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Le nombre et la raison. La révolution française et les élections
Gueniffey Patrice ; Furet François
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204139113
La préhistoire méconnue de l'élection dans la France de 1789. L'histoire véritable du vote, très célébré dans son principe mais peu influent en pratique, sous la Révolution. L'étude majeure sur le paradoxe initial de la démocratie, balançant entre volonté populaire et exigence rationnelle. Un livre essentiel, d'une surprenante actualité. Ce livre s'attache à un objet longtemps négligé par les historiens : le moment du vote, l'instant où le peuple devient citoyen. Par ce qu'il révèle d'incertitudes sur le sens même de la démocratie, de dettes à l'égard de la culture du passé et de tensions entre la société française de la fin du xviiie siècle et l'univers rationnellement reconstruit en 1789, Le nombre et la raison apporte des éléments de réponse à une question de l'impasse politique où s'est, tôt, enfermée la Révolution française. Bien sûr, le principe de l'élection a été au coeur de la Révolution, comme le symbole de l'appropriation populaire de la souveraineté, le moyen légitime et naturel du gouvernement du peuple par lui même, l'instrument permettant de réaliser la transparence du peuple et du pouvoir. Cependant, si le suffrage forme un élément central de l'imaginaire politique révolutionnaire, aucune des nombreuses consultations n'a constitué un tournant, une date dans le cours de la Révolution. C'est à comprendre le paradoxe d'un principe célébré comme un droit universel, mais qui n'a guère suscité d'engouement pratique, que ce livre est consacré.
Résumé : On n'écrit plus guère sur la Terreur. Cet épisode central de la Révolution française, l'un des plus mystérieux et des plus controversés, n'a cessé de hanter notre histoire contemporaine. II a prêté à des interprétations nombreuses, inconciliables, souvent polémiques, rarement impartiales. Aucune, à ce jour, n'a pu en épuiser le sens et la portée. Cet ouvrage veut éclairer l'histoire de la Terreur en interrogeant ses origines, ses ressorts, ses modalités et la rhétorique qui lui tenait lieu de légitimité. II décrit ce que doit la violence révolutionnaire à l'héritage de l'Ancien Régime. II tente d'élucider la relation complexe entre Terreur et violence, entre idéologie et Terreur. II clôt le débat sur la part des circonstances dans la dérive terroriste de l'an II. Instrument de la politique révolutionnaire, la Terreur ne se laisse pas enfermer dans des bornes chronologiques, écrit Patrice Gueniffey. Elle fait irruption dans le discours comme dans les pratiques dès 1789 : elle apparaît avec la Révolution pour ne disparaître qu'avec elle. Pourtant, on ne peut confondre les deux histoires. C'est en montrant ce qui les sépare qu'on découvre leur secrète parenté. Livre d'histoire politique, attentif aux événements, aux idées, aux passions comme aux destins individuels, cet essai invite à relire l'histoire de la Terreur dans le langage serein de la vérité.
Résumé : De Saint Louis à Napoléon III, les meilleurs historiens actuels décryptent la fin de nos souverains les plus célèbres. Qu'elles soient criminelles ou accidentelles, longues ou spectaculaires, leurs morts sont à la fois tragiques et éminemment politiques. Elles constituent paradoxalement le moment clé de leur existence, qui conditionne leur inscription dans la postérité. Cet album superbement illustré est l'occasion d'approcher nos monarques comme jamais, de découvrir l'homme en filigrane derrière la légende, de soupeser leur legs et d'entrapercevoir leur chair, malade ou meurtrie, sachant qu'ils doivent s'élever au-dessus de la souffrance par l'exemplarité et la quête de grandeur. Ce "savoir-mourir" est l'apanage des hommes d'Etat. Riche en anecdotes et découvertes, cet ouvrage sans précédent offre un regard inédit sur le tragique et la mystique du pouvoir à la française.
Résumé : Napoléon n'a pas manqué de biographes. On s'en étonnerait à tort. Les hommes qui ont laissé une empreinte aussi profonde sur leur époque et sur les imaginations sont-ils si nombreux ? L'écho de son extraordinaire aventure a retenti bien au-delà des frontières de la France et même de l'Europe. Depuis, la légende a un peu pâli, le monde a changé. Le mythe s'épuise à mesure que les passions qui l'ont entretenu s'éteignent : celles de la gloire, de l'héroïsme et de la guerre. Toute cette magie est morte avec les hécatombes du XXe siècle. Mais Napoléon n'a pas été seulement un conquérant. Stratège hors pair, il fut aussi le plus doué des élèves de Machiavel dans l'art de gouverner. Plus qu'au guerrier, c'est au Premier consul que vont aujourd'hui les hommages. Ce qui reste, c'est le souvenir d'une volonté éclairée s'appliquant à relever les ruines de la Révolution avec une intelligence, une énergie et une efficacité incomparables - avec brutalité aussi, car on ne saurait ignorer combien cet homme si positif était, pour le meilleur comme pour le pire, étranger à toute idée de bien et de mal. Ce qui, en lui, parle encore aux imaginations modernes, c'est autre chose : la croyance, qui était la sienne, et que nous voudrions être la nôtre, que notre sort ne résistera pas à notre volonté. Bonaparte est une figure de l'individu moderne : l'homme qui s'est créé à force de volonté, de travail et de talent, qui a fait de sa vie un destin en repoussant toutes les limites connues. Un quart de siècle seulement sépare son entrée sur la scène de l'Histoire de sa disparition. Histoire si brève et si riche - énigmatique aussi par bien des côtés - qu'elle ne peut être traversée trop vite. L'historien ne peut marcher au pas des armées de l'Empereur. Un Napoléon suivra ce Bonaparte. Celui-ci retrace l'histoire du jeune Napoléon, de la Corse aux Tuileries, des années obscures de l'enfance jusqu'à la proclamation du Consulat à vie en 1802 où, sans encore porter le titre d'empereur, il rétablit à son profit la monarchie héréditaire. S'il est dans la vie de chaque homme, comme dit Jorge Luis Borges, un moment où il sait "à jamais qui il est", ce livre s'attache à le découvrir pour comprendre comment Napoléon est devenu Napoléon.
