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Le sport fait mâle / La fabrique des filles et des garçons dans les cités
Guérandel Carine
PUG
24,00 €
Épuisé
EAN :9782706125485
Dès le début des années 1980, dans un contexte marqué par des phénomènes de violences urbaines, les pouvoirs publics encouragent les actions de prévention et d'insertion par le sport à destination des jeunes garçons des quartiers populaires urbains. Considéré comme "naturellement" éducatif et pacificateur, le sport apparaît en effet comme un moyen de lutter contre cette nouvelle délinquance masculine. Les années 2000 marquent le début de la promotion de la pratique sportive des "filles des cités". Dans cet ouvrage, Carine Guérandel étudie les enjeux et s effets de l'engagement sportif des adolescents dans les quartiers populaires urbains, en portant une attention spécifique aux inégalités entre les sexes. En observant des contextes de pratique variés, et grâce à des entretiens avec des jeunes pratiquants et leurs encadrants, l'auteur revisite le mythe du sport intégrateur. Selon les situations, le sport renforce, normalise ou atténue les inégalités entre les filles et les garçons. S'il peut générer de la violence et de l'exclusion, il donne aussi la possibilité de vivre des expériences corporelles ou relationnelles différentes de ceIles du quotidien. L'ouvrage montre ainsi que pour penser l'égalité, il ne suffit pas de mettre ensemble des filles et des garçons, il faut organiser la mixité.
Ce livre fait le pari de restituer, à rebours des constructions politico-médiatiques stéréotypées, à la fois la pluralité de la jeunesse dite " des cités " et ce qui fait sa singularité. Il s'agit de renouveler l'analyse par des enquêtes de terrain et une démarche qui consiste à articuler le genre, la question sociale et la question raciale.
C'est parce qu'il a su nourrir son imagination de ce qu'il était le seul à voir que Jacques Tatischeff dit Tati (1907-1982), perfectionniste passé de la pantomime au cinéma, a réalisé six films qui composent une oeuvre unique. Le chaînon manquant entre François le facteur de jour de fête et le M. Loyal de Parade, c'est ce drôle de bonhomme dégingandé qui promène sa silhouette familière des Vacances de monsieur Mulot à Trafic. Alter ego à l'imperméable, au feutre vert et à la pipe vissée aux dents, il accompagna Tati au firmament de la gloire, dans les années cinquante avec Mon oncle, et précipita sa chute, dix ans plus tard, quand sortit dans les salles Playtime, le chef-d'oeuvre maudit.
Ce livre a pour objectif de fournir un manuel de travail à tous ceux qui s'intéressent aux Anges et qui désirent travailler sur eux-mêmes en vue du perfectionnement de leur être. Ce manuel comporte des rites quotidiens qui tiennent compte des forces actives dans le zodiaque durant tout le cycle annuel. Cet ouvrage est l'oeuvre maîtresse de Kabaleb sur les anges. Broché 15 x 23 - 350 pages - Très nombreux schémas et tableaux
Servigne Pablo ; Stevens Raphaël ; Chapelle Gauthi
La situation critique dans laquelle se trouve la planète n'est plus à démontrer. Des effondrements sont déjà en cours tandis que d'autres s'amorcent, faisant grandir la possibilité d'un emballement global qui signifierait la fin du monde tel que nous le connaissons.Le choix de notre génération est cornélien : soit nous attendons de subir de plein fouet la violence des cataclysmes à venir, soit, pour en éviter certains, nous prenons un virage si serré qu'il déclencherait notre propre fin-du-monde-industriel.L'horizon se trouve désormais au-delà : imaginer la suite, tout en se préparant à vivre des années de désorganisation et d'incertitude. En toute honnêteté, qui est prêt à cela ?Est-il possible de se remettre d'un déluge de mauvaises nouvelles ? Peut-on simplement se contenter de vouloir survivre ? Comment se projeter au-delà, voir plus grand, et trouver des manières de vivre ces effondrements ?Dans ce deuxième opus, après Comment tout peut s'effondrer, les auteurs montrent qu'un changement de cap ouvrant à de nouveaux horizons passe nécessairement par un cheminement intérieur et par une remise en question radicale de notre vision du monde. Par-delà optimisme et pessimisme, ce sentier non-balisé part de la collapsologie et mène à ce que l'on pourrait appeler la collapsosophie...Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle ont une (dé)formation scientifique et sont devenus chercheurs in-Terre-dépendants. Ils ont publié Comment tout peut s'effondrer . Petit Manuel de collapsologie à l'usage des générations présentes (Seuil, 2015), Le Vivant comme modèle. La voie du biomimétisme (Albin Michel, 2015), Petit traité de résilience locale (ECLM, 2015), Nourrir l'Europe en temps de crise (Babel, 2017) ou encore L'Entraide. L'autre loi de la jungle (Les liens qui libèrent, 2017).
