
Intelligence de l'anticommunisme. Le Congrès pour la liberté de la culture à Paris, 1950-1975
Le Congrès pour la liberté de la culture a constitué une pièce centrale de la politique culturelle et idéologique américaine en Europe après la Seconde Guerre mondiale. Peu connu du grand public, il avait pour vocation de résister à l'attraction que le communisme et le progressisme exerçaient alors sur nombre d'écrivains et d'intellectuels. Créé peu après le lancement du Mouvement des partisans de la paix appuyé par le communisme international, il refusa de n'être qu'une organisation de contre-propagande face au mouvement adverse et choisit, à l'inverse, d'agir par influence sur les élites. Son rayonnement se fondait sur la qualité de ses informations, de ses débats, de ses réalisations artistiques ou littéraires et s'élargissait au fur et à mesure qu'il se renforçait comme réseau transnational réunissant des écrivains, des journalistes, des universitaires et des hommes politiques libéraux, sociaux-démocrates ou conservateurs. La diplomatie culturelle américaine n'a guère été analysée en France jusqu'à présent. Fondé sur des entretiens avec les acteurs et des documents d'archives, ce livre, tout à la fois récit et dossier, constitue la première tentative pour restituer la place du Congrès pour la liberté de la culture à Paris, ville où était installé son secrétariat international. Le récit se déploie sur vingt-cinq années allant de la création de cet organisme à Berlin en 1950 dans la zone d'occupation américaine jusqu'à la parution de L'Archipel du goulag et de ses effets dans la capitale française au milieu de la décennie 1970. Il s'efforce de rendre les principales inflexions du dynamisme de l'organisation dans la période chaude de la guerre froide puis dans la période de détente en circonscrivant sa position contrastée dans les milieux politiques et intellectuels parisiens. Le dossier permet au lecteur d'avoir en main toutes les pièces actuellement disponibles dans le domaine public sur les mécanismes de financement du Congrès pour la liberté de la culture, la participation de la CIA à ce financement, la crise entraînée par les révélations sur cette participation, sa reprise par la fondation Ford et enfin sur les raisons de son déclin. Cet épisode constitue une plaque sensible particulièrement précieuse pour l'étude de la résistance au communisme dans la France de l'après-guerre et sur l'appui américain apporté à cette résistance.
| Nombre de pages | 646 |
|---|---|
| Date de parution | 01/02/1995 |
| Poids | 880g |
| Largeur | 153mm |
| SKU: | 9782213593920 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782213593920 |
|---|---|
| Titre | Intelligence de l'anticommunisme. Le Congrès pour la liberté de la culture à Paris, 1950-1975 |
| Auteur | Grémion Pierre |
| Editeur | FAYARD |
| Largeur | 153 |
| Poids | 880 |
| Date de parution | 19950201 |
| Nombre de pages | 646,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Les religions dans la ville d'aujourd'hui
Grémion CatherineChrétiens, juifs, musulmans de toutes tendances vivent des réalités contrastées et une histoire qui s'inscrit dans la vie locale. C'est cette histoire qui est ici restituée à partir d'une enquête dans des zones urbaines neuves qui accueillent toutes les migrations d'aujourd'hui. S'appuyant sur des témoignages, voici une radiographie de situations vécues offrant une vision dépassionnée, mais sans complaisance.ÉPUISÉVOIR PRODUIT35,50 € -

Vers une école inclusive. Regards croisés sur les défis actuels
Gremion LiseDepuis la Déclaration de l'Education pour tous (1990) et la signature de la Déclaration de Salamanque (1994), de nombreux pays démocratiques ont privilégié et favorisé, par la révision de leurs législations, des finalités éducatives impliquant des défis majeurs pour les acteurs de terrain. Les nouvelles directives proposent désormais que le projet de l'école pour tous repose davantage sur la prise en compte de la diversité au sein de la classe. Elles soutiennent, de façon plus ou moins contraignante, l'objectif de scolariser tous les élèves, indépendamment de leurs particularités. Or, les processus de marginalisation sont toujours actifs. C'est pourquoi les vingt-six chercheurs et professionnels de l'éducation de ce volume se penchent sur les raisons qui retardent ou détournent l'ambition d'une école pour tous, et sur les acteurs et pratiques qui permettent de passer de l'intégration à l'inclusion scolaire et sociale. Parmi les questions abordées dans ce collectif, nommons les relations école-famille, la collaboration avec et entre enseignants et intervenants, l'activité des responsables d'établissements scolaires et l'évolution des attitudes, le projet pédagogique individualisé, l'articulation entre accessibilité et résistance, la gestion du travail social, et les activités de consolidation des apprentissages. Publié en françaisÉPUISÉVOIR PRODUIT26,35 € -

Processus et finalités de la professionnalisation. Comment évaluer la professionnalité émergente ?
