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Le style populiste
GROUPE D'ETUDES GEOP
AMSTERDAM
15,00 €
Épuisé
EAN :9782354801953
La notion de "populisme" occupe une place prépondérante dans le débat public contemporain ; or rien ne semble plus compliqué que de déterminer ce qu'elle recouvre. Les développements historiques récents, de part et d'autre de l'Atlantique, on donné lieu à une multiplication des discours visant à doter d'attributs fondamentaux et de causes linéaires un phénomène politique profondément hétérogène, démarche qui, bien souvent, réduit ce dernier à une série de figures politiques ("les" populistes). Mais cela revient à occulter les éléments discursifs que ces dernières partagent en réalité avec nombre d'acteurs qui affirment s'y opposer, ainsi que les ressorts profonds de ce caractère transversal. Pour sortir d'une telle impasse, le présent ouvrage met l'accent sur le concept de style : sur la ressemblance, le flux et le devenir, plutôt que sur l'essence, la stabilité et l'attribut. Ainsi envisagé, le populisme apparaît avant tout comme une méthode, née d'une instabilité profonde de la reproduction des élites et des systèmes politiques, qui permet de prendre le pouvoir et de l'exercer dans une conjoncture où le moment de sa conquête et celui de sa perte semblent toujours plus rapprochés.
Résumé : Les polémiques récurrentes autour de la question de la nationalité témoignent de l'intensité des enjeux politiques et idéologiques sous-jacents. Sur fond de référence à l'" identité nationale ", on a assisté entre 2002 et 2012 à un durcissement croissant des conditions d'accès à la nationalité française qui s'est traduit, au cours des dernières années, par une chute importante du nombre de naturalisations. Les obstacles rencontrés par les étrangers qui souhaitent devenir français ne sont évidemment pas sans lien avec une politique d'immigration tout entière axée sur la " maîtrise des flux ". Si le gouvernement sorti des urnes en 2012 s'est engagé à revenir à une conception plus ouverte de la nationalité française, la législation est restée la même et les pratiques n'ont été modifiées qu'à la marge. Malgré les enjeux soulevés par les questions de nationalité, les règles qui régissent l'attribution et l'acquisition de la nationalité française restent mal connues. Cet ouvrage s'assigne donc un double objectif : offrir à tous une information claire et accessible sur une question cruciale qui ne doit pas demeurer le monopole des spécialistes, notamment des juristes ; permettre aux personnes directement concernées d'avoir une vue précise de leur situation au regard de la nationalité française et les informer sur les conditions dans lesquelles elles peuvent acquérir - ou, le cas échéant, perdre - cette nationalité.
1515 et 1914, dates emblématiques de la bataille de Marignan et de la Première Guerre mondiale, ont fait l'objet de nombreuses commémorations. Dans ce contexte, l'évocation de ces conflits en classe est particulièrement émotionnelle : les élèves peuvent être frappés non seulement par la dimension tragique de ces événements, mais aussi par leurs échos dans l'actualité. Comment, dès lors, enseigner les passés traumatiques liés aux guerres ? Doivent-ils être oubliés, réduits à une date à mémoriser, mobilisés dans un processus commémoratif officiel, ou traités selon une heuristique historienne adaptée à l'école ? Le dossier "Guerre et paix : enjeux éducatifs" de ce numéro de Didactica Historica apporte des réponses éclairantes, nourries de la recherche historique et didactique, à ces questions.
Résumé : Ce guide, à jour des deux dernières réformes législatives importantes ? la loi du 29 juillet 2015 sur l'asile et la loi du 7 mars 2016 sur le droit des étrangers, vise à offrir une information claire et accessible sur l'état de la réglementation en vigueur, particulièrement touffue et complexe. Le guide de l'entrée et du séjour des étrangers en France fait le point sur les conditions d'entrée sur le territoire français, la délivrance des cartes de séjour, l'accès au travail, l'asile, les différentes formes d'éloignement... Il passe en revue les diverses situations dans lesquelles peut se trouver une personne étrangère, selon qu'elle souhaite entrer et séjourner en France comme visiteur, étudiant, travailleur, demandeur d'asile, ou encore au titre de ses liens familiaux. Il contient également des informations concrètes sur les pratiques administratives, quelques mises en garde et des conseils utiles sur la façon de présenter des demandes à l'administration et, le cas échéant, de contester ses décisions devant un juge. Outil nécessaire aux juristes, aux travailleurs sociaux, aux membres des associations et des syndicats qui ont à conseiller et appuyer les étrangers dans leurs démarches, ce guide permettra aussi à ces derniers de mieux connaître leurs droits et, donc, de mieux les défendre.
Ce guide, à jour des toutes dernières réformes introduites par la "loi Sarkozy II" de 2006, vise à offrir une information claire et accessible sur l'état de la réglementation en vigueur, particulièrement touffue et complexe. "Le Guide de l'entrée et du séjour des étrangers en France" fait le point sur les conditions d'entrée sur le territoire français, la délivrance des cartes de séjour, l'accès au travail, l'expulsion, la reconduite à la frontière et les autres formes d'éloignement... Il passe en revue les différentes situations dans lesquelles peut se trouver un étranger, selon qu'il souhaite entrer et séjourner en France comme visiteur, comme étudiant, comme travailleur, comme demandeur d'asile, ou encore au titre du regroupement familial. Il contient également des informations concrètes sur les pratiques administratives ainsi que des conseils utiles sur la façon de présenter ses demandes à l'administration et sur les précautions à prendre. Outil nécessaire aux juristes, aux travailleurs sociaux, aux membres des associations et des syndicats qui ont à conseiller et appuyer les étrangers dans leurs démarches, ce guide permettra aussi à ces derniers de mieux connaître leurs droits et, donc, de mieux les défendre.
