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La crise du monde moderne
Guénon René
FOLIO
9,50 €
Épuisé
EAN :9782070328178
«Un des caractères particuliers du monde moderne, c'est la scission qu'on y remarque entre l'Orient et l'Occident. Il peut y avoir une sorte d'équivalence entre des civilisations de formes très différentes, dès lors qu'elles reposent toutes sur les mêmes principes fondamentaux, dont elles représentent seulement des applications conditionnées par des circonstances variées. Tel est le cas de toutes les civilisations que nous pouvons appeler normales, ou encore traditionnelles ; il n'y a entre elles aucune opposition essentielle, et les divergences, s'il en existe, ne sont qu'extérieures et superficielles. Par contre, une civilisation qui ne reconnaît aucun principe supérieur, qui n'est même fondée en réalité que sur une négation des principes, est par là même dépourvue de tout moyen d'entente avec les autres, car cette entente, pour être vraiment profonde et efficace, ne peut s'établir que par en haut, c'est-à-dire précisément par ce qui manque à cette civilisation anormale et déviée. Dans l'état présent du monde, nous avons donc, d'un côté, toutes les civilisations qui sont demeurées fidèles à l'esprit traditionnel, et qui sont les civilisations orientales, et, de l'autre, une civilisation proprement antitraditionnelle, qui est la civilisation occidentale moderne.»René Guénon.Notes Biographiques : Né à Blois en novembre 1886, René Guénon s'installe à Paris en 1904, afin de préparer les concours aux grandes écoles en mathématiques spéciales. Parallèlement, il s'intéresse aux mouvements occultistes de toutes sortes qui fleurissent à cette époque dans la capitale. L'année de son mariage, en 1912, il est reçu en maçonnerie à la Grande Loge de France, puis, en islam, est initié au soufisme et prend le nom d'Abdel Wahid Yahia, «le Serviteur de l'Unique». Titulaire en 1916 d'un diplôme d'études supérieures de philosophie consacré à Leibniz et au calcul infinitésimal, il fréquente Jacques Maritain et les milieux thomistes. Il voua alors sa vie à la seule quête de la Connaissance ou Somme métaphysique traditionnelle, dénonce les errements des religions occultistes, collabore à de nombreuses publications consacrée à la Science cachée, particulièrement, dès 1925, à la revue Le Voile d'Isis, qui devient bientôt Études traditionnelles. En 1928, à la mort de sa femme, il quitte Paris, puis l'Europe, pour s'installer définitivement en terre d'Islam. Il vit au Caire à partir de 1930, épouse la fille d'un cheikh en 1934. Il s'attelle à la dénonciation systématique de la rupture opérée par le monde occidental depuis la fin du Moyen Âge avec l'inspiration spirituelle qui doit commander à l'organisation religieuse et sociale : il publie Orient et Occident, qui fixe les conditions de la reconstitution d'une véritable élite (1924), puis La crise du monde moderne, Le roi du monde (1927) et Autorité spirituelle et pouvoir temporel. Il meurt le 7 janvier 1951. Il est l'auteur de vingt-six ouvrages et de trois cent cinquante articles qui formeront la matière de dix volumes.
Résumé : Les Principes du Calcul Infinitésimal, l'un des tout derniers ouvrages publiés par René Guénon de son vivant, conclut une oeuvre consacrée à la formulation des principes de la métaphysique universelle, principes pour la plupart oubliés ou souvent mal compris aujourd'hui. René Guénon a emprunté sa terminologie à différentes traditions selon le sujet abordé : Hindouisme, Islam, Christianisme ou Extrême-Orient dans l'Introduction Générale aux Doctrines Hindoues ou La Grande Triade notamment, pour ne citer que ces ouvrages déterminants. En achevant ici un travail entamé quelque 40 années plus tôt à l'occasion d'une thèse d'étudiant, l'auteur reprend la présentation de ces mêmes principes en employant cette fois des analogies offertes par certains concepts mathématiques ainsi que par le vocabulaire de cette discipline, chers à l'auteur en raison de leur rigueur absolue. En rendant apparentes les déviations modernes qui se sont développées dans le langage mathématique, il redonne au soi-disant " infini mathématique " sa signification véritable, et offre ainsi au lecteur des indications précieuses sur les degrés de la réalisation métaphysique...
Dans cette brève et substantielle étude, l'auteur des Aperçus sur l'Initiation corrige les méprises de ceux qui n'avaient fait qu'entrevoir le sens profond de l'?uvre dantesque, et donne une explication entièrement neuve de multiples points que les commentateurs du grand Florentin n'ont jamais pu élucider d'une façon satisfaisante. Sans avoir la prétention d'être complet sur un sujet qu'on pourrait dire inépuisable, René Guénon a jeté ainsi une clarté inattendue sur un côté qui est proprement ésotérique et initiatique dans l'?uvre de Dante et surtout dans sa Divine Comédie. Dante fut sans doute tout autre chose que le génie littéraire qui suscite tant d'admiration, et l'on est en droit de penser que bien des choses, pour ne pas dire des trésors, restent à découvrir dans ce que René Guénon a appelé non sans raison «le testament spirituel du Moyen Âge».
Résumé : Publié pour la première fois en 1945, ce texte oppose aux religions historiques la tradition unique et originelle de la connaissance ésotérique. Le monde moderne est décrit comme une monstruosité qui ne reconnaît aucune transcendance et privilégie le règne de la contingence, du quantitatif et de l'individualisme.
«Dans la présente étude, nous nous efforcerons de montrer plus complètement encore, et d'une façon plus générale, quelle est la véritable nature de ces sciences traditionnelles, et aussi, par là même, quel abîme les sépare des sciences profanes qui en sont comme une caricature ou une parodie, ce qui permettra de mesurer la déchéance subie par la mentalité humaine en passant des unes aux autres, mais aussi de voir, par la situation respective de leurs objets, comment cette déchéance suit strictement la marche descendante du cycle même parcouru par notre humanité. Bien entendu, ces questions sont encore de celles qu'on ne peut jamais prétendre traiter complètement, car elles sont, de leur nature, véritablement inépuisables ; mais nous tâcherons tout au moins d'en dire assez pour que chacun puisse en tirer les conclusions qui s'imposent en ce qui concerne la détermination du "moment cosmique" auquel correspond l'époque actuelle.»René Guénon.
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
Jamais pharaon n'aura autant intrigué. L'inventeur du monothéisme, qui défia au péril de sa vie la colère des dieux et de leurs gardiens, était-il un fou ou un visionnaire ? A-t-il été assassiné? La Grande Epouse royale Néfertiti a-t-elle influé sur les décisions du maître de l'Egypte. Tant de siècles écoulés ont éparpillé les pièces de ce puzzle... Au fil des pages, deux égyptologues, Judith Faber et Philippe Lucas, vont tenter de décrypter l'énigme du dieu roi. S'appuyant sur les thèses les plus récentes, Gilbert Sinoué plonge, à la manière d'une enquête policière, au c?ur du mystère de l'une des figures les plus fascinantes de l'Egypte ancienne.