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24 grands moments de sport. Comme autant de beaux suppléments de vie
Gréteau Jean-Jacques
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782343114156
Le sport — dans sa pratique comme dans l'intérêt qu'on lui porte — peut-il enrichir une vie ? C'est la question qui traverse ce livre. L'auteur s'attache à le montrer à travers 24 grands moments qui, par leur intensité et leur force émotionnelle, l'ont chaviré. De bonheur ou de tristesse. De Mimoun et Kopa à Marie-Jo Pérec et Zidane, ce sont soixante ans de sport de très haut niveau qui défilent dans ce livre. Certains de ces grands moments sont gravés dans les mémoires des plus anciens, les plus récents dans celles des plus jeunes. De tous les sports, le Football est sans doute celui qui a connu les pires déprimes avant de vivre les plus belles exaltations et son apothéose, un soir de Juillet au Stade de France. L'auteur revendique ses choix. Ainsi de toutes les grandes boucles, il en retient deux, alors que les 24 chapitres auraient chacun pu en raconter une. Mais, "Le Tour de l'Apocalypse et de l'Archange" en 1958 puis celui de 1964 avec le fameux "mano a mano" sur les pentes du vieux volcan sont ceux qu'il a retenus pour leur caractère dramatique. Ainsi encore, en Rugby, ce sont les "essais du bout du monde" qui sont contés plutôt que telle ou telle victoire ou défaite "avec les honneurs". C'est là qu'on y trouve la magie du sport, ces moments intenses qui touchent au génie de l'athlète. Cette suite de grands moments est aussi une galerie de portraits. On touche mieux, au travers des pages, "la solitude du coureur de fond" qu'est la vie d'un athlète quelle que soit sa discipline. La trempe du caractère est toujours là pour tenir dans la souffrance, comme Bouttier face au cobra de Santa Fe, comme Mimoun au 30ème kilomètre de son Marathon olympique, comme Pérec face à Cathy Freeman quand d'autres craquent comme Jazy à 50 mètres du Graal olympique, comme Gottvallès déstabilisé par l'arme psychologique des Américains. Parfois le destin se venge de ceux qui l'ont trop souvent provoqué et c'est Senna qui s'écrase à 250 à l'heure contre un mur de béton à Monza. La performance à l'état pur ne laisse indifférents que les blasés. Vibrer devant un grand moment de sport, c'est la certitude de conserver cette capacité d'émerveillement qu'on peut perdre beaucoup trop tôt dans la vie. Elle doit toujours être conservée quelque part, dans sa tête ou dans son coeur, prête à se réveiller.
Pie XI a-t-il été assassiné ? Les historiens divergent sur la question : l'intrigue de ce roman fait ressurgir la part d'ombre concernant cette mort, annoncée comme naturelle, mais qui laisse planer un doute, celui du complot et de l'assassinat. Jean Auburtin, jeune diplomate, est détaché à Rome en 1939 afin d'assurer les bonnes relations entre le gouvernement français et le Vatican. Il a bien perçu que la seule arme de l'Eglise ? sa force morale ? risquait de se dissoudre si le successeur de Pie XI faisait preuve de trop d'indifférence coupable face aux dictatures. Le destin de cet homme vivant jusque-là sa vie de diplomate entre cabinet du ministre et palais Farnèse bascule alors et devient thriller : la petite histoire rejoint la grande. Jean-Jacques Gréteau fait revivre cette accélération de l'histoire et montre la détermination de Jean Auburtin devant l'ampleur du défi et la violence froide de son administration. Il plonge dans les âmes des personnages dont la rudesse des temps révèle les beautés comme les travers.
1987 Houston, Texas. Condamné à mort, après un procès bâclé, pour un crime qu'il n'a pas commis, un homme noir américain est resté ans le couloir de la mort pendant 25 ans. En 2016, sa peine a été commuée en détention à perpétuité. Aujourd'hui, l'histoire de Roger W. McGowen s'inscrit sur les murs d'un théâtre tout parcouru de cris hugoliens, de plaidoyers de Zola, pour que s'ouvre un monde plus juste, un monde aux vastes portes défoncées, direction liberté.
La sémiologie est la science des signes. Groupés en syndromes, les signes sont les expressions des maladies, les éléments indispensables à l'établissement d'un diagnostic. Cet ouvrage, entièrement repensé et récrit, est l'héritier des 7 éditions de l'Abrégé de sémiologie médicale Masson, par Maurice Bariéty et coll. Dans ce manuel d'initiation à l'étude des maladies, les auteurs recentrent le champ de la sémiologie sur la clinique. Ils mènent le lecteur par delà la simple description des phénomènes observés pour expliquer, le plus systématiquement possible, les mécanismes des signes, les intégrer aux syndromes, et évoquer leurs racines historiques. Avec toujours à l'esprit la prééminence du contact entre le patient et son médecin: "Il n'y a pas de beaux malades, parce que tous les malades sont beaux" (page 23). - L'ouvrage est composé de 5 grandes parties: après avoir présenté les Principes de la sémiologie, il aborde les Signes et symptômes généraux pour développer ensuite très largement la Sémiologie des appareils et des systèmes, puis les Situations et syndromes particuliers et la Sémiologie quantitative. Un style simple et clair, une maquette en bichromie et de nombreux schémas et tableaux facilitent la lecture. Des encadrés mettent en valeur les points particuliers de chaque chapitre. Un index particulièrement détaillé complète l'ouvrage et en fait un outil de référence extrêmement commode.
Anna Sokolenko ne vivra pas la vie à laquelle elle aspirait dans son village des Terres noires, au coeur de l'Ukraine ; une vie de travail et d'amour auprès de son fiancé Arno, le cordonnier du ghetto juif. Quand un détachement d'Einsatzgruppen semant la mort à l'est de l'Oder et de la Neisse débarque dans le village de Tatarov, les vies basculent, emportées dans le tourbillon qui ravage l'Europe... Anna n'a que dix-huit ans et commence alors pour elle une course contre la mort... ou pour la vie. Ce roman fait revivre le sort de cette armée d'hommes et de femmes sans statut, sans ressource, presque sans identité dont les Allemands avaient besoin pour faire tourner leur machine de guerre ; la vie devait l'emporter et tous s'y raccrochaient, guettant ce qu'ils continuaient d'espérer au-delà de toute espérance. Avec ce roman, Jean-Jacques Gréteau nous offre un texte de pure imagination dont l'inspiration lui a été fournie par une femme, venue d'Ukraine à la fin de la guerre, qu'il a connue dans le village de ses jeunes années. Un ouvrage qui mêle des moments forts de la guerre et des figures attachantes et généreuses, peintes avec justesse, parfois avec humour, toujours avec élégance. A l'image de son écriture.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.