Gremion Christophe ; Paor CathalUne synthèse sur les nouvelles pratiques autour de l'évaluation : leurs origines, le contexte qui explique leur émergence, les questions éthiques qui y sont liées. L'essor des technologies de l'information et de la communication, le développement des sciences cognitives et l'apparition de nouvelles modalités d'apprentissage rendent les tâches d'évaluation de plus en plus complexes. Le processus de transformation concerne tous les niveaux de formation (de la petite enfance à l'université), et toutes les formes d'évaluation. Cette transformation pose de nouveaux problèmes éthiques. Elle induit de nouvelles pratiques, exposées dans cet ouvrage.ÉPUISÉVOIR PRODUIT26,90 € -

Les Lieutenants de Dieu. Les évêques de France et la République
Grémion Catherine ; Levillain PhilippeEcole, divorce, avortement, homosexualité, marxisme, défense nucléaire : il n'est apparemment pas de grand débat contemporain qui échappe à l'épiscopat français. Exprimant les positions de l'Eglise par ses lettres pastorales et ses déclarations, l'épiscopat semble être dans sa collégialité un et indivisible. Hier encore, dans un pays pratiquant, les évêques veillaient à ce que la France, malgré la République, demeurât la fille aînée d'une Eglise triomphante. Aujourd'hui, les généraux de Dieu ne sont plus que ses lieutenants. La déchristianisation a clairsemé les rangs de leurs troupes, mais surtout le concile Vatican II a bouleversé l'Eglise de France. L'épiscopat n'est plus le sourcilleux gardien d'un dogme assuré : il est désormais en quête _ dans une République acceptée _ d'un langage commun au monde et à l'Eglise. A la reconquête des positions perdues dans une France plus que jamais terre de mission, l'épiscopat n'est pas uniquement une institution à comprendre en ses conférences unanimistes, mais un groupe à saisir là où il agit : dans ses diocèses. Car les évêques de France ne se ressemblent pas. Chacun d'entre eux, par sa formation et sa vocation, a une certaine idée du sacerdoce, de la vie de l'Eglise de France, du catholicisme en République et dans le monde. Investi d'une autorité qui fait de lui le surveillant de l'Eglise diocésaine comme miroir de l'Eglise universelle, chaque évêque est aujourd'hui à la croisée de deux chemins : il doit garantir la tradition et explorer le souhaitable. Pour la première fois, à partir notamment de questionnaires soumis à tous les évêques, un ouvrage dresse un portrait de groupe respectueux de la diversité des comportements et des individualités. A l'horizon élargi de cet ouvrage de référence, c'est bien de l'Eglise de France en politique qu'il est ici question : comment le clerc de l'Eglise peut-il être un citoyen particulier _ contribuant à la mission commune de la société où il exerce son ministère _ et le témoin d'une universalité de l'Eglise, d'autant plus exigeante qu'il sera évêque, c'est-à-dire " élu par les siens et frère avec eux "? Catherine Grémion, sociologue, directrice de recherche au CNRS, dirige le Centre de Sociologie des Organisations. Elle est notamment l'auteur de Profession : décideurs. Historien, Philippe Levillain, professeur à l'Université Lille-III et auteur d'une thèse d'Etat sur Albert de Mun et le ralliement du catholicisme français à la République, a récemment publié Le Vatican ou les frontières de la Grâce.ÉPUISÉVOIR PRODUIT35,90 €
Du même éditeur
-
Diplomatie
