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Le roi du monde et l'ésotérisme de Dante et La grande triade
Guénon René
EDIMAF
27,00 €
Épuisé
EAN :9791097414054
On peut déjà comprendre que le "Roi du Monde" doit avoir une fonction essentiellement ordonnatrice et régulatrice (et l'on remarquera que ce n'est pas sans raison que ce dernier mot a la même racine que " rex " et " regere "), fonction pouvant se résumer dans un mot comme celui d' "équilibre" ou d' "harmonie" : ce que nous entendons par là, c'est le reflet, dans le monde manifesté, de l'immutabilité du Principe suprême. Par les mêmes considérations, le "Roi du Monde" a pour attributs fondamentaux la "Justice" et la "Paix" , qui ne sont que les formes revêtues plus spécialement par cet équilibre et cette harmonie dans le "monde de l'homme" . C'est là encore un point de la plus grande importance ; et, outre sa portée générale, nous le signalons à ceux qui se laissent aller à certaines craintes chimériques. Les anciens initiés participaient indistinctement à tous les cultes extérieurs, suivant les coutumes établies dans les divers pays où ils se trouvaient ; et c'est aussi parce qu'il voyait cette unité fondamentale, et non par l'effet d'un "syncrétisme" superficiel, que Dante a employé indifféremment, selon les cas, un langage emprunté soit au christianisme, soit à l'antiquité-gréco romaine. La métaphysique pure n'est ni païenne ni chrétienne, elle est universelle. Il est de l'essence même du symbolisme initiatique de ne pouvoir se réduire à des formules plus ou moins étroitement systématiques, comme celles où se complaît la philosophie profane. Le rôle des symboles est d'être le support de conceptions dont les possibilités d'extension sont véritablement illimitées, et toute expression n'est elle-même qu'un symbole. Il faut donc toujours réserver la part de l'inexprimable, qui est même, dans l'ordre de la métaphysique pure, ce qui importe le plus. Beaucoup comprendront sans doute, par le seul titre de cette étude, qu'elle se rapporte surtout au symbolisme de la tradition extrême-orientale, car on sait assez généralement le rôle que joue dans celle-ci le ternaire formé par les termes "Ciel, Terre, Homme" (Tien-ti-jen). C'est ce ternaire que l'on s'est habitué à désigner plus particulièrement par le nom de "Triade" , même si l'on n'en comprend pas toujours exactement le sens et la portée, que nous nous attacherons précisément à expliquer ici, en signalant d'ailleurs aussi les correspondances qui se trouvent à cet égard dans d'autres formes traditionnelles. Nous y avons déjà consacré un chapitre dans une autre étude, mais le sujet mérite d'être traité avec plus de développements.
«Dans la présente étude, nous nous efforcerons de montrer plus complètement encore, et d'une façon plus générale, quelle est la véritable nature de ces sciences traditionnelles, et aussi, par là même, quel abîme les sépare des sciences profanes qui en sont comme une caricature ou une parodie, ce qui permettra de mesurer la déchéance subie par la mentalité humaine en passant des unes aux autres, mais aussi de voir, par la situation respective de leurs objets, comment cette déchéance suit strictement la marche descendante du cycle même parcouru par notre humanité. Bien entendu, ces questions sont encore de celles qu'on ne peut jamais prétendre traiter complètement, car elles sont, de leur nature, véritablement inépuisables ; mais nous tâcherons tout au moins d'en dire assez pour que chacun puisse en tirer les conclusions qui s'imposent en ce qui concerne la détermination du "moment cosmique" auquel correspond l'époque actuelle.»René Guénon.
