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Les aventures de Simplicius Simplicissimus
Grimmelshausen Hans Jacob von
AUBIER
20,20 €
Épuisé
EAN :9782700710984
Implicissimus, dont la première édition date de 1669, occupe dans la littérature et l'image de l'identité allemande la même place que le Don Quichotte en Espagne, le théâtre de Shakespeare en Angleterre, La Divine Comédie en Italie : celle du premier texte majeur où une "nation" naissante se reconnaît. Le livre conte les aventures d'un jeune Allemand qui, ayant échappé au massacre de sa famille par la soldatesque, grandit dans la forêt sous la surveillance d'un ermite avant d'être lâché dans le monde, où il connaîtra des fortunes diverses : torturé un jour, obligé de se déguiser en bouffon, en femme, en palefrenier, encensé le lendemain comme valeureux chef de guerre, tour à tour charlatan, bandit de grands chemins, fermier, bon époux, séducteur, chanteur de charme, il visite Paris, Moscou, La Corée, Macao, la Turquie, avant de se faire ermite dans une île de l'Atlantique... Témoignage bouleversant sur la guerre de Trente ans qui décime la moitié de la population, ruine pour longtemps l'économie et engendre une littérature du désespoir et de refus du monde, et sur un pays dont le destin est depuis deux mille ans le déchirement et la division, Simplicissimus, roman de l'utopie et du mysticisme, baroque et picaresque, est l'une des grandes oeuvres de la littérature universelle : hybride, obscure et pourtant savamment calculée, foisonnante de richesses excessives, de "tableaux de guerre" réalistes à la Jacques Callot comme d'illuminations intérieures - une oeuvre aux antipodes du classicisme versaillais contemporain que la France se devait de connaître enfin intégralement.
Grimmelshausen Hans Jacob von ; Colleville Maurice
Vraisemblablement né en 1622 et mort en 1676 à une vingtaine de kilomètres de Strasbourg, cet écrivain allemand issu d'une famille pauvre, mais noble, fut soldat et publia en 1668 sous pseudonyme Les Aventures de Simplicius Simplicissimus, le plus grand roman du XVIIe siècle allemand, oeuvre considérée comme aussi importante que Don Quichotte de Cervantès et qui raconte les tribulations absurdes et drolatiques de son héros éponyme durant la guerre de Trente Ans (1618-1648).
Résumé : Simplicissimus, dont la première édition date de 1669, occupe dans la littérature et l'image de l'identité allemande la même place que le don Quichotte en Espagne, le théâtre de Shakespeare en Angleterre, la Divine Comédie en Italie : celle du premier texte majeur où une " nation " naissante se reconnaît. Le livre conte les aventures d'un jeune Allemand qui, ayant échappé au massacre de sa famille par la soldatesque, grandit dans la forêt sous la surveillance d'un ermite avant d'être lâché dans le monde, où il connaîtra des fortunes diverses : torturé un jour, obligé de se déguiser en bouffon, en femme, en palefrenier, encensé le lendemain comme valeureux chef de guerre, tour à tour charlatan, bandit de grands chemins, fermier, bon époux, séducteur, chanteur de charme, il visite Paris, Moscou, La Corée, Macao, la Turquie, avant de se faire ermite dans une île de l'Atlantique... Témoignage bouleversant sur la guerre de Trente ans qui décime la moitié de la population, ruine pour longtemps l'économie et engendre une littérature du désespoir et de refus du monde, et sur un pays dont le destin est depuis deux mille ans le déchirement et la division, Simplicissimus, roman de l'utopie et du mysticisme, baroque et picaresque, est l'une des grandes ?uvres de la littérature universelle : hybride, obscure et pourtant savamment calculée, foisonnante de richesses excessives, de " tableaux de guerre " réalistes à la Jacques Callot comme d'illuminations intérieures - une ?uvre aux antipodes du classicisme versaillais contemporain que la France se devait de connaître enfin intégralement.
C'est pour faire partager à ses contemporains le plaisir de sa lecture qu'André Lery a consacré deux années de sa vie (de 1946 à 1948) à traduire, ou plutôt à adapter le Simplicius Simplicissimus de Grimmelshausen, récit des tribulations d'un Candide germanique pendant la guerre de Trente Ans. La traduction, si elle n'est pas fidèle à la lettre d'un texte souvent long et surchargé, en rend parfaitement l'esprit, et André Lery - ingénieur de profession - s'inscrit dans la lignée de ces traducteurs-écrivains de toutes les époques que nous avons pris le parti de considérer commes auteurs de belles infidèles. Grimmelshausen, avec une force singulière, brosse la fresque d'une Allemagne rendue exsangue par la guerre: Simplicissimus, son héros, tente de survivre dans un pays ravagé où règnent pillage et désordre. (... ) En digne héritier des héros picaresques, il a tout vu, tout connu sans rien posséder, et il termine sa vie par un retour sur lui-même dans une nature complice. Le roman donne la mesure de ce que furent les troubles qui régnaient en Allemagne à cette époque, et seul le genre picaresque pouvait offrir un reflet de cette société instable. SABINE WESPIESER (Extrait de la préface)
Van Orman Quine Willard ; Bonnay Denis ; Laugier S
L a logique, pour Quine comme pour les membres du Cercle de Vienne dont il a repris et critiqué l'héritage, est un outil qui permet d'éclairer les débats philosophiques ; elle est le langage de la science, le langage dans lequel la science peut être exprimée avec la clarté maximale et dans lequel les discussions concernant l'existence de tel ou tel type d'objet ou la meilleure explication de tel ou tel concept peuvent être tranchées. Mais, à la différence des philosophes du Cercle de Vienne, et en particulier de son maître Rudolf Carnap, Quine n'attribue pas pour autant à la logique un statut épistémologique d'exception. La logique est une partie du grand tout de la science, et, à ce titre, elle est sur un pied d'égalité avec les mathématiques, la physique et les autres sciences. C'est là la conséquence de la critique par Quine du mythe de l'analyticité, selon lequel il y aurait des vérités - celles de la logique et, par réduction, des mathématiques - qui ne dépendraient pas du monde mais seulement du langage. Philosophie de la logique est commandé par cette double perspective : d'un côté, il s'agit de proposer une reconstruction de la logique classique qui soit en harmonie avec le rôle d'arbitre accordé au " point de vue logique ", et d'un autre, Quine doit préciser le statut qu'il accorde à cette partie de la science, pour expliquer en quel sens les vérités logiques, tout en étant des vérités " comme les autres " s'imposent à nous par leur évidence. C'est ainsi qu'on retrouve dans ce livre les grands thèmes de la philosophie quinienne, qu'il s'agisse du rejet des concepts intensionnels ou de l'utilisation philosophique de la situation de traduction.