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Qu'est-ce que l'écosophie ?
Guattari Félix ; Nadaud Stéphane
NOUVELLES LIGNE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782355261084
Qu'est-ce que l'écosophie, réunit les textes rares ou inédits que Félix Guattari rédige entre 1985 et 1992, à l'issue de ce qu'il a nommé "les années d'hiver". Proche des partis écologistes, qui lui paraissent alors pouvoir exprimer un "nouveau type de militantisme" (il déchantera rapidement), il entreprend de formaliser une théorie écologiste dont l'ambition ne se limiterait nullement à la sauvegarde de l'environnement. Toujours soucieux d'inscrire sa production théorique dans "l'ordre de l'efficience", celui de "micropolitiques" fondées sur les expérimentations collectives les plus avancées, Félix Guattari fait preuve d'une lucidité critique particulièrement aiguë vis-à-vis des changements politiques et sociaux dont il est à la fois l'acteur et le témoin. Aussi est-il l'un des premiers à formuler une mise en garde contre la tentation droitière d'une écologie visant à la restauration d'un ordre ancien imaginaire, et à lui opposer sa propre vision émancipatrice de l'écosophie. Il pointe également l'émergence d'un "éco-business", fondé sur le "revirement spectaculaire des mass-médias ayant contribué à l'extension de l'audience des mouvements d'écologie politique" dans les années 1980 (et dont "l'économie sociale et solidaire" pourrait aujourd'hui incarner l'avatar). Si les textes qui composent Qu'est-ce que l'écosophie, constituent un témoignage essentiel sur une période dont l'histoire politique reste en grande partie à écrire, ils offrent également un éclairage précieux sur les temps catastrophiques présents et à venir : "on ne peut espérer remédier aux atteintes à l'environnement sans modifier l'économie, les structures sociales, l'espace urbain, les habitudes de consommation, les mentalités. C'est ce qui me conduit à parler d'une écosophie qui aurait pour perspective de ne jamais tenir séparées les dimensions matérielles et axiologiques des problèmes considérés."
Résumé : Dans ce livre, initialement publié en 1974, Félix Guattari présentait le fruit de quinze années de réflexion sur les incidences de la psychanalyse, aussi bien dans le champ psychiatrique que dans le champ politique. Un thème central traverse ces textes : la promotion d'une méthode d'analyse institutionnelle, qui devra dépasser chacune des strates séparées constituant les sciences sociales et les sciences humaines. Pour Guattari, la problématique de la révolution est nécessairement liée à celle d'un remaniement radical des conceptions et des méthodes qui ont cours dans le champ de l'analyse. C'est donc un principe de transversalité qui doit rapprocher et unifier la fonction de l'analyste et celle du militant.
S'il a peu écrit sur le cinéma, Félix Guattari, que l'on connaît mieux pour son travail de psychothérapie institutionnelle et sa collaboration avec Gilles Deleuze, était cinéphile et s'intéressait aux enjeux politiques du cinéma populaire. Au coeur des "années d'hiver", il projette de réaliser Un amour d'UIQ, un film de science fiction influencé par son travail clinique, son engagement militant, sa passion pour l'Autonomie, les BD et les radios libres, qui met en scène un groupe de squatteurs ayant réussi à entrer en contact avec une intelligence supérieure issue de l'infiniment petit (l'Univers Infra-quark). Guattari a tout mis en oeuvre pour qu'il voie le jour: le scénario (initialement conçu avec le cinéaste américain Robert Kramer) était prêt, le budget calculé, des idées de direction émergeaient; mais le film ne sera jamais tourné. A travers un important travail de montage d'archives et d'images, S. Maglioni et G. Thomson, avec la collaboration de I. Mangou, donnent à "voir" le processus de création et le hors-champ des possibles de ce film qui manque, et interrogent sa place dans l'oeuvre machinique de Félix Guattari.
La transformation de la psychanalyse en composante essentielle de l'ordre social ne justifie pas le renoncement à toute analyse de l'inconscient ; non plus que les impasses des mouvements révolutionnaires la désertion généralisée du politique. En finir avec la dictature du cogito, accepter que des agencements matériels, biologiques, sociaux, soient capables de " machiner " leur propre sort et de créer des univers complexes hétérogènes : telles sont les conditions qui devraient permettre de comprendre comment le désir le plus intime peut communiquer avec le champ social.
Une quinzaine de philosophes parmi les plus importants se sont réunis à Londres, en mars 2009, pour une conférence organisée à l'initiative d'Alain Badiou et de Slavoj Zizek, intitulée "On the idea of Communism". Par-delà leurs différences spéculatives et politiques, tous y ont affirmé leur attachement inentamé au mot et à l'Idée du "communisme". Seul mot, seule idée à pouvoir selon eux désigner et penser les conditions d'une "alternative globale à la domination du capitalo-parlementarisme" (A. Badiou), d'une "réforme radicale de la structure même de la démocratie représentative" (S. Zizek). Le présent volume réunit la totalité des interventions prononcées à l'occasion de cette conférence, qui connut un succès considérable.
Alain Gauthier enseigne la sociologie à Paris-Dauphine. Il est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages dont: L'impact de l'image (L'Harmattan, 1993); Du visible au visuel (PUF, 1996); Désastre politique (Lignes & Manifeste, 2003) et L'art de ne pas se souvenir (Sens & Tonka, 2006).
Deux philosophes que tout semble opposer (l'âge, l'histoire, l'engagement) dialoguent. Raymond Aron vient de faire paraître Les Etapes de la pensée sociologique. C'est sur ce livre que devait porter l'entretien radiophonique diffusé le 8 mai 1967. Or c'est au contraire autour de l'ouvrage que vient de publier Michel Foucault, Les Mots et les Choses, que s'organise une conversation où les points d'accord apparaissent plus nombreux que l'on n'aurait pu le penser d'abord. Transcription inédite, suivie d'une analyse de Jean-François Bert. . . Jean-François Bert est sociologue. Ses principaux travaux portent sur l'histoire de la sociologie et de l'anthropologie et sur l'édition militante des années 1960 et 1970.
La mode a fait de l'inauthentique l'espace de ses expérimentations. Lorsqu'ils véhiculent les codes de la frivolité, créateurs et top-modèles le font en conscience, et se posent en sujets d'énonciation à part entière. L'examen du "phénomène de mode" fait apparaître la relation étroite qu'il entretient avec les motifs fondamentaux de la représentation occidentale : un platonisme "hétérodoxe" et une "inversion paradoxale de l'incarnation", entendue en son sens religieux.