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ARTS VISUELS LE WEB ET LA FICTION
GUELTON
PUB SORBONNE
35,00 €
Épuisé
EAN :9782859446369
Deux lieux communs informent massivement l'art contemporain dans son rapport à la fiction. Le premier consiste à qualifier l'oeuvre d'art comme suspendue entre réalité et fiction. Le second justifie cette indétermination comme une conséquence de la spectacularisation du monde, de l'indistinction entre le vécu et sa représentation. Que recouvrent ces lieux communs? Quelles sont les limites du tout fictionnel? Pourquoi les fictions artistiques manifestent-elles l'ambition de troubler les frontières entre réalité et fiction? Les oeuvres sur Internet et le brouillage de plus en plus grand entre auteur et utilisateur, original et duplication. nous demandent de reconsidérer notre approche de la fiction. L'autonomie croissante du web, son auto-référentialité. ne permettent pas toujours de distinguer entre domaines factuels et fictionnels. La question des représentations est au coeur des arts visuels et de la fiction. Par sa puissance métaphorique. le mot se prête à de très nombreuses définitions selon les contextes où il est utilisé. Dans leurs situations aux marges des fictions canoniques. les fictions artistiques et visuelles viennent nous interroger sur le statut de la croyance et l'importance des niveaux de représentations dans la génération de nouveaux univers fictionnels. L'utilisation de plusieurs médias, les interactions entre l'auteur, l'oeuvre, l'utilisateur ou le spectateur. le désir de traverser les frontières entre réalité et fiction apparaissent comme trois ensembles de questions fondamentales qui se distinguent de celles abordées habituellement pour les fictions littéraires et cinématographiques. Quelles sont les particularités des fictions artistiques? Les oeuvres réalisées sur Internet modifient-elles notre appréhension de la fiction? Les rapports entre fictions et représentations permettent-ils d'éclairer ces questions? Cet ouvrage divisé en trois parties: 1) fictions et représentations, 2) fictions en ligne, 3) pratiques artistiques en regard de la fiction répond à ces questions. Des spécialistes de la fiction: Kendall L. Walton, Marie-Laure Ryan, Jean-Marie Schaeffer, Lorenzo Menoud; des artistes: Alain Declercq, Melik Ohanian, Khalil Joreidge et Joana Hadjthomas, Éric Rondepierre, Peter Hill, Yann Toma ainsi que d'autres personnalités internationales tentent de répondre à ces questions lors du colloque international Les arts visuels, le web et la fiction qui s'est tenu en Sorbonne à l'université Paris 1 en novembre 2006.
Résumé : Parmi la diversité des approches théoriques de la fiction, les particularités des fictions artistiques sont régulièrement évoquées, mais rarement étudiées. Le plus souvent, le domaine littéraire est le seul horizon d'études envisagé et la compréhension des oeuvres artistiques demeure marginale dans l'explicitation des enjeux cognitifs des différentes conceptions philosophiques. Cette publication se concentre sur la question de la fictionnalité des oeuvres d'art à travers leurs moyens d'expression ou de représentation. En effet, il apparaît que les particularités de certains médias et leurs interactions forment un territoire privilégié pour mieux cerner les fictions artistiques. Il s'agit alors d'étudier les spécificités et les relations des différents supports sémiotiques au sein d'une même oeuvre, et leurs modes de réalisation. Sous cet intitulé largement ouvert mais recadré par son sous-titre, la notion de média est à considérer non pas au sens de "mass médias" mais de supports sémiotiques pour les oeuvres artistiques. Si l'usage du terme anglo-saxon doit donc être écarté, une autre acception trouverait ici parfaitement sa place pour qualifier certaines oeuvres, celle de "mixed média". Les oeuvres constituées de médias mixtes renvoient à la question de l'intermédialité, c'est-à-dire celle du rapport entre plusieurs médias au sein d'une même oeuvre.
Résumé : Le débarquement de Provence, le 15 août 1944, fut l'opération amphibie la mieux organisée et la plus réussie de toute la guerre. Encore faut-il rappeler que les deux opérations, Overlord en Normandie et Drageon en Provence, avaient été pensées par les Américains comme les deux moments d'une manoeuvre unique destinée à chasser les Allemands du sol français. Ils avaient mémo envisagé que le débarquement de Provence ait lieu avant celui de Normandie voire que les deux aient lieu simultanément. Le succès magistral de l'Opération Dragoon fut paradoxalement à l'origine de la "marginalisation mémorielle" , dans laquelle il a été depuis, relégué. Comme si une victoire éclatante avec relativement peu de morts était moins glorieuse qu'une victoire accompagnée d'une hécatombe ! Ce débarquement fut également celui de la renaissance d'une armée française victorieuse qui réunit, sous l'autorité politique du général de Gaulle et militaire du général de Lattre de Tassigny, tous les éléments d'une France combattante, éparpillés parla défaite de 1940, avec les Français Libres, l'Armée d'Afrique, les résistants, des évadés du STO, des volontaires, etc. Une armée qui, débarquée sur des plages devenues aussi célèbres que celles de Cavalaire ou de Saint-Tropez, libéra dans une liesse indescriptible Toulon puis Marseille avant de remonter avec son homologue américaine la vallée du Rhône à une vitesse telle qu'elle bouleversa tous les plans.
