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En Sorbonne, autour des "Provinciales". Éd. critique des "Mémoires de l'abbé de Beaubrun", 1655-1656
Grès-Gayer Jacques
KLINCKSIECK
139,00 €
Épuisé
EAN :9782252029589
Les Mémoires de Beaubrun, c'est leur intérêt principal, représentent un assemblage exceptionnel de sources concernant l'Affaire Arnauld en Sorbonne et ses suites. La première partie (pp. 41-584), sur le déroulement en Sorbonne de la censure d'Arnauld, est certainement la plus neuve et la plus utile, dans la mesure où elle synthétise les avis de chacun des docteurs qui y ont participé. Beaubrun a su tirer partie d'une documentation riche et variée, qu'il expose de manière certes partisane, mais non point tendancieuse. Son travail s'efforce aussi de résumer les principaux ouvrages écrits sur ces matières difficiles, des deux Lettres d'Arnauld à la dernière Justification en sa faveur. Cette approche classique s'avère exacte et commode ; elle confère au dossier présenté un caractère de référence pratique et même indispensable. La seconde partie (pp. 585-968), qui dévelope les prolongements de la condamnation, aborde des domaines que la recherche contemporaine a bien approfondis : la publication des Lettres Provinciales, l'Assemblée du Clergé de France, l'affaire du Cardinal de Retz. Les Mémoires de Beaubrun ont déjà été mises à contribution sur ces sujets mais, par le choix d'informations et de détails qu'il offre, l'ensemble présente une perspective précieuse pour suivre et comprendre les développements d'une période particulièrement dense. En ce sens, elles constituent aussi une référence incontournable.
La présente édition du scénario " L'Iliade zaporogue ", proposé par le réalisateur ukrainien Victor Grès, est une réadaptation de l'oeuvre culte de Nicolas Gogol, " Taras Boulba ", au moment où sort, sur les écrans de la CEI, le film russe du même nom de son collègue Vladimir Bortko, à l'occasion du bicentenaire de la naissance de l'écrivain. Etoffé d'extraits du scénario analogue d'Alexandre Dovjenko, jamais porté à l'écran, ce récit est augmenté de légendes toponymiques ou eschatologiques, de doumas et de chantés lyriques. La publication de ce texte dans sa forme réduite permet de donner aux lecteurs et cinéphiles la vision la plus proche de ce que serait devenue cette " Iliade zaporogue " si son réalisateur avait pu la porter à l'écran : une épopée fantastique, coulée dans l'imaginaire gogolien et teintée de surnaturel, très proche du cinéma poétique de l'Ecole de Kiev. Cependant, mis en chantier depuis près de vingt ans, le projet de ce film ne cesse de se heurter non seulement à la censure économique, mais encore à son obstruction par les instances dirigeantes, qui se complaisent à faire le jeu des incertitudes, des velléités, voire du refus total de lancer sa réalisation. Au-delà de la personnalité de Victor Grès, cinéaste aux multiples prix internationaux, c'est le devenir du cinéma ukrainien et de ses nouveaux auteurs qui semble être compromis par ceux-là mêmes qui paradoxalement le soutiennent.
Un événement historique surprenant, fruit d'une convergence rare de circonstances politiques, d'intérêts particuliers et de personnages hors du commun, préfiguration des dialogues oecuméniques à venir, sans doute... Mais surtout, dans la rencontre de deux Eglises séparées, la présence d'une grande nostalgie : l'Unité de tous les chrétiens. Les quelques 150 pièces de ce dossier témoignent du sérieux des participants. Elles révèlent la vigueur et la richesse du modèle gallican du catholicisme, elles en soulignent aussi les faiblesses. Malgré la minceur des résultats obtenus, le Projet d'Union manifeste bien les enjeux et les contraintes de toute entreprise de restauration de l'unité visible du christianisme.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.