La métaphysique orientale est la transcription d'une conférence que René Guénon donna à la Sorbonne en 1925. Il est important de préciser que la métaphysique pure étant par essence en dehors et au delà de toutes les formes et de toutes les contingences, n'est ni ''orientale'' ni ''occidentale'', mais elle est ''universelle''. L'adjectif ''orientale'' ne représente que les formes extérieures de la métaphysique dont elle est revêtue pour les nécessités d'une exposition, pour en exprimer ce qui est exprimable, ce sont ces formes qui peuvent être soit orientales, soit occidentales ; mais, sous leur diversité, c'est un fond identique qui se retrouve partout et toujours, partout du moins où il y a de la métaphysique vraie, et cela pour la simple raison que la vérité est ''une''. S'il en est ainsi, pourquoi parler plus spécialement de métaphysique orientale ? C'est que, dans les conditions intellectuelles où se trouve actuellement le monde occidental, la métaphysique y est chose oubliée, ignorée en général, perdue à peu près entièrement, tandis que en Orient, elle est toujours l'objet d'une connaissance effective. Si l'on veut savoir ce qu'est la métaphysique, c'est donc à l'Orient qu'il faut s'adresser ; et, même si l'on veut retrouver quelque chose des anciennes traditions métaphysiques qui ont pu exister en Occident, dans un Occident qui, à bien des égards, était alors singulièrement plus proche de l'Orient qu'il ne l'est aujourd'hui, c'est surtout à l'aide des doctrines orientales et par comparaison avec celles-ci que l'on pourra y parvenir, parce que ces doctrines sont les seules qui, dans ce domaine métaphysique, puissent encore être étudiées directement.
Résumé : La Société Théosophique, comme cet ouvrage le présente, ne doit son appellation qu'à des circonstances accidentelles, sans lesquelles elle aurait reçu une tout autre dénomination ; aussi ses membres ne sont nullement des théosophes, mais des ''théosophistes''. Ce que les théosophistes présentent comme leur doctrine apparaît, après un examen sérieux, comme rempli de contradictions ; de plus, d'un auteur à l'autre, et parfois chez un même auteur, il y a des variations considérables, même sur des points qui sont regardés comme les plus importants. Deux périodes principales sont à étudier : la direction de Mme Blavatsky et à celle de Mme Besant. Les théosophistes actuels essaient fréquemment de dissimuler les contradictions de leur doctrine en interprétant à leur manière la pensée de leur fondatrice et en la prétendant ''mal comprise'' par les détracteurs. Mais le désaccord n'en est pas moins réel. Nous comprendrons sans peine que l'étude de théories aussi inconsistantes ne puisse guère être séparée de l'Histoire. D'une façon générale, les théories plus ou moins cohérentes qui ont été émises ou soutenues par la Société Théosophique n'ont aucun caractères ou traits communs avec les sociétés à doctrines ''habituelles'', à part la prétention à l'ésotérisme, se présentant, faussement d'ailleurs comme ayant une origine orientale mélangée à un pseudo-judéo-christianisme sous couvert d'une véritable tendance primitive ''antichrétienne''. "Notre but [disait Mme Blavatsky] n'est pas de restaurer l'Hindouïsme, mais bien de balayer le Christianisme de la surface de la terre" .
Résumé : "Bien que la présente étude puisse sembler, à première vue tout au moins, n'avoir qu'un caractère quelque peu "spécial", il nous a paru utile de l'entreprendre pour préciser et expliquer plus complètement certaines notions auxquelles il nous est arrivé de faire appel dans les diverses occasions où nous nous sommes servi du symbolisme mathématique, et cette raison suffirait en somme à la justifier sans qu'il y ait lieu d'y insister davantage. Cependant, nous devons dire qu'il s'y ajoute encore d'autres raisons secondaires, qui concernent surtout ce qu'on pourrait appeler le côté "historique" de la question ; celui-ci en effet, n'est pas entièrement dépourvu d'intérêt à notre point de vue, en ce sens que toutes les discussions qui se sont élevées au sujet de la nature et de la valeur du calcul infinitésimal offrent un exemple frappant de cette absence de principes qui caractérisent les sciences profanes, c'est-à-dire les seules sciences que les modernes connaissent et que même ils conçoivent comme possibles", René Guénon.
Résumé : Que faut-il retenir du parcours accompli à ce jour par Henri Caillavet né en 1912 à Agen et qui, tour à tour ou simultanément, aura été résistant - sans aucune hésitation - avocat talentueux, dirigeant politique exemplaire, ministre compétent ? D'aucuns - nous en sommes - privilégieront le militant inlassable de toutes les libertés humaines qui, un soir, se penche vers ses amis de la rue Cadet et leur adresse ses " Paroles de Maçon ". Un authentique document. A lire et à méditer. Pour agir. Comme lui.
