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César, de Jacques Grévin. édition critique avec introduction et des notes
Grévin Jacques ; Foster Jeffrey
NIZET
17,00 €
Épuisé
EAN :9782707803351
Jacques Grévin (1538-1570), médecin et poète français né à Clermont-en-Beauvaisis dans le département actuel de l'Oise, est surtout célèbre pour son oeuvre théâtrale. Il fut, à la suite immédiate d'Etienne Jodelle et de Théodore de Bèze, l'un des premiers tragédiens de langue française. Son César, de 1561, ici présenté dans une édition érudite, savamment commentée, est considéré comme la meilleure pièce de Grévin. Le lecteur sera non seulement frappé par la rigueur de la composition (la cohérence de la versification est remarquable), mais aussi par la vigueur, l'élan d'un style qui, dans ses périodes déclamatoires les plus réussies, annonce Racine ou Corneille. On trouvera ici, à la suite du César, la pièce JuliusCaesar, écrite en latin par Marc-Antoine Muret, qui fut le précepteur de Grévin. On s'en doute, les comparaisons entre les deux oeuvres n'ont pas manqué, souvent dans l'intention maligne de rabaisser Grévin au rang de plagiaire. Jeffrey Foster, qui a très minutieusement analysé les textes, conclut qu'en réalité Grévin s'est surtout inspiré de la composition de Muret, se singularisant tout à fait dans les autres registres. L'honnêteté de Grévin s'en trouve confortée, lui qui écrit dans un "brief discours" préliminaire : "là ou [les deux tragédies] seront confrontées, on trouvera la vérité. Je ne veux pourtant nier que s'il se trouve quelque traict digne d'estre loué, qu'il ne soit de Muret, lequel a esté mon precepteur quelque temps es lettres humaines, et auquel je donne le meilleur, comme l'ayant appris de luy".
Résumé : La logique du don est mystérieuse. Pour de nombreux économistes et gestionnaires, c'est une pratique sociale, de nature affective ou morale, qui échappe à leur domaine de compétence. Le don n'a pas, selon eux, le sérieux qui sied à ceux qui sont en charge de "faire des affaires". Evoquer la place du don en économie, c'est donc être un peu naïf. Pourtant, dans l'entreprise et sur les marchés, on trouve partout du don et du gratuit. Cela saute aux yeux : le coup de pouce au collègue, le renvoi d'ascenseur, le transfert gratuit d'informations, les cadeaux d'entreprise, les remises gracieuses au client, le service rendu sans y être obligé, etc. La vie concrète de l'économie, celle qu'il nous faut arriver à déchiffrer pour comprendre son fonctionnement et son efficacité, est animée de milliers de dons quotidiens sans lesquels l'entreprise et les marchés tout simplement n'existeraient pas. Les auteurs de cet ouvrage refusent d'exclure de l'économie la logique du don et refusent aussi de l'idolâtrer. Ils la considèrent comme un des moteurs de l'activité humaine. Il s'agit de comprendre la manière selon laquelle ce qui est codifié et institutionnalisé par les marchés, les contrats et les normes organisationnelles entre en frottement avec ce qui est "ouvert" et lié à la liberté subjective de donner. L'articulation entre la logique du don et celle de l'échange doit être au coeur d'un programme de recherche incluant le don en économie. Pour cela, il convient de faire oeuvre de réalisme en sciences sociales et, en particulier, en gestion.
A côté des grands noms de la littérature (Ronsard, Corneille, Voltaire ou Chateaubriand) et des oeuvres majeures, des collections (Du Bellay, Rotrou, Saint-Evremond, Scarron, Tristan l'Hermite), des auteurs moins connus (Angot de l'Eperonnière, Boindin ou Mareschal) et de nombreux textes rares, souvent en première édition moderne, les textes publiés par la STFM offrent le panorama le plus riche et le plus varié de la littérature française de la Renaissance à l'époque moderne.
Le Moyen Age fut peut-être l'âge d'or de cette diversité linguistique tant menacée de nos jours par la globalisation. Des langues héritières du passé, sacralisées par leur rôle de support des textes divins, y côtoyaient toutes sortes d'idiomes, aujourd'hui disparus ou marginalisés, tout comme à l'origine de nos modernités. Dans ce livre éblouissant, Benoît Grévin reconstitue ce paysage linguistique dans sa diversité. Car le Moyen Age du langage est un temps d'expérimentations, où évoluent des dizaines de cultures linguistiques, orales et écrites, guerrières et marchandes, globales et locales, savantes et populaires... Leur histoire est ici abordée dans une optique anthropologique et comparative, à travers un aller-retour entre deux des grandes aires de civilisation qui conditionnent notre modernité: la chrétienté occidentale, dominée par la référence au latin impérial et papal, classique et biblique, sous l'égide duquel s'organise la multiplicité des cultures linguistiques romanes, germaniques, slaves, celtes, etc., et l'Islam classique, où la centralité de l'arabe, coranique et poétique, scientifique ou populaire, recouvre les histoires entrecroisées des cultures turques, iraniennes, berbères, etc. L'enquête adopte une grille de lecture souple, abandonnant les oppositions binaires pour privilégier trois niveaux d'analyse: dialectal, courtois et "référentiel". On se donne ainsi les moyens de retrouver, derrière leurs différences, les caractéristiques communes à ces deux Babel médiévales.
Il est difficile, dans une oeuvre théâtrale aussi singulière que celle de Samuel Beckett, qui déjoue sans cesse les principes traditionnels du genre, de saisir tant les procédés formels sous-jacents que la logique structurelle d'ensemble. S'appuyant en partie sur les études générales des linguistes, mais forgeant en même temps ses propres outils conceptuels d'analyse, Betty Rojtman parvient à relever ce défi, sans jamais trouver refuge dans le jargon ou l'exposition absconse. Monde de la "vibration de surface" et du faux-semblant, le théâtre de Beckett est dépourvu, dans son statisme où pourtant "quelque chose se passe" (Fin de partie), de tout noeud dramatique résolvant les tensions de l'intrigue. Betty Rojtman a parfaitement su repérer ce qui se jouait sous l'apparente absurdité d'un théâtre en instabilité permanente, tel un système de thermodynamique. Et c'est précisément en recourant aux notions de "tension", de "force", que l'auteur parvient à résoudre la dialectique inertie/dynamisme innervant le théâtre de Beckett. Les tensions se dispersent sur plusieurs niveaux et plusieurs axes (verticalement et horizontalement), mais où vont-elles exactement ? Nulle part, conclut B. Rojtman : "elles ne conduisent à aucune paix, à aucune Terre Promise dont le rivage serait entrevu à l'horizon. . ".
Une étude des différentes sources culturelles auxquelles Alfred Jarry a puisé pour bâtir l'ensemble de son oeuvre. La familiarisation avec ces cultures souvent très singulières et éloignées est ici présentée comme le préalable indispensable à la lecture de Jarry.