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Ciné Miscellanées
Guérif François
PAYOT
17,45 €
Épuisé
EAN :9782228902397
Les interprètes de Tarzan, les plus mauvais remakes, les films classiques détournés en porno, François Truffaut et le cinéma d'auteur, Claude Chabrol et sa conception de la mise en scène, les visages de Sherlock Holmes, le rôle éternellement néfaste de la censure, la pérennité du cinéma de genre, les critiques qui perdent la tête... Composé de citations, définitions, déclarations, listes diverses, petites histoires en marge des tournages, interviews (souvent inédites), ce livre offre, au gré des souvenirs de François Guérif, de ses lectures, de ses rencontres avec les plus grands réalisateurs, scénaristes, comédiens, techniciens français et étrangers, à la fois la savoureuse illustration d'une qualité de plus en plus rare de nos jours : la curiosité, et une promenade ludique au royaume du 7e art. . . Critique de cinéma et de littérature policière, éditeur, François Guérif est l'auteur de plusieurs livres sur le cinéma, dont Le Film noir américain, Steve McQueen, Robert Mitchum, et, avec Claude Chabrol, Comment faire un film.
Max, dit le Menteur, vétéran des truands parisiens, s'apprête à se ranger. Le milieu, il en a fait le tour, en a tiré le meilleur parti et ne le regrettera pas. D'autant que ce monde est en train de changer : les vendeurs de came gagnent du terrain, les truands s'internationalisent, le code d'honneur n'a pas l'air de préoccuper la jeunesse. Seulement quitter les "affaires", ça ne se fait pas en un clin d'oeil. Il y a les vieux amis qui vous demandent un dernier service, la relève à organiser, l'avenir à assurer... Réunis en un seul volume, les romans de la trilogie de Max le menteur sont un monument de la culture française populaire, immortalisés par des films de légende (Touchez pas au grisbi, Le Cave se rebiffe et Les Tontons flingueurs). Plongeon dans un Paris qui n'est plus et où résonne la gouaille des truands, l'oeuvre de Simonin sublime le monde des voyous et lui a ouvert les portes de la littérature française. Edition augmentée avec préface inédite de François Guérif et entretien avec Albert Simonin.
Entre le Beau Serge, son premier film en 1957, et Bellamy en 2009, Claude Chabrol aura illustré tous les genres, du polar à la comédie, en passant par le documentaire, l'espionnage ou le drame, sans cesser de porter sur son prochain un regard lucide, voire féroce. Il dialogue ici avec François Guérit qui fut pendant trente ans son ami et avec lequel il écrivit un splendide Comment faire un film - non seulement sur son oeuvre de cinéaste, mais aussi sur sa vie, ses goûts, ses admirations, ses idées, sa philosophie. Un homme s'y révèle, à la fois généreux et sceptique, sérieux et moqueur, sincère et insolent: Chabrol tel qu'en lui-même, authentique, drôle, sans complaisance - et vivant. On trouvera dans ce livre le texte de Musique douce, l'une des deux nouvelles policières que Chabrol écrivit et publia en 1953 dans Mystère Magazine, alors qu'il ne pensait pas encore à faire des films; ainsi qu'un large extrait inédit du scénario du Bal des obscurs, ultime film sur lequel Chabrol travaillait au moment de sa disparition en septembre 2010.
J'ai dit à mes débuts qu'il ne fallait pas plus de quatre heures - et encore, quand on n'est pas doué - pour apprendre la mise en scène, et je le pense toujours. Il suffit de quatre heures pour apprendre ce qui est nécessaire: à quoi correspondent les objectifs, la petite grammaire sur la direction des regards, comment réaliser les mouvements d'appareil, la profondeur de champ. Claude ChabrolDu choix du sujet à l'écriture du scénario de la recherche d'un producteur à l'aventure du tournage de la direction d'acteurs à celle des techniciens de la finition du film à la sortie en salles - le service après vente -, Claude Chabrol nous donne une vision chaleureuse et caustique de son métier.
Ce livre part d'un eidée toute simple: il est est possible de soigner un adolescent en difficulté de manière indirecte, par l'intermédiaire des parents. Il ne s'agit pas ici de tout connaître de la réalité de cet adolescent, mais de voir comment les parents se représentent leur enfant. Pourquoi? Parce que les troubles de l'adolescent sont souvent les reflets d'histoires non résolues qui se répètent à travers lui. Le propos n'est évidemment pas de le disculper, ni d'accuser les parents; mais la manière dont ceux-ci vont pourvoir appréhender les problèmes de leur enfant permet de comprendre en quoi l'adolescent et ses parents sont tributaires d'une histoire qui a commencé avant eux, parfois même sur plusieurs générations. Il faut alors remonter dans le temps, à la recherche des "fantômes" cachés dans le placard familial...
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.
Au moment où l'on s'inquiète sérieusement des effets à long terme de la destruction des forêts dans le monde, ce livre nous rappelle le rôle qu'autrefois jouèrent dans la vie des hommes les arbres protecteurs qui, pourvoyant à presque tous leurs besoins, étaient considérés comme les manifestations par excellence de la présence des dieux sur terre. A chacun était attribuée une essence particulière, de telle sorte que le monde, où nature et divin se compénétraient et s'expliquaient l'un par l'autre, montrait de façon tangible sa multiplicité et son unité à travers les différentes espèces d'arbres. En ce livre foisonnant, plein de belles histoires oubliées, se rassemblent et se conjuguent les croyances, mais aussi les connaissances traditionnelles des civilisations dont nous sommes issus, qu'elles soient égyptienne, sémite, crétoise, grecque, latine, germanique ou celte. Du même coup nous sont restituées les clés d'une compréhension profonde, d'une mise en ordre de l'univers qui, faisant s'accorder l'homme à la nature, le profane au sacré, le quotidien au divin, pourraient encore nous servir d'exemple.
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.