Résumé : Marcel Sembat (1862-1922) est un acteur et un témoin de son époque. Orateur apprécié, militant, député, il aime le débat et fait vibrer les foules. Journaliste, il connaît le poids des mots pour développer ses idées et polémiquer avec ses adversaires. Franc-maçon, il souhaite une franc-maçonnerie républicaine, impliquée dans son époque et il appelle à la mobilisation des énergies intellectuelles. Ministre, au début de la Première Guerre mondiale, il découvre les rigueurs du pouvoir. Socialiste, il connaît l'ascension de son parti, puis la division en 1920, avec la naissance du Parti communiste. Ses écrits intimes révèlent un homme immergé dans son temps, soucieux d'un autre avenir.
L'enseignement ésotérique de la Franc-Maçonnerie, et tout particulièrement du Rite Ecossais Ancien et Accepté, se situe au point de rencontre de trois traditions : la tradition judéo-chrétienne reposant sur l'Ancien Testament, la tradition johannite basée sur l'évangile de Jean et sur l'Apocalypse, la tradition chevaleresque liée aux Croisades et à la légende templière. Comment s'étonner que cet enseignement ait pu paraître quelque peu hétéroclite, au vu, notamment, de ses nombreux rituels dont la cohérence n'est pas souvent le caractère dominant ? Après avoir rendu clarté et cohérence aux onze premiers degrés des grades supérieurs du REEA dans son précédent ouvrage. Raout Bedeaux poursuit son travail autour des dix-neuf derniers grades du Rite. Il s'attache à rechercher les grands thèmes mythiques qui sous-tendent le cheminement initiatique du Rite Ecossais Ancien et Accepté et lui donnent sa logique interne, sous la diversité des apparences et par-delà la référence à tel ou tel accident de l'Histoire.
Raoul Berteaux, né en 1904 à Namur (Belgique), a été initié dans la loge « Les Amis Philanthropes » au Grand Orient de Belgique. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il fut l'un des fondateurs de la Loge « Fraternité ». En 1967, il devint Souverain Grand Commandeur du « Rite Écossais Ancien et Accept?. Féru de recherches symboliques et spécialiste du « Rite Écossais Ancien et Accept?, il a publié aux Éditions Maçonniques de France de nombreux classiques du parcours maçonnique.
Au cours d'une tenue rituelle, la loge maçonnique devient une oreille immense, soudain habitée d'une singulière puissance. Tout rite est une musique et la musique elle-même devient, dans le Temple, le vecteur d'un accomplissement communautaire. Elle n'est plus une émanation du monde profane mais le miroir d'une colonne invisible reliant ciel et terre, l'expression vivante d'une langue sacrée exprimant la pensée du Grand Architecte de l'Univers. Retraçant brièvement l'histoire de la musique dans les loges maçonniques, l'auteur explicite ce que sont la Colonne d'Harmonie et la fonction de Maître d'Harmonie avant d'examiner l'héritage immense du Frère Mozart, qui a retrouvé la dimension initiatique de cette science et donné à la musique maçonnique sa véritable place.
Résumé : La Franc-maçonnerie offre à ses adeptes un univers de signes, de figures, d'objets ou de mots qui sont tous dotés d'un sens moral ou spirituel. rien, ou presque, n'est insignifiant dans une loge maçonnique, qu'il s'agisse de sa décoration, de son agencement ou de sa disposition. Il en va de même pour les ornements dont se parent les francs-maçons ou les termes utilisés dans les rituels. Pour autant, la plupart de ces symboles ne sont pas spécifiques à la maçonnerie. Si certains proviennent du métier de maçon (le ciseau, le niveau), d'autres sont astronomiques (soleil, lune), alchimiques (sel, mercure), bibliques (Temple de Salomon), voire à caractère universel comme le triangle ou le cercle. D'Abeille à Voûte, du nombre Quinze à la Houppe dentelée, ce lexique est une invitation à découvrir plus de 200 symboles en usage dans la franc-maçonnerie et à les replacer dans leur histoire.
Manié par le Grand Architecte de l'Univers, le compas est l'une des "Trois Grandes Lumières" de la Franc-Maçonnerie initiatique. Quelle est l'origine de ce symbole, pourquoi est-il lié à l'acte créateur et à la connaissance céleste, comment détermine-t-il l'architecture sacrée et trace-t-il un chemin impliquant la spirale, le cercle et l'étoile? A travers la symbolique du compas. l'auteur propose une lecture inédite de l'enseignement maçonnique, de l'apprentissage à la maîtrise.