est l'emblème.
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.