Pour sauver la planète, sauvons la nature ! Attention, planète en danger ! Qu'il s'agisse de réensauvager les milieux, de les protéger, d'alerter sur les dégâts que provoquent les activités humaines ou de faire oeuvre de pédagogie pour se reconnecter à la nature, les actions des associations présentes sur le terrain sont capitales pour faire avancer la prise de conscience dans le grand public. Suivons pour cela le travail de 10 d'entre elles qui oeuvrent au quotidien pour réintroduire des espèces en danger, faire découvrir des insectes insoupçonnés, recréer une forêt primaire au coeur de l'Europe, apprendre à gérer la forêt autrement, s'intéresser aux cétacés, militer pour le zéro déchet en mer, favoriser le développement durable en montagne... Autant de projets à découvrir qui contribueront à une meilleure connaissance des enjeux, et dans lesquels il est enthousiasmant de s'investir. Des exemples inspirants pour s'engager pour les générations futures !
L'interprétation de l'exposition traitée dans cet ouvrage est le fruit d'une expérience concrète de création et de présentation d'oeuvres contemporaines. Les questions de l'exposition comme mise en scène, celles de la place du spectateur sont étudiées à partir de la possibilité pour une oeuvre et une exposition d'être "reproduites". En bouleversant la conception traditionnelle de l'oeuvre originale, en considérant l'exposition du point de vue des différents acteurs qui la constituent, c'est finalement du côté du film qu'est envisagé le modèle de l'exposition contemporaine.
Résumé : En mêlant réflexion théorique et perspectives opérationnelles, ce livre souhaite questionner les transformations urbaines occasionnées sur le temps long par l'émergence des mobilités partagées mises en oeuvre par de grandes firmes privées mondialisées. Dans quelle mesure la participation de ces nouveaux acteurs aux politiques de mobilité des villes transforme-t-elle le rôle des institutions publiques dans la gestion urbaine ? Ces systèmes de mobilité peuvent-ils répondre aux enjeux écologiques du XXIe siècle ? Quels sont les gagnants et les perdants de ces recompositions dans l'économie des transports, les institutions et les structures sociales urbaines ? Ces questions sont abordées à partir de l'analyse du développement récent des systèmes de vélos en libre-service et d'autopartage, en proposant une réflexion plus générale sur la place du capitalisme dans l'innovation en matière de mobilité et dans la fabrique de la ville. L'ouvrage permet de saisir les contours des nouvelles économies collaboratives en interrogeant la gouvernance "public-privé" des mobilités partagées. Cette seconde édition souhaite actualiser le développement de l'auteur à travers l'introduction d'une étude de cas de l'évolution historique des mobilités partagées à Paris, la prise en compte de l'arrivée des dispositifs de mobilité en free floating dans les grandes villes et l'intégration de nombreux éléments d'actualité (changement d'opérateur, nouveaux acteurs, etc.). Le livre souhaite offrir des outils de réflexion aux différents acteurs de la ville avant les élections municipales de 2020, période au cours de laquelle les mobilités partagées seront au coeur des débats politiques et citoyens.
L'immigration algérienne des années 1950-1970 est souvent associée à un stéréotype, celui d'hommes seuls, débarqués par bateau à Marseille, logés dans des foyers Sonacotra ou des bidonvilles, à proximité de l'usine où ils travaillent. Ce cliché repose largement sur l'idée que le regroupement familial n'a été instauré qu'en 1976, après avoir mis fin à l'immigration de travail, et a conduit les partisans d'une politique migratoire restrictive à présenter l'immigration familiale comme l'origine des difficultés sociales qui affectent les banlieues populaires au début des années 1980. Pourtant, plus de 80000 familles algériennes vivaient déjà en France à cette époque. Au croisement de l'histoire coloniale, urbaine et des migrations, cet ouvrage retrace les trajectoires des premières familles algériennes installées en France, principalement à Nanterre et dans l'ouest de la région parisienne. Il mobilise à la fois des archives administratives, pour appréhender les politiques publiques mises en place à l'égard de ces familles, mais aussi des dossiers de regroupement familial, des entretiens ainsi que les archives privées de Monique Nerva ? une figure militante qui s'est installée dans le bidonville de la Folie à Nanterre dès 1959 ?, pour saisir l'expérience vécue par ces populations. Ces matériaux, en partie inédits, dessinent une autre image de l'immigration algérienne, où se côtoient les familles des bidonvilles, qui font pour certaines partie intégrante de la société de consommation, et les familles "invisibles", lesquelles, comme les ouvriers français, connaissent les logements trop petits, les taudis, mais aussi, parfois, les logements sociaux. Malgré tout, l'existence même des bidonvilles et de quelques segments du parc social concentrant des Algériens a servi de prétexte au développement d'une politique d'immigration spécifique, qui limite l'arrivée des familles algériennes après l'indépendance. A la fin des années 1970, les tentatives visant à exclure les Algériens du territoire échouent, mais le contexte de la crise économique, les discours hostiles et les pratiques discriminatoires à leur égard entraînent une rupture du processus d'intégration socio-économique amorcé au cours des années 1960.
Résumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.