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La création de l'inspection du travail. La condition ouvrière d'après les débats parlementaires de 1
Grossin William ; Lucas Michel
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782738416704
Messieurs, disait Jean-Baptiste Dumay, député de la Seine, le 29 octobre 1892, à la Chambre, je crois que si nos petits-neveux font un musée des horreurs parlementaires, ils devront placer dans la première vitrine l'en-tête du projet de loi que nous discutons." Cet en-tête rappelle les "navettes" d'un texte de la Chambre des députés au Sénat, du Sénat à la Chambre des députés. toujours "amendé". Cela pendant douze ans, de 1880 à 1892, qui virent se succéder quinze délibérations, souvent très longues, toujours très âpres. L'enjeu de la loi du 2 Novembre 1892, c'est l'instauration d'une véritable inspection du travail qui consacre l'autorité de l'Etat et assure le contrôle effectif de l'application des lois ouvrières dans les établissements industriels. Cet ouvrage rappelle la condition effroyable des femmes et des enfants, à cette époque, dans les usines et manufactures, d'après d'irréfutables témoignages. Il cite abondamment les arguments produits par les parlementaires des deux chambres. Ces arguments ne laissent pas de surprendre, et même d'offusquer aujourd'hui. Les affrontements entre partisans et adversaires de la loi inspirent des débats d'une lecture particulièrement attachante. Ainsi se trouve restitué l'esprit d'une époque dénuée des préoccupations humanitaires les plus élémentaires. Avec la loi du 2 Novembre 1892, l'Etat fait brèche dans une muraille qui se dressait devant lui. Cette loi inaugure une politique effective de progrès social. Elle nous inspire de poursuivre dans la voie ouverte. Elle revêt de ce fait un caractère révolutionnaire et symbolique. Cela vaut bien qu'on en rappelle la genèse et qu'on en souligne la portée.
Résumé : Les équipes médicales sont parfois conduites à décider d'interrompre des réanimations et de recourir à des arrêts de vie, notamment dans le cas de nouveau-nés. Comment justifier de telles décisions ? Est-ce pour autant légitimer l'euthanasie ? Au c?ur de ce débat difficile, les équipes ont à assumer la tension délicate entre les contraintes que le réel impose et l'exercice d'une responsabilité éthique. Tension qui oblige parfois à transgresser ce qui moralement et socialement reste de l'ordre de l'interdit : donner sciemment la mort. Plus que toute autre problématique, la mort programmée aide à penser l'éthique clinique comme l'engagement d'une responsabilité humaine, sociale, politique et culturelle. A travers la question des modalités d'élaboration et de mise en ?uvre des décisions au c?ur d'une histoire partagée et assumée, la légitimité éthique est l'enjeu d'une conquête. Au-delà des idéologies ou des convictions personnelles, au-delà des dénis ou des banalisations, l'éthique clinique est une invitation à repenser l'homme comme lien et présence. Loin de clore le débat, ce livre, fruit d'une collaboration étroite avec les praticiens, a pour objectif d'être une contribution à un dossier difficile qui ne saurait se satisfaire des militantismes de toutes sortes.
1917 Il n'a pas encore quatre ans. Sa mère vient de mourir, poitrinaire comme on disait alors. Son père, mobilisé, vêtu en soldat, un homme qu'il n'a jamais vu, le dispute à sa famille maternelle. Il l'emmène de nuit, sur ses épaules, parcourt vingt-deux kilomètres et le dépose chez ses parents. Ils ont élevé dix enfants sur les treize qui leur sont nés. Celui-ci sera le onzième. Le petit-fils pousse chez sa grand-mère qui l'aime bien, mais sans chaleur. Il grandit dans l'atelier de son grand-père, maréchal-ferrant. Tire le soufflet dès cinq ans. Le père, ouvrier boulanger à Paris, ne revient guère à la campagne qu'une fois par an, pour quelques jours. Attentif à tout ce qui se passe autour de lui, l'enfant assiste à un événement capital : l'arrivée du courant électrique dans son village. 1925 Début d'une évolution qui ne s'arrêtera jamais. Pourtant les coutumes résistent au progrès. Le mode de vie rural ne se modifie guère. Les relations traditionnelles affrontent l'emploi de machines aratoires nouvelles. Ces faits sont rapportés par l'enfant qui les observe et les relate dans une autobiographie. Ce gamin, témoin oculaire d'un passé lointain, déjà effervescent, pose toujours des questions. C'est la juxtaposition de l'évolution d'un village, en proie à la modernité naissante, avec l'éveil d'une enfance aux métiers, à la religion, à l'école du passé, que peint cet ouvrage. Avec le bonheur d'un style alerte.
Retracer l'histoire de l'Église au Moyen Âge, c'est aussi faire l'histoire de la société européenne: de 700 à 1500 environ, huit siècles de changements virent s'ébaucher institutions et habitudes de pensée. L'Église du Moyen Âge fut l'État dans la plénitude de ses pouvoirs tel que, parmi ses prophètes modernes, Hegel lui-même l'avait à peine entrevu. L'Église et la société étaient, en effet, si intimement liées que l'une ne pouvait changer sans que l'autre ne subît une transformation similaire. L'auteur de ce livre analyse les mécanismes sociaux de l'évolution religieuse en examinant notamment la papauté, les relations entre Rome et Byzance, le statut des évêques, ainsi que les différents ordres religieux, des bénédictins aux dominicains et aux franciscains. On trouvera ici l'histoire de la naissance et du déclin de l'un des grands idéaux de l'Occident: l'idée d'une société humaine universelle - la societas perfecta - partie intégrante d'un univers ordonné par Dieu dans le temps comme dans l'éternité, dans la politique concrète comme dans le monde des essences spirituelles.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.