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De la contre-culture à la loi du marché. Comment le bio et la santé naturelle sont entrés dans notre
Grisoni Anahita
TEMPS PRES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782916842523
Le bio connaît un succès fulgurant, les médecines "naturelles" rencontrent un vaste public et l'écologie est mise en avant partout : économie, politique, médias... Or tous ces domaines recoupent des pratiques et des visions du monde diverses, parfois contradictoires. Anahita Grisoni les expose de façon claire et précise, en soulignant la grande mutation qui s'est opérée ces dernières années : l'écologie est passée du domaine de la contre-culture à ceux de la consommation et de la normalisation. Quel point commun entre un hippie des années 1960 et un cadre supérieur consommateur de "bio" en 2017 ? Entre une coopérative de petits maraîchers et le rayon bio d'une grande surface ? Entre la consultation d'un ostéopathe et le refus de vaccination ? En s'appuyant sur un travail de terrain qui l'a menée à la rencontre de centaines de personnes, Anahita Grisoni met à jour les tensions qui animent les acteurs de l'écologie : progrès/tradition, laïcité/religion, individu/collectif, contestation/consensus... Elle nous aide à en comprendre les origines et les motivations. Et nous plonge dans l'histoire récente de la grande famille écologiste, à travers des lieux et des noms parfois méconnus : Raoul Lemaire, pionnier du bio en France ; Pierre-Valentin Marchesseau, fondateur de la naturopathie ; Monte Verità (Italie), où se croisaient Steiner, Nietzsche et Bakounine ; Vincennes, son université et son Salon Marjolaine, etc.
Résumé : Chaîne d'acier retenant l'ancre d'un navire, chaîne de bicyclette, chaîne d'or portant une médaille... Objet banal entre tous, simple et parfait dans la répétition géométrique de ses maillons, la chaîne fascine Jean Grisoni depuis de longues années. Créateur de bijoux et d'objets précieux, il fait des chaînes comme un musicien ses gammes. Ses chaînes sont des instants musicaux avec leurs dissonances et leurs syncopes. Il casse leur rythme immuable en introduisant des maillons de tailles différentes. Il oppose pierres et métaux précieux à l'acier érodé de vieilles chaînes de marine récoltées sur les plages de la Méditerranée. Les lourds anneaux brunis par la rouille évoquent d'autres chaînes, celles qui entravaient jadis esclaves et forçats. Pacifiées par le créateur, ces épaves deviennent à leur tour précieuses. Elles se laissent souder à l'or et à l'argent, se cloutent parfois de diamants. Ici l'or massif martelé devient rugueux, là il s'étire en fragiles maillons, minces comme des trombones de bureau. Une branche de corail, des perles antiques de lapis-lazuli, une pointe de flèche préhistorique viennent parfois ponctuer ces créations. Parures précieuses et brutales, décidément contemporaines, les chaînes de Jean Grisoni portent en elles le souvenir des forges antiques.
Grisoni Charles ; Paolini-Saez Hélène ; Leandri Fr
En raison de son large territoire étiré depuis les contreforts du Monte Gozzi jusqu'au golfe de Lava, sur près de 35 km2, la commune d'Appietto livre des témoignages singuliers d'occupations humaines depuis cinq millénaires. Le territoire offre une structuration propre à chaque période : replats de collines et abris sous roches dès le Néolithique, chaos rocheux et éperons à la Protohistoire, plaines alluviales et littorales durant l'Antiquité, proéminence rocheuse du Monte Gozzi et lignes de crête au Moyen Age. Attestés tout d'abord en habitats groupés et dispersés, les hameaux de a Teppa et u Marchisacciu regroupent lA'essentiel de la population autour de la nouvelle église paroissiale Santa Maria Assunta à partir du XVIe siècle. Dans la même période, a Torra di u Marchisacciu participe à la structuration du hameau. Le village d'Appietto s'agrandit au XIXe siècle avec ses activités agricoles et maraîchères.
Bertina Ludovic ; Grisoni Anahita ; Le Saux Iara ;
Résumé : Cinquante ans déjà que l'écologie occupe le devant de la scène ! Les catastrophes environnementales, l'exploitation des ressources, les menaces pesant sur la biodiversité, les perturbations climatiques ou encore les risques pour la santé humaine des activités industrielles ont poussé un certain nombre de scientifiques, de politiques, de militants associatifs, d'ingénieurs et de syndicalistes à agir. Devant ce foisonnement de discours et d'initiatives, il n'est pas toujours facile de percevoir la globalité des enjeux qui sont les nôtres. La tentation est grande de ne se soucier que du réchauffement climatique sans égard pour la gestion mondiale de la biodiversité ou de nos ressources en eau, de manger bio sans considération pour la pollution atmosphérique ou la réduction des déchets d'emballage. Ce livre se propose donc de redécouvrir sous un même volume le noyau dur des problématiques qui font l'écologie. Par une présentation synthétique de ces enjeux, il raconte pourquoi l'écologie est devenue une thématique si centrale dans nos sociétés contemporaines.
