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La philosophie en 60 livres
Gress Thibaut ; Pinat Etienne ; Barbara Sébastien
ELLIPSES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782340045880
Riche d'une histoire de deux millénaires et demi, la philosophie peut impressionner par son étendue et le nombre d'oeuvres qui lui sont associées. Ce volume propose d'en découvrir une soixantaine parmi les plus emblématiques, depuis les présocratiques jusqu'aux contemporains comme Foucault et Derrida, en passant par les piliers que sont Platon, Aristote, Descartes, Kant, Hegel, Nietzsche ou Wittgenstein. N'omettant aucune période, il accorde une attention particulière aux pensées médiévale et renaissante, ainsi qu'aux développements les plus récents de la phénoménologie ou du "nouveau réalisme". Une série de "panoramas" permet par ailleurs de présenter dans leur unité des mouvements philosophiques qu'il eût été impossible de traiter par des oeuvres isolées ; qu'il s'agisse des présocratiques, des épicuriens, de la philosophie islamique, de la pensée libérale ou encore de la philosophie expérimentale, le lecteur disposera de synthèses originales permettant de rapidement assimiler les points saillants de ces différentes formes de philosophie. Destiné à un vaste public, le présent ouvrage s'adresse aussi bien aux étudiants - qu'ils soient en Terminale, en licence de philosophie, en classes préparatoires littéraires ou commerciales - qua l'honnête homme qui souhaiterait parfaire sa connaissance de l'histoire de la pensée.
Prince des philosophes ", selon Deleuze, " moment crucial de la pensée moderne ", selon Hegel, Baruch Spinoza (1632- 1677) est considéré comme le philosophe le plus dérangeant du XVIIe siècle. Héritier dissident de Descartes, il décida de suivre la raison jusqu'au bout et élabora ainsi une philosophie radicalement neuve, aux conséquences révolutionnaires. Ce volume permet d'accéder à l'intégralité de ses écrits dans les traductions originelles de Charles Appuhn, depuis Les Principes de la philosophie de Descartes jusqu'au chef-d'oeuvre qu'est l'Ethique, en passant par le Traité politique, le Traité théologico-politique, le Traité de la réforme de l'entendement, le Court Traité, les Pensées métaphysiques et la correspondance. Outre la rigueur métaphysique préfigurée par le Court Traité et accomplie dans l'Ethique, on voit ici se déployer une réflexion de grande envergure et aux directions multiples. Politique d'abord : Spinoza traite du droit naturel, du contrat social, de la nature des régimes et des Etats, comme de la place des affects dans l'élaboration d'un champ social. Théologique ensuite : il teste une nouvelle méthode littérale de lecture de la Bible, en attribuant à l'interprétation une portion congrue. Morale enfin : le philosophe interroge les thèmes de la liberté, du bien et du mal dans leur existence même. Autant de domaines où s'affirme la volonté de n'obéir qu'à la raison et d'en accepter les verdicts et les principes. Nul n'a mieux défini que Spinoza ce que signifie philosopher : " Ne pas rire, ne pas déplorer, ne pas haïr, mais comprendre ".
Qu'est ce que l'"esprit cartésien"? Ni scepticisme universel, ni positivisme froid, mais bien inlassable recherche de la vérité qui ne saurait être menée à bien sans l'aide de Dieu qui conditionne jusqu'à la découverte de ma propre existence. Cette introduction a pour ambition de mener le lecteur à philosopher en suivant l'exemple cartésien: ainsi, apprendre à philosopher avec Descartes, ce n'est pas uniquement découvrir une doctrine philosophique complexe, mais aussi chercher à reproduire un geste philosophique subtil ou, plus précisément, chercher à découvrir une attitude et une garantie: l'attitude philosophique par excellence est celle du doute. Mais celui-ci, première étape de la recherche de la vérité, ne constitue en aucun cas son terme ultime; contre le scepticisme, Descartes cherchera inlassablement à garantir la possibilité de la vérité, et cette garantie lui sera donnée par Dieu.
