Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'Etat moralisateur. Regard interdisciplinaire sur les liens contemporains entre la morale et l'acti
Groulier Cédric ; Chevallier Jacques
MARE MARTIN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782849341599
Moraliser constituerait-il le nouveau credo des responsables politiques ? Qu'ils prétendent humaniser le monde de la finance ou décrètent un "choc de moralisation" de la vie publique, ils professent aujourd'hui volontiers la vertu. L'idée du bien et du mal constitue du reste le ressort de nombreuses politiques de prévention qui cherchent à favoriser les bonnes habitudes alimentaires, les bons gestes, les bonnes pratiques... et stigmatisent les conduites à risques. Certes, la morale a pu de tout temps inspirer l'action publique, mais le phénomène a pris un relief significatif ces dernières années, au point qu'émerge une figure d'Etat moralisateur. Qu'elle se manifeste ouvertement ou de manière plus souterraine, cette moralisation emprunte des vecteurs variés, allant de la contrainte juridique directe à des formes de normativité plus douces, reposant sur l'intériorisation individuelle des valeurs promues : recommandations, codes de bonne conduite, chartes d'éthique... Ce phénomène conduit inévitablement à s'interroger sur les raisons qui portent l'Etat à jouer ce rôle de "donneur de leçons".
Grollier Bernard ; Vaisse Christian ; Carayol René
Il y a le bleu du ciel, et celui de la mer. La pureté de l'air, certains matins d'hiver. La lumière tamisée par la brume et les feuilles des tamarins, là-haut sur la montagne. L'ombrage des filaos, dans les coulisses de la plage, derrière la scène du lagon noyé de soleil. Les herbes fauves de la savane, au couchant, devant la côte sous-le-vent... Ici, partout souffle la beauté. La nature réunionnaise inspire. La Réunion fut d'ailleurs baptisée "l'île des poètes". Ses montagnes et son volcan sont aujourd'hui inscrits au Patrimoine mondial.
Entre savoir empirique et discipline scientifique, la légistique poursuit une ambition pratique : améliorer la qualité formelle et matérielle du droit. La mise en oeuvre effective des préceptes du "mieux légiférer" ne va toutefois pas de soi. Elle suppose un travail de pédagogie et d'apprentissage des concepteurs et rédacteurs des textes normatifs, qui en pratique ne sont pas tous juristes. En dépit de ces enjeux, la formation coordonnée à la légistique n'est apparue qu'assez récemment au niveau national, européen et même international. Le présent ouvrage explore ce champ de la formation au mieux légiférer en réunissant témoignages institutionnels et regards académiques. Qui est formé à la légistique ? Qui sont les formateurs et où dispense-t-on ces formations ? Quels en sont les contenus et les outils ? Que nous apprend la comparaison des expériences nationales et européennes en la matière ? En répondant à ces questions, l'ouvrage révèle la diversité des pratiques de cette pédagogie juridique singulière. Les regards et témoignages portés sur la formation à la légistique font apparaître d'intéressantes convergences dans l'approche, les méthodes et les outils de formation. Cette forme d'apprentissage mobilise différents savoirs, juridiques certes, mois aussi issus des sciences sociales, et s'appuie sur des savoir-faire. Elle interroge dès lors sur la façon dont l'enseignement juridique universitaire intègre la demande sociale d'amélioration de la qualité normative. Alors que les outils de la légistique sont aujourd'hui très développés, les formations en ce domaine (académiques ou professionnelles) restent encore confidentielles. De telles formations revêtent pourtant d'importants enjeux pour la fabrique gouvernementale et parlementaire de la loi. Elles contribuent à une qualité renforcée de l'élaboration et de la rédaction des textes normatifs. Or, cette qualité s'avère essentielle à la sécurité juridique, et donc à la protection effective des droits fondamentaux. De telles formations favorisent également un meilleur suivi de la mise en oeuvre des textes, en sensibilisant les personnels formés à l'évaluation ex ante et ex post. La formation à la légistique s'affirme comme le levier d'une "nouvelle culture normative", portant ou traduisant une conception de la qualité du droit autant que du droit lui-même.
Fondé sur les règles 2014 de l'instruction M21, cet ouvrage présente les outils les plus récents de l'analyse et de la gestion financières adaptés aux établissements sanitaires et sociaux soumis à l'EPRD. Sa démarche pédagogique progressive, mêlant textes officiels et exemples concrets, propose aux gestionnaires un objectif double : l'analyse financière (évaluation) menée de façon diagnostique pour déterminer quelle est la situation de l'établissement et comment elle évolue ; la gestion financière (pilotage) afin d'adapter les évolutions futures au diagnostic financier qui vient d'être réalisé. Ce double objectif nécessite que soit présentée, dans une première partie, la contrainte exogène constituée par le financement des établissements de santé et que soit décrite avec précision, dans une deuxième partie, la comptabilité hospitalière qui forme la source fondamentale des informations financières utilisées.
