Ce sont des personnages traversés par l'histoire et par leurs petites histoires. Ce sont des hommes et des femmes face aux tracas du quotidien et aux angoisses de la condition humaine. C'est un petit monde qui a des raisons de pleurer et qui trouve motif d'en rire. Ils s'appellent maman, papa, Barbara, Angèle, Jacqueline, Dominique, Antoine, Louise... Ils sont sur scène; vous devriez les reconnaître: ils parlent de vous. Après une présentation de ces trois oeuvres écrites dans la dernière décennie du XXe siècle, l'accompagnement critique fait se succéder, pour chacune d'elles, l'interview du premier metteur en scène de la pièce et celle de l'auteur (Philippe Adrien monte Maman revient pauvre orphelin de Grumberg, Robert Cantarella Inventaires de Minyana, Frédéric Fisbach Les cendres et les lampions de Renaude). Ainsi se répondent les intentions de l'auteur et les partis pris de dramaturgie. Une approche qui permet non seulement de lire du théâtre en classe mais d'en faire. 3 pièces de théâtre (XXe siècle) recommandées pour les classes de lycée. Texte intégral. Objet d'étude: Théâtre, texte et représentation.
Adam et Eve, deux Juifs perdus à Paris, attablés à la terrasse d'un café sur les boulevards, sont absorbés chacun dans leur propre histoire, comme si l'un et l'autre pouvaient avoir des pensées que l'autre ignorât. 2 femmes, 4 hommes / 1 h 30
Maman revient pauvre orphelin. A la faveur d'une intervention chirurgicale, le pauvre orphelin voit défiler les différentes étapes de sa vie. 1 homme / 30 min Hiroshima commémoration (reality-show). Une bonne soeur japonaise rencontre un vétéran de l'armée américaine à l'occasion de la commémoration de la bombe sur Hiroshima... 3 hommes, 2 femmes / 15 min Nagasaki commémoration. Dans un libre-service du nom de son propriétaire japonais, Nagasaki, un homme armé fait irruption... 4 hommes / 15 min Commémoration des commémorations. Parodie des séries américaines à la télévision... 1 homme, 1 femme, 1 petite fille, la télé / 15 min A qui perd gagne. Jeu télévisé en "direct live" de la finale du championnat national du malheur féminin. 3 hommes, 2 femmes / 30 min
Sortie de théâtre : tentative de récupération de répliques glanées dans la bouche même des spectateurs sortant du Théâtre du Vieux-Colombier. Une vie de "On" : récit autobiographique a la troisième personne. Un nouveau Job : Job est alité sur sa paillasse. Un ange lui rend visite. Bon Saint Etienne, priez pour nous... : rencontres autour d'une cabine téléphonique, puis violence dans la rue. Prions. Mystère de Noël et du Jour de l'an : la femme est sur le point d'accoucher. Joseph, dans le vent et la neige, l'amène jusqu'à l'hôtel cinq-étoiles, la nuit du 31. Avec légèreté et drôlerie, ces courtes pièces malmènent les hommes et leurs croyances.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.