Résumé : L'oeil et l'intelligible se propose de penser les conditions de possibilité d'une philosophie de l'art à partir d'un examen précis et rigoureux de la production artistique picturale de la Renaissance italienne. Cherchant d'abord à définir une méthode, nous étudions en détail les présupposés de l'iconologie afin d'établir ce qui nous en semble être les limites. Puis, forts de cette analyse, nous en déduisons la nécessité d'une philosophie de l'art qui, loin de se contenter d'une analyse érudite de l'icône, cherche à extraire la signification de l'oeuvre à partir de son apparence formelle. Si les pensées de Platon, Hume et Kant nous semblent échouer à proposer pareille démarche, les leçons de Hegel consacrées à l'Esthétique nous offrent un schéma analytique opérant, grâce auquel l'espace, le dessin et le coloris fournissent le lieu même à partir duquel peut surgir le sens. C'est ainsi que les oeuvres de Fra Angelico, Botticelli, Léonard de Vinci et Michel-Ange constituent le matériau artistique grâce auquel nous mettons à l'épreuve la pertinence du triptyque espace-dessin-coloris, tel qu'il fut élaboré par Hegel. En outre, ce sont les pensées philosophiques consacrées au lieu, à la lumière ou encore à la couleur que nous convoquons - tant chez Thomas d'Aquin que chez Marsile Ficin, chez Albert le Grand que chez Plotin, chez Aristote que chez Nicolas de Cues - afin de proposer un sens philosophique des oeuvres picturales que ne nous semblent paradoxalement pas pouvoir délivrer les théories de l'art que proposent ces derniers. En d'autres termes, nous cherchons moins la signification des peintures étudiées dans les éventuelles théories normatives de l'art que dans l'élaboration conceptuelle et philosophique de l'espace, de la lumière et des couleurs qui constituent les éléments formels d'une peinture figurative. Chercher le sens philosophique des oeuvres à même leur apparence formelle et non dans une théorie de l'image ni dans une théorie artistique, tel est donc le projet essentiel de cet ouvrage.
Thibaut Gress est ancien élève de l'École normale supérieure et docteur en philosophie. Professeur de philosophie au lycée, il dirige le site Actu-Philosophia qu'il a créé. Il est l'auteur de Apprendre à philosopher avec Descartes (Ellipses) et de Descartes et la précarité du monde (CNRS Éditions).
Résumé : 23 notions fondamentales pour acquérir l'essentiel et bien démarrer en philosophie : l'art autrui le bonheur la conscience la culture le désir le devoir l'Etat et la société l'expérience l'histoire l'imagination l'interprétation la justice et le droit le langage la liberté la matière et l'esprit la perception la religion la souveraineté théorie et expérience le travail, la technique et les échanges la vérité le vivant.
Résumé : L'année 1492 sonne comme une date majeure dans l'histoire du monde : la rencontre entre l'Europe et le continent américain, sous la bannière dressée par Christophe Colomb. C'est aussi la première mondialisation, c'est-à-dire la possibilité de considérer l'ensemble des terres dans le monde. De ce contact, deux conséquences sont directement appréciées. Le premier retentissement concerne la découverte, pour les Européens, de différents peuples qui semblent vierges de civilisation et de religion. Ces populations constituent autant de brebis égarées à convertir dans la foi catholique, alors que la menace musulmane se fait pressante et les dissensions au sein du christianisme augmentent. La seconde conséquence est l'extension de l'Ancien Monde. Les royaumes d'Espagne et du Portugal sont les premiers à être autorisés, par le pape, à s'installer dans les espaces américains. D'autres grandes puissances européennes, comme les royaumes de France et d'Angleterre et, plus tard, la République des Provinces-Unies, cherchent, au cours du XVIe siècle, à s'implanter dans le Nouveau-Monde, de manière éphémère ou durable. Ce livre retrace les conséquences de cette rencontre, notamment la manière dont les Européens parviennent à s'implanter, parfois après de vaines tentatives, sur un espace de convoitises et de rivalités. Le siècle de la conquête et de l'appropriation des Amériques bouleverse profondément les deux protagonistes, l'Ancien et le Nouveau-Monde. La vision de la conquête à la fin de ce siècle contribue à créer une image persistante des nations conquérantes.