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Bollywood Film Studio ou comment les films se font à Bombay
Grimaud Emmanuel
CNRS EDITIONS
49,70 €
Épuisé
EAN :9782271061836
Cette enquête ethnographique reconstitue de manière aussi minutieuse que vivante le processus de création des films populaires hindi dans les studios de cinéma de Bombay. Alors que " Bollywood " est généralement perçu comme une machine à générer des produits stéréotypés, Emmanuel Grimaud y voit un réservoir unique de savoir-faire en renouvellement permanent. Au jour le jour, de la mise au point du scénario jusqu'à la projection, le lecteur suit l'élaboration d'un film et observe au plus près les relations qui se nouent autour des différents éléments entrant dans la composition de l'image (acteurs, accessoires, costumes, décors, sons). Cette aventure collective et incertaine n'est pas réductible à une transposition linéaire et mécanique : on dit d'ailleurs souvent qu'un film indien populaire se fait " sur le tas " ou bien qu'il n'est " pas fait mais toujours refait ". L'auteur s'interroge sur ce que recouvrent de telles expressions et montre comment, face à un public qui leur échappe, les producteurs se remettent en quête de la meilleure méthode de fabrication à chaque film, voire à chaque tournage. Aussi l'interrogation de départ " comment un film se fait " cache-t-elle en réalité toute une série de questions. Quelle forme prend à chaque étape le débat sur la méthode à suivre ? Comment s'effectue le passage du monde confiné de la story session à celui bouillonnant d'activité du plateau ? Comment les idées viennent-elles au scénariste, au chorégraphe ou au compositeur ? En quoi les studios de Bombay ont-ils généré leurs propres conventions en matière de mouvement, d'éclairage, de montage, de rapport entre la musique et l'image ? Enfin, comment saisir ce qui se joue entre l'écran et le spectateur ? Somme unique sur l'envers du décor d'une des industries du cinéma les plus prolifiques au monde, Bollywood Film Studio propose un regard anthropologique nouveau sur la pratique cinématographique en général, saisie dans ses différents moments, ses divers univers de relation.
Résumé : La futurologie d'aujourd'hui est un grand bazar, nouant des liens complexes avec les sciences autant qu'avec la science-fiction. Lieu d'une intense créativité spéculative, où se démontent toutes les prédictions attendues, on y dresse volontiers l'inventaire des possibles au point d'en faire éclater le temps lui-même. La sociologie, l'histoire et l'anthropologie de l'insoutenable désynchronisation de l'être restent à faire. En réaction aux futurs imposés, contre l'idée d'un temps unique, unilatéralement orienté, ce numéro propose de faire remonter des futurologies inattendues, décalées, et d'autres manières de jouer avec le temps.
On ne compte plus aujourd'hui les appels à repenser l'innovation. Il y aurait urgence écologique. Et certains n'hésitent pas à prédire la fin du monde à moins d'une rupture radicale de nos modèles de croissance. Alors que chaque nouvelle génération de téléphone ou d'ordinateur est célébrée comme si elle constituait un progrès décisif pour l'humanité, le low tech à l'inverse, cet ensemble hétérogène de techniques, de modes de composition alternatifs, définis tantôt négativement (pauvreté ou économie des moyens) tantôt positivement (faire beaucoup avec peu de choses, faire avec ce qu'on a, faire plus local et plus participatif, etc.), viendrait partout ébranler la toute puissance du high tech. Avec lui, ce ne sont pas seulement une autre lecture des techniques et d'autres façons de concevoir qui se donnent à voir, mais des populations entières d'hommes et de procédés, dont le rôle a bien souvent été sous-estimé, de l'Inde à l'Afrique en passant par l'Asie. L'objectif de ce numéro n'est pas de cataloguer les formes de résistance ou d'invention très diverses que recouvre l'étiquette de low tech, mais plutôt de poser les bases d'une cartographie alternative des modes d'assemblage à l'échelle planétaire, et de donner des outils pour mieux penser ces manières de fabriquer qui échappent à toute classification.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard Vi
Résumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.