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POURQUOI DETESTONS-NOUS AUTANT NOS POLITIQUES ?
GROSSMAN EMILIANO
SCIENCES PO
13,00 €
Épuisé
EAN :9782724620108
Décidément, nous n'aimons pas nos politiques. Nous sommes parfois séduits par leurs promesses, mais, peu après leur arrivée au pouvoir, ils nous déçoivent. Très vite, nous avons même hâte de les voir quitter le pouvoir. Si cette séquence se répète régulièrement depuis près de quarante ans en France, depuis 2008, le phénomène gagne en intensité comme en vitesse. Entre représentants et citoyens, la rupture semble bien consommée, singulièrement avec la personne du président de la République. Ce désenchantement français à l'égard du politique, il faut l'expliquer et lui donner sens pour espérer en sortir. Est-il la conséquence d'un échec des politiques publiques menées ? La rançon de l'éloignement des élites gouvernementales et du peuple ? L'expression d'un pessimisme spécifique aux Français ? Le produit d'institutions qui concentrent tout le jeu politique sur les élections présidentielles ? Emiliano Grossman et Nicolas Sauger ont utilisé les outils de la recherche en sciences sociales pour identifier les causes véritables de ce désamour programmé. Ils montrent, propositions à l'appui, comment seule une réflexion sérieuse sur les effets des institutions et les réformes qui s'en suivent peuvent permettre de sortir de la crise actuelle.
Les systèmes politiques nationaux de l'Union européenne offre une présentation approfondie des institutions politiques nationales des vingt-sept pays membres de l'UE. L'approche théorique et problématique qui y est proposée intègre les derniers développements de l'analyse des institutions au niveau international, rompant de ce fait avec une approche souvent trop française des manuels d'institutions comparées. Autre innovation majeure de ce manuel: l'introduction de données systématiques sur l'ensemble des vingt-sept pays membres de l'Union européenne. Contrairement à une démarche par étude de cas souvent limitée tout au plus à quelques pays, cet ouvrage intègre les données essentielles à la compréhension du fonctionnement de l'ensemble des systèmes institutionnels nationaux, de la Lettonie au Portugal en passant par la France ou la Slovénie. Les grandes tendances dégagées apparaissent ainsi valables pour l'ensemble des pays européens et non seulement pour quelques-uns des "grands" pays. Cet ouvrage se présente ainsi non seulement comme un manuel, par son accessibilité et son souci de clarté dans l'exposition, mais intègre également de véritables apports par son ancrage dans une recherche empirique originale.
« Là où d'autres proposent des oeuvres je ne prétends pas autre chose que de montrer mon esprit. La vie est de brûler des questions », écrit en 1925 Antonin Artaud dans L'Ombilic des Limbes. Une dizaine d'années plus tard, son Théâtre de la Cruauté révolutionne la conception occidentale du théâtre : la littérature est un acte, martèle-t-il, la mise en jeu de forces, l'inverse d'une consommation à distance. Lui, que les psychiatres qualifieront de schizophrène, luttera inlassablement contre la rupture entre les choses et les signes, entre l'art et la vie. Évelyne Grossman retrace ici la trajectoire d'Artaud depuis ses premiers poèmes surréalistes jusqu'aux textes fulgurants de la fin : ses expériences cinématographiques et théâtrales, ses voyages vers les anciens mythes du Mexique ou d'Irlande, les neuf années d'internement psychiatrique, sa furie d'écriture et de dessins jusqu'à sa mort en 1948. Au-delà de la légende du poète maudit, se dessine le corps-oeuvre d'Artaud, cette « matérialisation corporelle et réelle d'un être intégral de poésie ».
Grossman David ; Des Ligneris Charlotte ; Moses Em
David Grossman, né à Jérusalem en 1954, est l'auteur réputé de huit romans abondamment primés dont Une femme fuyant l?annonce, couronné par le prix Médicis étranger 2011. Il est aussi l'essayiste engagé de trois ouvrages qui ont ébranlé l'opinion israélienne et internationale. En 2010, il a reçu en Allemagne le prix de la Paix des libraires allemands. David Grossman est officier de l'ordre des Arts et des Lettres. Charlotte des Ligneris est née en 1984 à Paris. Diplômée de l'Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg en 2008, elle est sélectionnée au concours Figures Futur et obtient le Prix des Enfants au Salon du Livre jeunesse de Montreuil cette même année. Elle collabore régulièrement avec la presse enfantine (Astrapi, Mes premiers j'aime lire, Pomme d'Api) et a déjà illustré plusieurs albums et romans (Le Rouergue, Syros, Nathan, Thierry Magnier).
En février 1943, le nom de « Stalingrad » est sur toutes les lèvres et va devenir le symbole de la défaite allemande. Correspondant de L?Etoile rouge, Vassili Grossman assiste aux combats, dont il rend compte dans ses chroniques. C?est à ce moment-là qu?il entreprend sa fresque monumentale, Pour une cause juste, dont la seconde partie sera connue dans le monde entier sous le titre de Vie et destin. Grossman est alors un homme ébranlé par la guerre. Son fils aîné a été tué au front, sa mère a péri dans un ghetto? Terminé après la guerre, Pour une cause juste est publié, entre juillet et octobre 1952, dans la revue Novy Mir. Épopée d?une bataille emblématique, c?est un vivant portrait du peuple russe saisi dans sa souffrance et dans sa grandeur. Mais, derrière cette mosaïque de destins, ces affrontements sans merci, ces sacrifices héroïques, nous voyons déjà se profiler les questions vertigineuses de Vie et destin sur les totalitarismes de notre temps.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.