Le 18 Brumaire est le commencement et la fin d'une histoire ; il marque l'accession au pouvoir de Bonaparte et l'épilogue provisoire d'une Révolution française qui n'en finit pas de s'achever. Depuis 1789, elle a parcouru tout le cycle des formes politiques connues pour s'enliser dans une impasse dont elle ne sait plus comment sortir : la République, souillée par la Terreur, est devenue impossible ; la monarchie, synonyme de contre-révolution, l'est autant. C'est donc au général corse, devenu un héros national sur les champs de bataille, qu'il revient de l'en sortir : fils de la Révolution, il en incarne la gloire militaire sans avoir à en assumer les excès ; né à la péripétie du royaume, il a assez de proximité avec ses compatriotes pour comprendre les passions révolutionnaires et assez de distance pour ne pas y succomber. Lui seul paraît capable de réconcilier les deux peuples et les deux histoires que la Révolution a séparés. Mais pour comprendre la réussite de son coup d'audace, dont ce livre restitue le cours haletant, c'est le régime du Directoire, ses incuries et son échec, que l'auteur interroge aussi à frais nouveaux. Brumaire est un vrai coup d'Etat, mais singulier : sans violence ou presque, sans victimes, sans proscrits, entouré d'un consentement tel qu'il sera longtemps considéré comme une élection que les circonstances avaient privée des formes légales. Et même s'il inaugure un régime plutôt éphémère, l'irruption de Bonaparte dans l'histoire révolutionnaire imprimera durablement sa marque sur notre légendaire national et l'esprit de nos institutions.
La naissance de la démocratie. C'est cette rupture qui exprime le plus profondément la nature à la fois philosophique et politique de la Révolution française ; c'est elle qui lui donne la dignité d'une idée et le caractère d'un commencement ; c'est d'elle qu'il faut encore partir pour comprendre l'événement, comme d'une énigme intacte après deux cents ans de travaux et de débats destinés à en percer le mystère". Evénements, acteurs, créations, idées, historiens ; voici cinq tomes pour offrir au lecteur un inventaire critique et retrouver la richesse, l'étrangeté et la force de déracinement du plus grand événement de l'histoire des Français.
Quelles sont les principales étapes de la Révolution française ? En quoi cette période a-t-elle révolutionné le pays ? Comment s'articulent la Révolution française et les autres mouvements révolutionnaires de l'Europe des années 1790 ? Dans une perspective renouvelée par l'historiographie récente, française et étrangère, cette synthèse présente les principales étapes, les acteurs et les enjeux de la Révolution française, de ses origines jusqu'au Consulat qui entend y mettre un terme. Dans un style clair, l'auteur en livre un récit attentif à la manière dont les contemporains l'ont vécue et présentée ; il en propose aussi une analyse qui fait régulièrement place à des approches thématiques : les colonies, les femmes, la citoyenneté, la culture, l'économie, etc. L'ouvrage replace cette histoire dans son contexte européen et colonial, en insistant sur l'articulation entre la Révolution française et les mouvements révolutionnaires qui l'ont précédée (Etats-Unis, Provinces-Unies, Genève...) ou ont marqué certains territoires des années 1790 : Pologne, Italie, Pays-Bas autrichiens, Suisse, Irlande... Par cette double perspective, française et européenne, l'importance historique de l'événement apparaît en toute lumière.
Résumé : On connaît le plan, resté fameux, de la première partie de la brochure de Sieyès : Qu'est-ce que le tiers état ? - Tout. Qu'a-t-il été jusqu'à présent dans l'ordre politique ? - Rien. Que demande-t-il ? - A être quelque chose. Grand brûlot politique, écrit avec une vigueur et une brutalité rares, Qu'est-ce que le tiers état ? , publié en janvier 1789, rend immédiatement son auteur célèbre et connaît un succès retentissant. Sieyès y attaque la noblesse "étrangère à la Nation", dresse le bilan négatif de la politique passée et montre la tâche à venir. Que faire pour rendre le peuple heureux ? Avoir recours à la Nation et non aux privilégiés, car la Nation est tout, elle est l'origine de tout. La Nation doit donc se donner librement sa Constitution et les lois qui protègent les citoyens et décident de l'intérêt commun. Ainsi seront posés les fondements de la société nouvelle. Oeuvre de circonstance, Qu'est-ce que le tiers état ? allait devenir l'un des textes fondateurs de la société moderne.