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HISTOIRE DE MEXICO
GRUZINSKI SERGE
FAYARD
27,95 €
Épuisé
EAN :9782213594378
L'histoire de Mexico est prodigieuse, à l'image de la Vierge de la Guadalupe qui protège la ville. C'est que les cartes du temps, les hommes et les cultures n'ont cessé de s'y mêler. Autrefois indienne, naguère espagnole, demain ville de science-fiction, elle exhume en grande pompe les ruines du Templo Mayor et ressuscite la poétesse Juana Inès de la Cruz en restaurant le cloître de San Jerónimo. Dans les années 1920, quand s'élèvent les premiers gratte-ciel, l'art, le cinéma et la révolution s'y donnent rendez-vous. Eisenstein découvre la terre de Zapata et fait partager sa passion dans Que viva México. Trotski se réfugie dans la Maison Bleue où Frida Kahlo séduit André Breton et Graham Greene admire sur les murales les maîtres d'école ruraux vêtus de blanc aux visages d'apôtres. La mégalopole d'aujourd'hui a englouti l'âme de cette époque exaltée, tout comme le libéralisme au XIXe siècle et le goût des affaires avaient fait disparaître la cité baroque dont les fastes émerveillaient les Européens. Artistes, savants, comédiens, aventuriers affluaient depuis longtemps dans cette Venise américaine où les attendait un autre monde. Découvrant les plaisirs de l'exotisme, ils se promenaient sur l'Alameda où, côte à côte, esclaves maures et belles mulâtresses, nobles et bourgeois dégustaient le chocolat, l'atole et les tamales. " La ville donne l'impression qu'elle va devenir la plus populeuse du monde ", écrivait un marchand anglais en 1555. Déjà, la capitale aztèque où habitaient les maîtres de la Terre était précipitée dans l'orbite occidentale. Mais la ville indienne continuerait de battre au coeur de la ville européenne, nous rappelant que l'histoire est faite de métissages. Et là sera notre cité Mexico-Tenochtitlán, là où glatit l'aigle, là où il se déploie et mange, là où bondissent les poissons, la où gronde le serpent, et il s'y fera de grandes choses. Chronique mexicaine, fin XVIe siècle Des hommes et des femmes de couleurs et de métiers différents, différents par leurs langues et leurs nations ; et parfois leurs lois et leurs opinions. Et tous, à force de détours et de raccourcis, dans la grande cité disparaissent tels des géants mués en pygmées. Balbuena, 1604 Là-bas, à Mexico, vous avez beaucoup de choses à manger et à boire, vous pouvez vous amuser et vous promener, parce que là-bas il y a de tout et l'on gagne mieux. Un Indien Mazahua, 1960 " Compro, luego existo. " [J'achète, donc je suis. ] G. Loaeza, 1992 Là-bas au tréfonds de la vieille enfance, il y avait des arbres... Il n'en est rien resté. Même dans la mémoire les ruines font place à de nouvelles ruines. J. E. Pacheco, 1980 Nous mélangeons le tepache avec un petit pulque avec un peu d'anis et un petit mezcal, et on finit derrière le comptoir. Groupe Maldita Vecindad, 1994 Serge Gruzinski est directeur de recherche au CNRS et directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales. Il est l'un des meilleurs spécialistes du Mexique et a écrit avec Carmen Bernand une Histoire du Nouveau Monde (Fayard, t. I, De la découverte à la conquête, 1991 ; t. II, Les Métissages, 1993).
Transformation de la mémoire indigène, diffusion du surnaturel européen, introduction de l'écriture alphabétique n'empêchent pas les survivances telles que la transmission orale et la pictographie, la réinterprétation du passé. Sans s'enfermer dans une théorie préconçue, en utilisant un énorme matériel neuf, l'auteur donne un brillant exemple d'histoire des mentalités et fait une remarquable percée dans la connaissance du mexique colonial.
Résumé : Le métis avec qui Serge Gruzinski dialogue par-delà les siècles est l'exact contemporain de Montaigne. Fils d'un conquistador et d'une Indienne, il est devenu à la fois interprète et homme d'affaires. Il a pris le temps de répondre au vaste questionnaire lancé par la couronne espagnole pour connaître ses nouveaux territoires. Avec un visible plaisir, il s'improvise tour à tour historien et journaliste : il évoque l'histoire de son pays, parle de ses traditions et de ses croyances tout autant que de ses inquiétudes sur le présent, même si il n'adhère pas à l'idée alors commune que la fin du monde est proche. Ce document exceptionnel est un témoignage de première main sur la construction de la première société coloniale des temps modernes le Mexique mais aussi sur l'essor de la mondialisation ibérique. Serge Gruzinski y puise la matière d'un vrai dialogue, posant à cet homme de la Renaissance des questions que chacun affronte aujourd'hui : quels repères se forger quand tout change autour de soi et que le passé sombre dans l'oubli ? Comment s'adapter à un monde qui se globalise ? Historien de renommée internationale, Serge Gruzinski enseigne l'histoire en France (EHESS), aux Etats-Unis (Princeton) et au Brésil (université du Para, Belem). Il est spécialiste de la mondialisation ibérique au xvie siècle et l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels Les Quatre Parties du monde : histoire d'une mondialisation (La Martinière, 2004), La Pensée métisse (Fayard-Pluriel, 2012), L'Aigle et le Dragon (Fayard, 2012), L'Histoire pour quoi faire ? (Fayard, 2015) ou encore La Machine à remonter le temps (Fayard, 2017).
