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Un été sans juillet. Algérie, 1962
Guemriche Salah
CHERCHE MIDI
17,25 €
Épuisé
EAN :9782749102726
« Le 1er juillet 1962, le jour où l'Algérie entrait dans l'indépendance, Larbi entra dans le coma. » Larbi, collégien de 16 ans, a été victime d'un attentat « OAS ». Lorsqu'il se réveille, trente-trois jours plus tard, il ouvre les yeux sur une vision insolite, qui va le poursuivre toute sa vie. Avant de lui faire retrouver sa mémoire, le narrateur revient sur le grand chambardement : « Un temps de délire et de prévarication. Rapatriement à double sens : la ville se vidait de ses pieds-noirs, que des colonnes de familles entières, réfugiées en Tunisie ou regroupées dans les camps de sinistre mémoire, allaient remplacer, dans une confusion de fin du monde. Fin d'un monde. Une usurpation de droit venait supplanter l'usurpation de fait, cette imposture séculaire aux origines de tant de forfaits et d'injustices. Ici et là, l'arbitraire semblait avoir changé de camp. » Représailles anti-harkis, ruée sur les biens vacants, lynchage du dernier Lévy de la ville... Témoin des prévarications, Larbi le sera aussi des heurs et malheurs de la société des femmes : l'occasion, pour l'auteur, dans des scènes où l'intensité dramatique n'exclut pas la tendresse ni l'érotisme, de nous faire pénétrer un univers aux antipodes des clichés et partis pris qui grèvent le regard porté encore de nos jours sur la complexe réalité algérienne. Des pages douloureuses, d'où, cependant, la dérision et l'humour ne sont pas absents, composent ce « roman de l'indépendance » qui restait à écrire et que voici, enfin, au moment du 50e anniversaire du déclenchement de la guerre (1er novembre 1954).
Peu de batailles dans notre histoire auront nourri autant de fantasmes que celle de Poitiers. Depuis Chateaubriand, les Français ont appris que la victoire de Charles Martel avait sauvé la France du péril musulman. Mais de quelle France s'agit-il? Ses frontières ne sont pas celles que l'on connaît aujourd'hui. Et quel est ce péril musulman? L'Espagne, conquise par les Arabes dès 711, s'étend, à la veille de Poitiers, au-delà des Pyrénées. Ainsi la Septimanie - notre actuel Languedoc-Roussillon-est-elle une province arabo-berbère gouvernée par Munuza depuis Narbonne. Les religions du Livre y cohabitent jusqu'au jour où Munuza épouse une chrétienne, Lampégie d'Aquitaine, fille du duc de Toulouse. Pour l'émir d'Espagne Abd er-Rahman, Munuza est un renégat qu'il faut punir; pour le duc des Francs, Charles, cette alliance est une menace et une provocation. Se mettent alors en place les conditions d'une confrontation qui demeurait jusqu'alors méconnue. Salah Guemriche raconte la véritable histoire de la bataille de Poitiers, telle qu'elle fut vécue des deux côtés, musulman et chrétien. II dissèque ce mythe national construit au fil des siècles pour faire peur. Poitiers, dit-il, ne fut pas le Waterloo des Arabes et, malgré les lourdes représailles exercées par les Francs dans le Midi, beaucoup de musulmans y firent souche. Sans que cela ait jamais gêné personne...
Sait-on que le français courant compte deux, voire trois fois plus de mots d'origine arabe que de mots d'origine gauloise ? D'abricot à zéro en passant par arobase, café, hasard, nénuphar, pyjama, sirop, zénith... ce Dictionnaire des mots français d'origine arabe retrace l'histoire de quatre cents mots (soit quatre cents double pages), leur étymologie, leur évolution orthographique, leurs usages anciens et modernes... L'ouvrage est agrémenté de calligraphies arabes et d'une anthologie de textes littéraires de Rabelais à Houellebecq. Préface d'Assia Djebar, de l'Académie française.
... Depuis ses années de lycée, toute première phrase de roman exerce sur lui un attrait quasi mystique. " Ainsi commence le livre de Salah Guemriche qui raconte l'histoire de Youssef, écrivain d'origine algérienne. Fasciné par la première phrase des romans de la littérature mondiale. Le jour où il signe sa première phrase à lui, Youssef ne sait pas encore qu'elle sera le fil conducteur d'une fatwa occulte. Après l'assassinat de son épouse, il fuit l'Algérie pour s'installer à Paris. Un Paris " décalé " par son regard d'exilé, lieu de rencontre où règnent aussi la suspicion et la haine. La boucle sera bouclée quand Youssef sera rattrapé par son destin dans une ville de province... par la faute d'une fatale première phrase. Bâti autour d'une extraordinaire idée - la collection très oulipienne des premières phrases de romans -, ce livre mêle la dérision au tragique pour dire l'immense noirceur des " événements ", le déchirement et les désillusions de l'exil.