Résumé : Les derniers bijoux de Jean sont libres parce que spontanés et uniques. En regardant les images qu'il a rapportées de quelques escapades, Catherine Deydier découvre l'évidence : le lien entre le travail de Jean Grisoni et son amour profond pour la Méditerranée. Le faire parler de ses passions n'a pas été difficile, et la richesse iconographique a fait le reste. Ce livre se parcourt comme un sentier de bord de mer, se savoure comme un thé à la menthe, et se découvre comme un maquis sauvage : avec légèreté et simplicité. La sophistication de la démarche n'entache pas le plaisir du beau et de la poésie de l'insolite. Contre-chants à deux voix entre l'objet et sa résonance en noir et blanc.
Résumé : L'urgence n'est pas seulement climatique, nous disent les auteurs de cet ouvrage. Elle est aussi économique. Les périls écologiques obligent à refonder notre économie, dominée par le capitalisme financier. François Gibert, ex-dirigeant d'entreprise, et Claude Simon, professeur de management, sont tous deux militants écologistes. Leurs parcours singuliers donnent à ce livre une saveur rare où les convictions fortes n'éludent pas les complexités du réel. Ils dessinent une ligne de crête où deux écueils sont à éviter : l'immobilisme et le dirigisme. " Ni angélisme, ni utopisme ", proclament-ils. Ils en appellent à une économie de marché régulée, où l'accumulation comme la sphère financière sont bridés. Ce qui doit primer, ce sont les " communs ", ces biens non marchands qui font société. Ils proposent de soumettre la création et la répartition des richesses à des impératifs supérieurs : la préservation du climat et de la biodiversité. Un livre engagé et stimulant qui invite au débat.
Alexandre Thabor, aujourd'hui âgé de 92 ans, nous livre l'incroyable récit que lui a fait son père, Sioma, il y a plus d'un demi-siècle : celui de sa vie, de ses combats et de son amour pour sa femme, morte en déportation. Il lui a raconté son engagement dans des conflits qui ont marqué le XXe siècle : au coeur de la Révolution russe à Odessa, sa ville natale ; au sein des Brigades internationales pendant la guerre civile espagnole ; comme prisonnier dans les camps du régime de Vichy ; pour la création d'un Etat d'Israël binational dans lequel les Juifs et les Arabes cohabiteraient en paix. Un récit époustouflant, épique et sentimental qui nous fait voyager à travers l'histoire et les continents. Une aventure intérieure aussi, celle d'un homme qui voit s'effondrer ses idéaux de paix, de justice et de fraternité. Alors qu'il ne signe plus de préface, Edgar Morin a fait une exception pour ce livre qui l'a bouleversé. La postface est signée Dominique Vidal, historien et journaliste.
Au XIe siècle, sur fond de lutte acharnée entre le Pape et l'Empereur, l'Occident connaît une révolution qui bouleversera à jamais son visage : c'est la réforme grégorienne, inspirée du nom du pape Grégoire VII, avec des effets qui durent encore aujourd'hui. Les réformateurs du XIe siècle veulent corriger les moeurs, restaurer la discipline monastique et, de manière générale, séparer nettement dans la société les clercs et les laïcs, au profit des premiers. Ils conduisent à la querelle des investitures, marquée par des affrontements violents. En voulant trancher la question de l'équilibre des pouvoirs entre deux puissances à vocation universelle l'Empire et la Papauté, la réforme grégorienne désacralise le pouvoir politique et conduit à un profond renouvellement des élites d'Eglise. Paradoxalement, en séparant le temporel du spirituel, elle participe à son corps défendant à l'émergence d'un pouvoir laïc à la tête des sociétés médiévales. Marquant à jamais la chrétienté latine, l'oeuvre des papes Léon IX, Grégoire VII et Urbain II constitue l'une des matrices du développement politique, religieux et culturel européen. La réforme grégorienne a fait l'objet de nombreux travaux depuis un siècle, mais jamais aucun n'aura été aussi accessible et aussi lumineux sur la façon dont ce lointain passé a façonné notre présent.
Le terrorisme est un grand sujet de préoccupation des Français et l'un des plus traités dans les médias. Pourtant, la politique antiterroriste est mal connue et peu débattue. Or elle a radicalement changé depuis une quinzaine d'années, dans un consensus quasi général. Et pas toujours pour le meilleur... Fort de son expérience dans la lutte antiterroriste, François Thuillier constate que la France, jadis enviée pour son "modèle latin" du renseignement, s'est alignée à son tour sur le versant armé de la révolution conservatrice occidentale quia choisi de faire du terrorisme son meilleur ennemi. Et qu'une série de réformes a bouleversé ses méthodes : refonte des agences, fuite en avant technologique, logiques de surveillance, lutte contre la radicalisation, etc. Au détriment d'un vrai savoir-faire, parfois de l'efficacité, et, selon certains, de l'Etat de droit. Une révolution antiterroriste, pour un changement de régime. Car c'est aussi le miroir politique d'une société que l'auteur nous tend, où des apprentis sorciers en quête d'audience et de pouvoir dressent les Français les uns contre les autres. Pour tenter d'en sortir, il propose de raviver la flamme républicaine et universaliste, afin d'allier efficacité et dignité, protection et respect.