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Les juifs dans les manuels scolaires d'histoire en France. Une minorité dans la mémoire nationale
Groulez Michel
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782296547841
En dépit d'une ancienne présence sur le territoire de la France, les Juifs, parmi les diverses populations assemblées dans la construction historique de la nation française, semblent n'avoir pas été, pendant longtemps, considérés comme un élément constitutif du groupe national. L'ouvrage se propose d'examiner cette dissonance entre la mémoire nationale et l'histoire, à travers ce que l'École, pièce essentielle d'un dispositif de transmission, a retenu des Juifs dans l'histoire enseignée depuis plus d'un siècle, et qui se trouve à présent conservé dans les manuels scolaires. Ceux-ci, en effet, sans avoir été conçus pour cet usage, témoignent des termes dans lesquels une société élabore son passé historique et souhaite le transmettre aux générations ultérieures, dans une forme où se mêlent une préoccupation d'éducation civique et une volonté de diffusion de la connaissance. Des débuts de la Troisième République à nos jours, les manuels permettent d'observer quelle sorte de représentation des Juifs la mémoire historique de la France, modelée par une conception puissamment unitaire, a pu élaborer, comment et selon quels mécanismes ces images perdurent, s'effacent ou se modifient. Ces reconfigurations successives montrent alors les Juifs de l'histoire de France, apparemment voués à une sorte de vie fantôme, mais étroitement liés à l'idée même de nation.
Trexler Richard C. ; Le Goff Jacques ; Groulez Mar
Dans l'Evangile selon Matthieu, les mages venus d'Orient guidés par l'éclat d'une étoile, rendent hommage à l'Enfant Jésus, lui offrant de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Avec eux, tout ce que la Terre recèle de somptuosité et de puissance sacrée vient s'incliner devant la faiblesse d'un enfant dont la royauté est infiniment supérieure à la leur. C'est l'Epiphanie, qui fut plus célébrée que Noël, et qui reste une fête majeure. Des premières célébrations dans la chrétienté orientale aux galettes et couronnes d'aujourd'hui, la légende n'a cessé de connaître de multiples interprétations, en passant par ses métamorphoses médiévales et modernes. Dans l'entrelacs des conceptions populaires et des redéfinitions théologiques ou politiques, elle est un extraordinaire révélateur de nos permanences culturelles et de nos évolutions. Sait-on, par exemple, que c'est très tardivement qu'un des mages est figuré en Noir, à l'heure des Grandes Découvertes, quand l'Occident chrétien s'ouvre au monde? que l'Epiphanie a beaucoup servi ensuite dans des versions "métissées"? Il fallait le talent unique de Richard C. Trexler pour nous conter cette histoire captivante, tout en nous en faisant percevoir le sens profond.
Un vieux dicton - une malédiction peut-être- veut que l'on souhaite à son ennemi de devoir écrire un livre. Sept, rajoute George Steiner, comme le temps de la Création, comme le nombre de branches du chandelier. Que ces livres Steiner ait jamais voulu les écrire réellement, peu importera au lecteur. On le croira volontiers dans certains cas, où il n'est pas jusqu'au plan qui ne nous soit exposé. On en doute dans d'autres où le sujet annoncé est prétexte, à la manière de Montaigne, à dériver vers un autre propos, plus autobiographique. En ouverture, la mésaventure du jeune journaliste Steiner qui entreprend de se lancer dans la biographie d'un monstre sacré de la sinologie occidentale, Joseph Needham, l'auteur d'une impressionnante histoire de la science en Chine, inachevée malgré ses huit forts volumes. L'occasion toute trouvée de s'interroger sur ces ?uvres continents qui finissent par n'avoir d'autres fins que de se maintenir en vie, par leur inachèvement. Les ?uvres suscitent souvent des jalousies qui frisent chez certains sujets la démence criminelle, comme le poète Cecco d'Ascoli qui, toute sa vie, se jugea persécuté par la splendeur de Dante. Qu'est-ce que vivre à l'ombre de génies reconnus, quand on n'est soi-même qu'un brillantissime esprit? Nous entrons dans la sphère intime de Steiner, qui parlera tour à tour du sexe dans différentes langues, de son rapport à Israël ou à la culture européenne à travers la crise des humanités au profit des sciences exactes, sans oublier la grande question - celle de ses convictions politiques. Chemin faisant, le lecteur est promené à travers siècles et continents par l'auteur. Si ce dernier n'a pas écrit ces livres, ne serait-ce pas qu'il n'entendait répondre directement à aucune des sept questions?
Esping-Andersen Gosta ; Palier Bruno ; Groulez Mar
Gosta Esping-Anderson est sociologue, spécialiste de l'Etat Providence. Il est actuellement Professeur à l'université Pompeu Fabra de Barcelone. Il a notamment publié Les Trois Mondes de l'Etat-Providence (PUE, 2007) qui s'est imposé comme une référence internationale. Bruno Palier chercheur du CNRS et enseignant à Sciences-Po Paris, est spécialiste des réformes des systèmes de protection sociale en Europe. Il présente ces "Trois leçons".
Résumé : Comment peut-on être sceptique ? Comment suivre la voie du doute sans prêter ainsi allégeance à une tradition- celle du scepticisme-, sans trahir, donc, le sens même de la suspension universelle du jugement ? Expression la plus achevée du scepticisme moderne, le scepticisme " modéré " de Hume se donne pour un métascepticisme, sceptique envers la portée du scepticisme lui-même, car nul doute ne résiste durablement à la puissance vitale, indiscutable, de la croyance naturelle. Or, rarement le problème humien de l'extension du scepticisme aura été posé aussi fortement que dans les Dialogues sur la religion naturelle, ?uvre posthume, car si sulfureuse que Hume dut en ajourner la publication, et sur laquelle on ne disposait à ce jour d'aucune étude en français. Qui est Philon, le sceptique qui traque dans leurs derniers retranchements les prétendus fondements rationalistes de la foi religieuse ? Un sceptique excessif, un de ces pyrrhoniens dogmatiques à force d'entêtement dans le doute ? Un porte-parole du philosophe écossais, auquel seule la bienséance ferme in extremis la bouche ? Un Hume à peine déguisé, qui se contente d'appliquer à la croyance religieuse la suspension modérée du jugement qui est de mise en matière de croyance. profane ? Mais il ne serait décidément guère conforme au doute modéré, au scepticisme authentique, de vouloir faire école et s'incarner dans un personnage en guerre frontale contre ses adversaires. C'est là sans doute le sens du dialogue, art tout humien de la conversation qui rend ses objets discutables.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.