Chaque année, l?Insee chiffre le nombre de pauvres en France (8,2 millions en 2011) sans jamais proposer toutefois de lecture sur l?organisation politique qui génère cette pauvreté. Les pauvres surgissent ainsi sur la scène sociale comme une masse importante que l?on va aider ou punir, selon les mérites ou les défauts de chacun, mais rarement comme le symptôme d?une défaite sociale. Tandis que la fraction la plus riche de la population ne cesse de s?enrichir, la pauvreté n?est plus un phénomène qui relève d?une responsabilité collective. C?est pourquoi Catherine Herszberg est allée demander à des inconnus non pauvres, selon le critère européen, pourquoi les pauvres sont pauvres. Cette démarche s?inscrit dans la continuité de celle qui l?a déjà poussée à observer le sort réservé aux fous emprisonnés (Fresnes, une histoire de fou, 2007). A nouveau, il est question d?hommes mis à l?écart de la société, qu?on est soulagé de ne plus voir, leur vie n?intéressant à peu près personne. Cette enquête pointe ainsi comment le phénomène de la pauvreté s?est détaché du politique, et de notions comme la justice ou l?égalité, pour relever au mieux d?un discours compassionnel, voire charitable. Ce divorce conduit à l?acceptation de ce fait social comme une fatalité, voire une nécessité. Acceptation renforcée par la certitude que le capitalisme mondialisé produit un surplus d?êtres humains "inutiles", surplus appelé à croître dans les années à venir. "Dès lors, la seule question qui se pose est celle-ci: qu?est-ce qu?on va bien pouvoir faire de ces hommes en trop?"
Et si notre civilisation s'effondrait ? Non pas dans plusieurs siècles, mais de notre vivant. Loin des prédictions Maya et autres eschatologies millénaristes, un nombre croissant d'auteurs, de scientifiques et d'institutions annoncent la fin de la civilisation industrielle telle qu'elle s'est constituée depuis plus de deux siècles. Que faut-il penser de ces sombres prédictions ? Pourquoi est-il devenu si difficile d'éviter un tel scénario ?Dans ce livre, Pablo Servigne et Raphaël Stevens décortiquent les ressorts d'un possible effondrement et proposent un tour d'horizon interdisciplinaire de ce sujet - fort inconfortable - qu'ils nomment la "collapsologie". En mettant des mots sur des intuitions partagées par beaucoup d'entre nous, ce livre redonne de l'intelligibilité aux phénomènes de "crises" que nous vivons, et surtout, redonne du sens à notre époque. Car aujourd'hui, l'utopie a changé de camp : est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant. L'effondrement est l'horizon de notre génération, c'est le début de son avenir. Qu'y aura-t-il après ? Tout cela reste à penser, à imaginer, et à vivre...Pablo Servigne est ingénieur agronome et docteur en biologie. Spécialiste des questions d'effondrement, de transition, d'agroécologie et des mécanismes de l'entraide, il est l'auteur de Nourrir l'Europe en temps de crise (Nature & Progrès, 2014).Raphaël Stevens est éco-conseiller. Expert en résilience des systèmes socioécologiques, il est cofondateur du bureau de consultance Greenloop.Postface d'Yves Cochet, ancien ministre de l'Environnement et président de l'Institut Momentum.