Résumé : A l'échelle du globe, qu'est-ce qui circule, ou ne circule pas, entre les cultures ? Nous en faisons l'expérience à travers la mondialisation : nous vivons dans le flux immédiat des nouvelles du monde, cependant que, paradoxalement, nos vieilles façons de sentir persistent. Le démantèlement progressif d'univers cloisonnés n'est pas nouveau et il a notamment connu une prodigieuse accélération à l'orée des Temps modernes. On en trouve ici une illustration dans la confrontation de deux textes quasi contemporains : une chronique du Nouveau Monde rédigée à Istanbul en 1580, et un Répertoire des temps écrit à Mexico en 1606, qui s'attarde longuement sur l'Empire des Turcs. Pourquoi et comment les Turcs étaient-ils en mesure d'en savoir autant sur l'Amérique ? Pourquoi les lecteurs de Mexico se posaient-ils des questions sur les Ottomans ? Pratiquant l'art du montage cinématographique, Serge Gruzinski fait dialoguer ces textes pour souligner les singularités de deux visions, celle de l'islam et celle de l'Amérique, déjà attentives l'une à l'autre et pourtant irréductiblement différentes. Avec, à l'horizon, une question : que voulait dire " penser le monde " à la fin de la Renaissance ?
Directeur de recherche au CNRS et directeur d?études à l?EHESS, Serge Gruzinski a publié de nombreux ouvrages sur le Nouveau Monde, dont, avec Carmen Bernand, l?Histoire du Nouveau Monde (tome 1: De la découverte à la conquête; tome 2: Les Métissages). Il est aussi l?auteur de l?Histoire de Mexico. Le métissage explose sous nos yeux. Toutes sortes de migrations, de circulations et d'échanges économiques favorisent son développement. L?incroyable essor de ce phénomène soulève des interrogations sur la pérennité des cultures et leur façon d?évoluer. Serge Gruzinski propose des modèles historiques pour analyser la situation nouvelle créée par la mondialisation. Il nous plonge dans le Mexique du XVIe siècle, quand les Espagnols et les « Indiens » se rencontrèrent pour la première fois. À travers les chants, les fresques ou les récits, il montre comment les cultures se mêlent et finissent par devenir indissociables. Ainsi émerge une « pensée métisse » dont Serge Gruzinski entreprend une magistrale exploration. En passant des sierras du Mexique à la Florence des Médicis, des films de Peter Greenaway au cinéma de Hong Kong, son livre démontre que la circulation, par-delà les frontières, des idées, des arts et des manières d?être est un formidable ressort de créativité.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
La Revue Blanche, dont l'aventure n'a guère duré plus de dix ans, a joué en France un rôle-charnière essentiel. La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du Lycée Condorcet, la Revue Blanche devient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistes comme Fénéon, Mirbeau ; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy ; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé. En témoignent ses campagnes dénonçant le génocide arménien, les dérives coloniales, la barbarie des interventions, européenne en Chine, anglaise en Afrique du Sud, et la diffusion des pamphlets de Tolstoï, Thoreau, Nietzsche, Stirner... Elle promeut les peintres Nabis, les Néo-impressionnistes et l'Art nouveau, anticipe le fauvisme, le futurisme et les arts premiers. Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Hermann-Paul, Cappiello illustrent les articles de la revue et les ouvrages publiés par ses Editions. Après avoir soutenu fidèlement Mallarmé, la Revue Blanche accueille Proust, Gide, Claudel, Jary, Apollinaire qui y débutent, tandis qu'elle édite une nouvelle traduction des Mille et une nuits et Quo Vadis, le premier best-seller du siècle. Elle salue l'innovation dramatique avec Antoine et Lugné-Poe, Ibsen, Strindberg et Tchékhov, sans oublier le triomphe de l'école française de musique avec Debussy. Humour et esprit de fête, liberté, engagement et créativité, pacifisme, laïcité, mondialisation sont les valeurs promues par cette génération emportée dans le sillage de la Revue Blanche. Cet ouvrage illustré et nourri de nombreuses citations décrypte l'histoire de cette avant-garde, nous familiarise avec ses membres, ses réseaux, ses utopies et ses réalisations. Il donne la mesure de l'étape majeure alors franchie par la société française vers le modèle culturel et politique qui est le sien aujourd'hui. . . Paul-Henri Bourrelier ; ingénieur général au corps des mines a dirigé plusieurs établissements publics. Chargé d'inspections aux ministères de l'industrie et de l'Ecologie et de missions de coopération internationales, il anime actuellement l'Association Française pour la prévention des catastrophes naturelles, et un programme d'économie d'énergies en Chine. Il a également fait des communications sur Mirbeau, Lorrain et l'affaire Dreyfus.