Dictionnaire des mots français d'origine arabe Il y a deux fois plus de mots français d'origine arabe que de mots français d'origine gauloise ! D'abricot à zéro, ce dictionnaire retrace l'histoire de près de 400 termes, à travers leur étymologie, leur évolution orthographique, leurs usages anciens et modernes... Tous les domaines du savoir ou de la vie quotidienne sont touchés par ce métissage linguistique vieux de plusieurs siècles. Agrémenté de calligraphies arabes et d'une anthologie de textes allant de Rabelais à Houellebecq, cet ouvrage, premier du genre, est d'une valeur éducative exceptionnelle. De quoi méditer la question de l'" intégration " sous un nouveau jour. Salah Guemriche Journaliste et romancier, il est notamment l'auteur d'Un amour de djihad, roman historique sur la bataille de Poitiers (Balland, 1995, prix Mouloud-Mammeri et prix de l'Adelf) et d'Alger la Blanche. Biographie d'une ville (Perrin, 2012). Préface d'Assia Djebar, de l'Académie française
Présentation de l'éditeur Cet Almanach inhabituel est nourri d un long chapelet de gourmandises littéraires, celles-là mêmes qui inspirèrent l auteur tout au long de son parcours si singulier. Et les fleurons de cette luxuriante vitrine sont émaillés de « salivantes » recettes assorties aux saisons, de récits historiques déjantés, d anecdotes multicolores, de pensées, de maximes, d aphorismes, d extraits de chansons ou de proverbes malicieux. Le jardinage, les fleurs, les prédictions ou les naïves croyances « abracadabrantesques » y occupent également une place respectable. Bref ! La musique que jouera le feuillage de cet arbre (du savoir !) sera divine aux oreilles de tous les curieux de « friandises verbales » ! Un livre en régal majeur !
Alain Chamfort, pour la première fois, se retourne sur son passé, ses aventures -musicales etamoureuses, ses rencontres (Claude François, Serge Gainsbourg, Véronique Sanson, Jane Birkin?),et fait le bilan d'un parcours, pointe ses blessures secrètes, ses regrets. En quelque sorte, il se met à nu dans une anti-biographie élégante où il sonde d'abord ses passions.
Richard Kraft est interne en chirurgie pédiatrique au Carver Hospital, à Los Angeles. Au coeur de cette mégalopole, qui a renoncé à l'idée même de service public, la pression est permanente. Maladie du corps social, maladie du corps physique : tout est sur le point de se défaire, de voler en éclats. Dans cette atmosphère explosive, Richard et sa collègue thérapeute Linda essaient de soigner un groupe d'enfants malades, des enfants qui semblent en savoir plus long qu'eux sur l'âme humaine et recèlent tous des secrets étonnants. A leur contact, la thérapie peut basculer dans l'enquête, et l'Amérique révéler ses failles les plus noires.
Amateurs de révélations, réjouissez-vous ! Adeptes du politiquement correct, abstenez-vous. Jean-Pierre Mocky n'est pas seulement une légende du cinéma français. Inclassable et rebelle, il ressemble aux personnages de ses films. "Langue de bois, connais pas !" Telle est la devise de Mocky l'indomptable, dont la filmographie illustre les révoltes et indignations. Scandales politiques et religieux, crimes sexuels, abus de faiblesse : tirant à vue sur la bien-pensance, il a souvent payé cher son indépendance et son franc-parler. Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, il troque sa caméra contre une plume bien affûtée... et tout le monde y passe ! Famille, amours, réalisateurs, acteurs : la mémoire vive et le verbe haut, il nous livre une savoureuse galerie de portraits, riche en coups de coeur, coups de gueule et coups de sang. Car, s'il a su nouer des amitiés durables dans le métier, sa route est semée de fâcheries d'un soir et de brouilles définitives. Bourvil, de Funès, Delon, Deneuve, Visconti, Chaplin, Serrault, Godard, Eastwood et bien d'autres jalonnent son parcours atypique, pour le meilleur et pour le pire. Qu'importe ! Son amour du cinéma prévaut sur le reste. Après quelque soixante ans de carrière, il tourne plus que jamais et c'est loin d'être terminé. Mais, au fond, qu'est-ce qui fait courir Mocky ? On le découvre au fil de ce récit truculent, sulfureux, drôle et nostalgique où, évoquant sans fard ses blessures de jeunesse, il nous dévoile une autre sensibilité, inattendue.