L'objectif ici poursuivi est de reproblématiser la pensée de Spinoza en la prenant, non de front et dans son envergure manifeste, mais en quelque sorte par la bande, grâce au biais que fournit un point crucial, l'alternative entre sagesse et ignorance, où se croisent sans se confondre un certain nombre d'enjeux fondamentaux qui concernent l'ontologie, l'éthique et la politique. Cela conduit à s'intéresser à des notions comme celles de "don" et d'"ingenium", que Spinoza emploie sans les thématiser mais qui jouent un rôle non négligeable dans le déroulement de sa réflexion. Réfléchir sur l'usage de ces notions permet de projeter sur la doctrine de Spinoza une lumière transversale, qui en fait ressortir certains aspects à première vue inattendus. Sont ainsi mis en relief des enjeux de pensée et des problèmes qu'un abord plus structuré et plus englobant, unifiant et synthétique de la philosophie élaborée par Spinoza tendrait à minorer ou à rejeter, alors que, s'ils n'y détiennent effectivement qu'une position latérale, ils y font saillie, ils surprennent, ils interpellent : par là ils stimulent la réflexion, ce qui justifie qu'on s'emploie à fixer sur eux l'attention.
La Révolution française a été taraudée par une question : comment transmettre l'événement inouï aux générations qui ne l'auront pas vécu ? Les révolutionnaires ont alors cherché à inventer des institutions civiles qui permettraient d'entretenir le souvenir, mais surtout une tenue, une manière révolutionnaire d'être au monde. Cette question, ces institutions, les lieux et les pratiques qu'elles ont fait surgir, sont autant de laboratoires sociaux sensibles pour comprendre comment l'événement depuis 1789 a été régulièrement réinvesti mais aussi dénié, renié, travesti, désinvesti, au point de devenir une sorte de "trésor perdu" pour des héritiers sans testament. La Restauration, les années 1830-1848, le Second Empire, la Commune de Paris, la Troisième République, le début du XXe siècle socialiste, les années sombres, ont métabolisé cette séquence brève dans de grandes discontinuités. Et les affrontements mortifères ont perduré de la Seconde Guerre mondiale à aujourd'hui. Loin d'une signalétique ambiguë faite de bonnets phrygiens, de bastilles à prendre et autres constituantes, ce livre invite à ne rien imiter mais aussi à ne rien négliger d'une histoire qui n'a pas été seulement libérale, d'une transmission qui n'a pas été seulement historiographique. Il invite, plus simplement, à retrouver la Révolution comme référence émancipatrice.
A partir des années 1980, l'idée s'est peu à peu imposée : le clivage politique fondamental ne serait pas de nature idéologique - opposant le capitalisme au socialisme - mais civilisationnel. Cette conception, formulée notamment par Samuel Huntington, divise le champ politique entre d'un côté les tenants d'une vision sécularisée des rapports entre les hommes et les sociétés - "l'Occident" -, et de l'autre les défenseurs d'une conception religieuse ou "indigène" . Or de manière paradoxale, elle semble également s'être imposée au sein de courants intellectuels et politiques qui, considérant que l'accroissement de la domination de l'homme sur la nature est indissociable de celle de l'homme sur l'homme, érigent la pratique indigène en figure principale de l'opposition à la logique du capitalisme. Mais la perpétuation de la guerre et de la servitude dans l'histoire de l'humanité procède-t-elle vraiment de la diffusion des appareils conceptuels produits par l'Occident ? Etudiant les déterminants des trois mouvements historiques que sont le développement du capitalisme, la colonisation des Amériques et la traite atlantique, Ivan Segré montre qu'il n'en est rien, et que seul le recours à des facteurs d'un autre ordre - les comportements économiques prédateurs et la xénophobie - rend intelligible le cours de l'histoire.
En ce début de XXIe siècle, vingt ans après la chute des vieilles bastilles, à Berlin puis en Afrique du Sud, des murs sont construits frénétiquement aux quatre coins du monde: en Palestine, entre le Mexique et les Etats-Unis, l'Inde et le Pakistan, l'Arabie Saoudite et l'Irak, l'Afrique du Sud et le Zimbabwe, la Thaïlande et la Malaisie, l'Ouzbékistan et la Kirghizie... Sans compter tous les murs intérieurs, gated communities et autres checkpoints qui partitionnent et régulent les espaces nationaux. Alors que le XXe siècle avait prétendu se clore sur la promesse d'une ère d'échanges et de prospérité, des tensions nouvelles sont apparues, entre la fermeture et l'ouverture, l'universalisation et la stratification. Et ce monde qui se pensait en termes de flux et de circulations n'a depuis cessé de mettre en place des filtres et des dispositifs, largement dématérialisés, de surveillance et de contrôle. Dans ce contexte, que peuvent bien signifier ces murs terriblement concrets, d'acier et de béton, grillagés ou couverts de barbelés, sortes de survivances d'un autre âge? S'ils se révèlent largement inefficaces sur le plan fonctionnel, leur pouvoir discursif, symbolique et théâtral est incontestable: ils fonctionnent comme les icônes d'un pouvoir souverain et d'une nation préservée. Mais là où l'interprétation dominante en déduit que ces murs sont les symptômes d'États-nations renforcés, Wendy Brown y décèle au contraire un déclin avancé de la souveraineté étatique. Et selon elle, celle-ci se redistribue au profit d'autres entités désormais plus puissantes: le capital et la religion.