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Le registre
Gstrein Norbert
GALLIMARD
21,70 €
Épuisé
EAN :9782070732081
Dans l'Autriche d'aujourd'hui, deux frères, Vinzenz et Moritz, se retrouvent chez leur soeur Kreszens pour aller le lendemain au mariage de Magda, l'amie d'enfance dont ils ont tous deux été amants. Vinzenz a fait une brillante carrière dans le ski de compétition et a mené une vie de play-boy, pour tenir ensuite un bar qui a fait faillite. Moritz a été un brillant jeune mathématicien (séjour en Californie, congrès, publications) et végète tranquillement dans une université autrichienne. Tous deux sont un peu alcooliques, comme leur soeur. Ces retrouvailles familiales (et la perspective de revoir Magda) déclenchent le travail du souvenir. Ce travail se fait tantôt par flashs, tantôt par narration classique, et se caractérise par l'interchangeabilité des deux frères, si différents que soient leurs vies. A la fois complices (face à un père original, coléreux et désabusé), rivaux (auprès de Magda) et foncièrement semblables dans leur trajectoire vers la médiocrité, Vinzenz et Moritz évoquent leurs vies parallèles, tout le roman familial, toute une jeunesse, toute une époque, et font les comptes. Déjà leur père tenait un "registre" de ce qu'il dépensait pour eux tout en travaillant pendant des années à un livre...
Résumé : Que savons-nous vraiment de nos proches ? C'est la question que se pose Anton, professeur de lettres et d'histoire, en voyant une photo un peu floue dans le journal local où il croit reconnaître un de ses anciens élèves. L'homme serait impliqué dans une affaire d'alerte à la bombe. Anton s'interroge, et se remémore le jeune et brillant Daniel. Le lycéen avec qui il avait noué une relation très particulière pendant tout un été, dix ans plus tôt, aurait-il pu devenir un dangereux terroriste ? Daniel était un élève avide de conseils de lecture, et Anton prenait plaisir à lui prêter des livres, puis à l'inviter chez lui dans une petite propriété qu'il possède au bord de la rivière. Dans ce lieu idyllique en dehors de la ville, la littérature et le théâtre, mais aussi la religion, leur offraient des sujets de discussion infinis. Dix ans plus tard, Anton ne retrouve aucune trace de Daniel. Il se souvient alors de ces moments un peu hors du temps, pleinement heureux, et repense à la signification de cette amitié inhabituelle, aussi bien pour son ancien élève que pour lui-même. Dans une narration très dense et subtile, au charme mélancolique mais non dénuée de suspense, l'auteur autrichien nous plonge dans l'âme d'un homme en quête de sa propre vérité et nous offre un roman d'une puissance d'évocation exceptionnelle.
Résumé : Qui était Hirschfelder, cet écrivain secret et quasi mythique dont la grande ?uvre, intitulée Les années d'Angleterre, n'a finalement jamais vu le jour ? Jeune Juif autrichien réfugié à Londres en 1939, il a été interné en 1940 dans l'île de Man, en compagnie d'autres Allemands suspects, et après la guerre il est resté là-bas, jusqu'à sa mort. Une jeune psychiatre viennoise, en vacances en Grande-Bretagne, retrouve des traces de Hirschfelder, se rend là où il a vécu, et rencontre l'une après l'autre les femmes à qui il a été lié. Elles sont quatre, et chacune fait de lui un portrait différent. A la lumière de ces entretiens, qu'elle note et qu'elle complète par des recherches, des visites et des promenades, la psychiatre reconstitue quelques journées cruciales dans la vie de Hirschfelder, dont elle rédige le récit en s'adressant à lui à la deuxième personne. Elle finit par découvrir qui était Hirschfelder, et qui il n'était pas.
Le jeune Franz aide souvent ses parents lors des réceptions organisées à l'auberge familiale, dans le Tyrol. Quand une jeune femme est retrouvée morte le lendemain de son mariage, près de l'établissement, Franz est interrogé en tant que témoin, mais l'affaire restera non-élucidée. Quelques années plus tard, Franz s'exile aux Etats-Unis et devient moniteur de ski. Dans sa mémoire, la mort de cette femme - qu'il avait prise en photo - s'agrège à un autre incident qu'il ne parvient pas à oublier, car c'est au même endroit qu'il avait volé un baiser à une très jeune fille. Les saisons passent, Franz vit chichement en donnant des leçons de ski, notamment à un professeur d'origine tchèque qui revient tous les hivers dans cette station du Colorado. Lorsque ce dernier meurt lors d'un accident de ski, dans des conditions suspectes, une enquête est ouverte. Des rumeurs de scandale sexuel circulent. Franz est mal à l'aise. Une blessure au genou fait le reste : il rentre en Autriche. A peine revenu chez son frère dans le Tyrol, il découvre qu'un policier a repris l'enquête sur la mort, survenue 12 ans plus tôt, de la jeune mariée, et qu'il fait désormais partie des suspects. Sa tranquillité est tout autant perturbée par le souvenir obsédant de l'adolescente qu'il avait embrassée contre son gré ... Norbert Gstrein se sert habilement des mécanismes empruntés au polar pour amener le lecteur au coeur d'une réflexion très contemporaine et complexe sur la sexualité. Les abus commis ou subis par les différents protagonistes, la question du consentement, celle du rapport entre désir et violence - tout cela est enchâssé dans une intrigue à rebondissements multiples. Quand j'étais jeune apporte ainsi un renversement des perspectives des plus intéressants, le tout porté par une narration très maîtrisée. Traduit de l'allemand par Olivier Le Lay
Résumé : Deux policiers viennent arrêter Jakob, dans l'auberge tenue par sa famille dans un village de montagne, en Autriche. C'est sa famille qui, pendant les deux heures qu'ils restent, répond aux questions qu'ils posent et qu'elle se pose sur Jakob : "nous" parle de "lui", lui qui était l'un de nous, un enfant du village qui s'est peu à peu marginalisé et exclu du village. Mais la lente déchéance du jeune homme correspond à l'aliénation du village lui-même, qui s'asservit avec rancoeur aux clients allemands venus y pratiquer les "sports d'hiver" à bas prix. Jakob a vécu tout cela avec un dégoût lucide qui transparaît dans les récits familiaux, et qui l'a progressivement isolé jusqu'à en faire une sorte de victime expiatoire. Le récit de cette double pathologie, individuelle et collective, est à la fois le roman d'une vie et la chronique d'une commune, et il est doublement exemplaire. Dans une langue d'une vigueur et d'une rigueur étonnantes, ce récit a d'emblée situé son jeune auteur au premier rang des successeurs de Thomas Bernhard.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.