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Cahier Dakar Djibouti
Griaule Marcel ; Leiris Michel
LES CAHIERS
40,00 €
Épuisé
EAN :9782953480689
Dakar-Djibouti, la plus célèbre des missions ethnographiques françaises, a suscité de nombreuses études. Pourtant, la plupart de ces travaux ont laissé dans l'ombre la variété des écrits scientifiques ou littéraires produits par les membres de l'expédition. De leurs préparatifs de départ à leur retour, Marcel Griaule, Michel Leiris, Deborah Lifchitz, Eric Lutten, Jean Mouchet, Gaston-Louis Roux et André Schaeffner ont rédigé soixante-dix-sept textes souvent méconnus et parfois inédits : études ethnographiques ou ethno-musicologiques, notes linguistiques, communiqués de presse, rapports, récits de voyage, instructions méthodologiques, questionnaires, conférences radiophoniques... Rassemblés pour la première fois, ces textes sont commentés et illustrés afin d'éclairer non seulement la genèse de leur fabrication, mais aussi les objectifs, les méthodes et les présupposés de cette expédition qui traversa l'Afrique d'Ouest en Est de mai 1931 à février 1933.
Dans une région montagneuse et tourmentée de l'Afrique Occidentale, où le problème de la subsistance se pose de façon aiguë, une population a frappé depuis longtemps les observateurs par la hardiesse de son architecture, la qualité de son artisanat, la vitalité de ses rites et la beauté de ses manifestations culturelles. Depuis les travaux classiques de Marcel Griaule, les Dogon sont un des hauts lieux de la littérature ethnographique. Geneviève Calame-Griaule, sa fille, en renouvelle l'étude. Civilisation du verbe : le mythe même de la création y atteste le rôle primordial de la parole. Les ancêtres des hommes, êtres proches du poisson, descendus sur la terre avec "l'Arche du monde", reçoivent le miracle de la parole de Nommo, leur compagnon, lui-même fils de l'oeuf fécondé par la "parole" d'Amma. Dans ce monde créé, tout "parle". L'homme cherche son reflet dans tous les miroirs d'un univers à son image, dont chaque brin d'herbe, chaque moucheron, est porteur d'une "parole", d'un symbole. Si la réalité est ainsi comme un livre dont il faut, pour un esprit dogon, interpréter les signes et décoder le message, il est clair que ces "archives de la parole du monde" se sont constituées, au cours des siècles, selon des habitudes et des lois qui dominent la mentalité dogon. D'où une théorie et une mythologie de la parole ; d'où l'inventaire de ses rôles dans la vie amoureuse et religieuse comme dans la solution des conflits sociaux ; d'où sa place enfin parmi les autres moyens d'expression que sont la plastique et la musique. C'est toute la conscience qu'une collectivité a d'elle-même et du monde qui nous est ainsi restituée. Vaste inventaire. Patient déchiffrement. Mais cette analyse exemplaire que fait Geneviève Calame-Griaule des rapports entre le langage et une société particulière revêt alors un sens universel." (Présentation de la première édition, Paris, Gallimard, 1965) Geneviève Calame-Griaule.
Le phénomène de renouveau du conte oral se manifeste depuis une vingtaine d'années dans les pays européens et américains, alors que la culture paysanne à laquelle il était traditionnellement lié a pratiquement disparu. Tout se passe comme si la disparition du conte avait laissé, dans nos sociétés nourries de produits médiatisés, un vide culturel et affectif, et qu'elles s'efforçaient d'en redécouvrir les valeurs. Conter est devenu un métier, en France et ailleurs. Le v néo-contage n se cherche des racines et les trouve, bien qu'il prenne des formes différentes, dans la narration traditionnelle. Il était temps de faire le point et d'attirer l'attention sur ce retour à l'oralité qui répond à un besoin profond de nos sociétés. Il était temps aussi de demander aux conteurs eux-mêmes ce qu'ils avaient à dire sur le conte. La confrontation des uns et des autres, qui fait l'originalité de cet ouvrage, informe sur la situation du conte en France et dans de nombreux autres pays, sur le n métier u de conteur, sur les transformations des répertoires et des styles, sur les fonctions multiples que peut assumer le conte dans nos sociétés... Les personnalités diverses des conteurs, leur passion pour le conte, la force poétique de leurs témoignages, confèrent à ces débats une dimension humaine. Le conte devient pour le conteur l'objet d'une sorte de quête initiatique à travers laquelle, renouant avec la longue chaîne des conteurs de jadis, il va à la rencontre de lui-même et de l'Autre.
Résumé : Colette Peignot naît en 1903 dans une famille d'illustres typographes français. Adulte, elle rompt avec son milieu bourgeois et conservateur, fréquente Jean Bernier qui collabore à l'Humanité. Après un séjour de 1930 à 1931 en URSS pour partager le quotidien des moujiks, elle devient membre du Cercle communiste démocratique de Boris Souvarine, écrit des articles pour la Critique Sociale qu'elle finance partiellement. Dans les dernières années de sa vie, elle participe à l'aventure de la société secrète Acéphale. A sa mort en 1938, ses proches découvrent dans ses papiers l'existence de nombreuses lettres, fragments, poèmes et un récit autobiographique ("Histoire d'une petite fille"). L'année suivante, choisissant pour elle le pseudonyme de Laure, Georges Bataille et Michel Leiris décident, sans autorisation, de publier hors-commerce un premier recueil : le Sacré. Trois autres suivront : écrits de Laure (1971), écrits retrouvés (1987), Une rupture. 1934 (1999). Les Cris de Laure rassemblent ses derniers textes inédits. - N. D. E