Résumé : De plus en plus, le monde médical se doit d'être sensibilisé à l'impact économique de ses décisions. Au sein de l'hôpital public, cette obligation concerne d'abord les chefs de pôle à qui la loi confie désormais d'importantes responsabilités de gestion. Cet ouvrage présente des outils et démarches visant à améliorer les performances de gestion des établissements de santé. Loin de nuire à la qualité de l'accueil et des soins prodigués aux patients, la poursuite de cet objectif va de pair avec l'amélioration de la qualité du service rendu. Après une partie introductive rappelant l'évolution du financement des hôpitaux en France, l'auteur expose les fondamentaux concernant l'application des techniques quantitatives de gestion dans le domaine hospitalier, avant de développer les principaux outils de recherche d'efficience médico-économique dans le cadre de la gestion d'un pôle.
Le Dictionnaire des Scultprices synthétise des années de recherches minutieuses : explorations des archives publiques ; dépouillements systématiques de livrets de Salons, de dictionnaires d'artistes pour divers pays et de catalogues d'expositions ; lectures de mémoires ou de correspondances d'artistes, d'articles de critiques ou de travaux universitaires. La forme du dictionnaire a été choisie afin de réunir le maximum d'informations sur chaque artiste et cela de la manière la plus factuelle possible en des notices biographiques suivies de la mention des salons et de la liste des oeuvres dans les collections publiques ; toutes informations très concentrées, souvent inédites, utiles aux chercheurs, aux collectionneurs ou aux professionnels du marché de l'art. Avec plus de 3 500 notices, cet ouvrage répertorie les artistes ayant étudié, travaillé et exposé en France de 1550 à 2000. Toutes les nationalités y sont représentées.
C'est au tournant des années 1960 et 1970 qu'apparaissent dans les stades d'Italie des banderoles aux dénominations singulières : Commandos, Fossa, Ultras ou encore Brigate. Derrières celles-ci se regroupent des adolescents qui soutiennent activement leurs équipes respectives. C'est une nouvelle manière d'envisager le rôle du tifoso qui émerge. Les ultras, des supporters jusqu'au-boutiste, s'approprient un espace, créent des normes, se façonnent un rôle. Les tribunes qu'ils occupent sont le lieu de véritables spectacles colorés qui se déroulent en concomitance de l'évènement sportif. Ce mouvement connaît une évolution qui reflète celle de la société italienne. Il est étroitement lié à l'histoire contemporaine de la péninsule mais aussi à celle de la jeunesse occidentale : de la contestation de 1968 au triomphe de la société de consommation des années 1980, de l'étirement du temps de la construction personnelle au sentiment d'appartenance générationnelle. Cinquante ans après ses débuts, cette culture perpétue et renouvelle son succès auprès des supporters du monde entier. Les formes de sociabilité et les valeurs que le modèle ultras propose restent toujours sollicitées grâce à sa créativité, à son autonomie, à son rejet de la commercialisation du football et à sa critique de la répression étatique.
Frommel Sabine ; Guillaume Jean ; Taglialagamba Sa
Léonard de Vinci a laissé des centaines de dessins d'architecture — la plupart de simples ébauches ou esquisses —, rarement légendés et souvent imbriqués les uns dans les autres. Cette production graphique, qui reflète différentes phases de sa réflexion conceptuelle, représente encore un défi pour l'histoire de l'architecture. Certains de ces dessins concernent des projets concrets et facilement identifiables, mais la majeure partie d'entre eux est dédiée à des recherches spéculatives autour de thèmes qui stimulèrent l'intérêt de l'artiste toscan. Le présent ouvrage se penche également sur les liens directs ou indirects que Léonard avait établis avec ses commanditaires et sur les dynamismes de migration de certains de ses concepts. Ainsi se distinguent le caractère singulier de son imaginaire architectural mais aussi les éléments que le grand maire partageait avec les autres artistes de son temps. Organisé selon des critères à la fois chronologiques et typologiques, le volume se focalise d'abord sur des thèmes spécifiques de la production de Léonard : "l'architecture peinte" (point de départ de son activité ultérieure dans le domaine monumental), l'architecture religieuse et funéraire, les demeures, les restructurations urbaines et les fortifications. L'attention se concentre en outre sur des éléments plus précis comme les escaliers, le langage des ordres ou les créations éphémères. L'un des objectifs est de mieux définir le contexte historique et d'examiner le processus d'assimilation de certaines idées héritées de la Renaissance italienne, notamment pendant son séjour auprès de la cour de François ¡Or à la fin de sa vie. l'ouvrage se propose enfin de questionner la fortune de sa pensée architecturale au sein du vaste panorama que constitue l'art de bâtir des XVe et XVIe siècles. Ce livre s'inscrit dans le cadre des initiatives lancées en 2019 à l'occasion du cinquième centenaire de la mort de Léonard de Vinci et a pour objectif d'alimenter le dialogue interdisciplinaire autour de cette figure-clé de la Renaissance européenne.