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L'EXPERIENCE DE LA PENSEE DANS LA PHILOSOPHIE DE DESCARTES
GRIMALDI
VRIN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782711603343
Dans cet essai d'épistémologie philosophique, Nicolas Grimaldi a voulu proposer une lecture originale de la philosophie de Descartes dont il s'attache avant tout à reconstituer la genèse. Cette méthode, propre à manifester la continuité d'une pensée, a néanmoins conduit l'auteur à en découvrir les points de rupture: la pensée de Descartes serait constituée selon trois ordres successifs, correspondant à des expériences différentes. L'ordre de la vérité marque tout d'abord un pur rapport à l'esprit, trouvant son modèle dans les mathématiques; mais Descartes, bientôt lassé des mathématiques qui n'ont pas de contenu extérieur à elles-mêmes, choisit de s'orienter vers l'ordre de l'utilité, qui vise à nous rendre "maîtres et possesseurs de la nature". Cette "technologie du réel" soumet cependant nos démarches à la vraisemblance, et non plus à la vérité, et une telle scission engage Descartes à découvrir alors un troisième ordre, celui de la béatitude: en découvrant en nous la ressemblance et la marque de Dieu, nous faisons l'expérience de l'infini. Cette tripartition a permis de réaménager l'oeuvre sous trois rubriques: méthode, sciences et morale, et de restaurer à la philosophie de Descartes son unité spéculative.
Nous a-t-elle assez fait rêver, la philosophie ! Pourtant, combien d'exemples nous rappellent que la raison est impuissante par elle seule à répondre aux attentes de la philosophie. Aussi n'y a-t-il rien de plus surprenant que de remarquer avec quelle étrange facilité elle s'en remet à l'imaginaire de répondre aux questions qu'elle se pose. Après tant d'efforts de la raison pour ordonner et parcourir la série de toutes les médiations, comment n'éprouverait-elle pas la tentation de nous faire accéder à l'absolu et de nous en faire pressentir l'immédiation ? C'est en quoi consistent précisément ces songes de la raison. En décrivant et en analysant quelques-uns d'entre eux, c'est la face obscure de la raison que Nicolas Grimaldi s'efforce d'élucider. Egalement chez Pocket : Bref traité de désenchantement, L'Art ou la feinte passion et A la lisière du réel.
Résumé : Auteur de livres singuliers et subtils, Nicolas Grimaldi, s'est toujours tenu éloigné de toute mode philosophique. Dans ces entretiens, il revient sur le fameux étonnement devant le spectacle du monde qui est le propre de la démarche philosophique. A ce premier sentiment s'ajoute l'expérience de la frustration et du désir, ce hiatus en l'homme entre ce qu'il souhaite et ce que la vie lui offre. Contrairement à la perception qui est limitée, l'imagination permet d'ouvrir l'expérience philosophique à l'indéfini. D'où l'importance de l'art qui suscite dans l'imagination une conversion par laquelle nous découvrons " qu'il existe un autre monde, mais qu'il est ici ". En reprenant les principaux thèmes de son itinéraire philosophique, cet ouvrage est une magnifique introduction à un philosophe capital. Egalement chez Pocket : Bref traité de désenchantement, L'Art ou la feinte passion et Les Songes de la raison.
Une vraie lecture feel good qui vous met le sourire aux lèvres ! C’est frais, léger, pétillant, bourré de bonne humeur, l’autrice joue avec le quotidien, et la joie de vivre ! La romance n’est pas au premier plan, c’est surtout l’amitié intergénérationnelle et la volonté de se reconstruire ! PS : Il y a un personnage supplémentaire qui s’invite : Jean-Jacques Goldman ;-)
Résumé : Si l'esprit est ce qui ne cesse de s'opposer à la nature au point d'éprouver spontanément son originaire et paradoxale affinité avec le surnaturel, d'où vient qu'il y ait de l'esprit dans la nature ? Par ailleurs, comment l'esprit peut-il être trascendant à la nature, alors que la nature est de part en part immanente à l'esprit ? Bref, quel est le statut de la négativité? Pour tenter de répondre à ces questions, ce livre développe une phénoménologie du désir et une ontologie du temps. En analysant cette fonction hypostasiante qui fait du platonisme une attitude spontanée de toute conscience, la présente étude en caractérise l'origine dans le langage, dont l'effet le plus remarquable lui paraît consister dans l'aptitude bien moins à désigner ce qui est qu'à faire être ce qu'il dit.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.