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Le charmant Prince de Ligne, Prince de l'Europe
Grenaud Pierre
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782738480507
Madame de Staël avait jugé le Prince de Ligne : " Il était unique " autant par la valeur de son œuvre que par sa forme et son ton assez singuliers dans les Lettres. Etranger mais partout recherché ; écrivain, ici primesautier, là moraliste, il est " un modèle au lieu d'être un imitateur ". Homme des contrastes, Ligne, en dépit de ses activités différentes mais complémentaires révèle " l'infatigable jeunesse de son esprit " et l'ardeur d'un cœur en tous lieux disponible. Aussi, son œuvre volontairement désordonnée, tantôt sans apprêt, tantôt fignolée, est-elle le baromètre de son époque. Sans prétendre faire de lui un Européen avant l'heure, reconnaissons qu'il est le meilleur connaisseur de l'Europe des Lumières. Mémorialiste original, toujours enthousiaste, parfois visionnaire, il en relate des événements, mêlant le tour plaisant de Commynes à l'ironie mordante de Saint-Simon. Pierre Grenaud reste attaché aux destins contrastés et souvent contrariés, tels ceux de l'esthète mondain puis ruiné Boni de Castelane, de la rude et non conformiste Palatine et de Montesquieu moraliste et libéral, certains assez tributaires de leur filiation spirituelle pour s'autoriser les licences de la chair autant que celles de l'esprit.
Pozzo di Borgo Louis ; Grenaud Pierre ; Clément Be
Dans le parler muselé et gouailleur des héros de Musette et de la famille Hernandez, un Pied-noir débarquant en métropole avec sa famille exprime son désarroi et sa colère. Son seul bagage, c'est une verve truculente qui charrie l'odeur des merguez et celle de la calentita. Le héros du récit, Joseph Lopez, exprime dans un parler musclé ses regrets de quitter pour toujours des lieux familiers, de perdre les modestes biens de la famille. Sa tristesse du départ, ses étonnements lors du débarquement, de l'installation, pourquoi ne les exprimerait-il pas avec l'acqueccent et avec les mains ? Vinga... la vérité, il dit ! Ce cru algérien, cette verve méridionale est tentante. Et s'il n'y a plus de " mouna " ni de " kémia du tonnerre " pour Joseph Lopez, il lui reste une gouaille vengeresse et une sacrée truculence verbale !
Résumé : La formule courante "C'est du Zola !" tend à réduire le naturalisme au misérabilisme et au positivisme scientiste. Il suffit pourtant d'évaluer la vitalité de ce mouvement littéraire à l'aune de sa diffusion en France et à l'étranger pour y découvrir une très grande variété d'oeuvres et de sensibilités artistiques. Héritages, métamorphoses, postérités de ce mouvement littéraire dessinent la cartographie des naturalismes du monde, si différents chez Blasco Ibanez en Espagne, Verga en Italie, Mahfouz en Egypte, et plus près de nous, Mo Yan, en Chine... Comment les comparer, les confronter, les faire converger, par-delà l'étiquetage facile de l'histoire littéraire scolaire ? A la faveur d'un jeu de réciprocité éclairant entre ces différents héritages cet ouvrage vise à revisiter le naturalisme lui-même et à prendre acte de son formidable pouvoir d'influence. Ainsi s'agit-il ici d'abandonner une vision stéréotypée pour ouvrir à ce qui pourrait s'appeler les "humanités naturalistes".
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.