Kissinger HenryLe nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--ÉPUISÉVOIR PRODUIT39,85 € -
Carnages. Les guerres secrètes des grandes puissances d'Afrique
Péan PierreCarnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).ÉPUISÉVOIR PRODUIT27,95 € -
L'Alphabet sacré. Et Dieu créa la lettre
Eisenberg Josy ; Steinsaltz Adin ; Werndorfer GilbJosy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,70 € -
Guide de la théorie de la musique
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; FourqueExtrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le MagazineEN STOCKCOMMANDER43,75 €
De la même catégorie
-
Atlas historique mondial
Duby GeorgesGeorges Duby, (1919-1996), historien internationalement reconnu, professeur au collège de France, membre de l'Académie française, a dirigé chez Larousse une Histoire de la France et le volume "Moyen Âge" de l'Histoire du monde.ÉPUISÉVOIR PRODUIT33,60 € -
Le zapping de l'histoire du monde
Amiri BassirRésumé : Quels pays l'acronyme BRICS désigne-il ? Quel est l'acte de naissance de l'Europe ? Au XXIe siècle, quel pays est le premier producteur mondial d'opium ? Qui sont les Moghols ? D'où viennent les noms des 50 Etats américains ? Quelles puissances la guerre de Sept Ans opposa-t-elle ? Quand les frontières de l'Afrique furent-elles dessinées ? De quand date-t-on la naissance de l'Etat islamique ? Quel événement tragique est à l'origine du déclenchement du génocide rwandais ? Depuis quand la Grèce est-elle indépendante ? C'est à toutes ces questions, et à bien d'autres, que le Zapping de l'histoire du monde répond. Des grands empires de l'Antiquité à la chute de l'URSS, de l'Europe de Charlemagne à la Chine du XIXe siècle en passant par la fondation des Etats-Unis et le long chemin vers l'indépendance de l'Afrique, il nous invite à un voyage au fil des siècles, analyse l'évolution des grandes civilisations, l'importance nouvelle de l'Inde, de l'Iran, de la Russie, du Brésil, et décrypte le nouvel ordre du monde qui se dessine aujourd'hui.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,40 € -
L'An Mil
Duby GeorgesA l'An Mil romantique, antithèse apocalyptique de la Renaissance, l'école historique française oppose un An Mil appelé à devenir classique : tournant majeur où s'opère, dans l'attente de la fin du monde, le passage d'une religion rituelle et liturgique à un christianisme d'action. Richer, Gerbert, Helgaud, Adémar de Chabannes et Raoul Glaber ne sont ici traités qu'en témoins d'une conversion psychologique et mentale. De Charlemagne et Cluny aux pèlerins de Saint-Jacques et du Saint-Sépulcre, aux croisés bientôt : temps d'espoir et de crainte, millénaire de l'incarnation que les contemporains vécurent comme la promesse d'une nouvelle Alliance, un nouveau printemps du monde.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,00 € -
Le déclin de l'Occident. Esquisse d'une morphologie de l'histoire
Spengler Oswald«Existe-t-il une logique de l'histoire ? Y a-t-il, par-delà tout le fortuit et tout l'imprévisible des événements particuliers, une structure pour ainsi dire métaphysique de l'humanité qui soit essentiellement indépendante de tous les phénomènes visibles, populaires, spirituels et politiques de la surface ? Qui soit au contraire la cause première de cette réalité de second ordre ? Est-ce que les grands traits de l'histoire universelle n'apparaissent pas toujours au regard du clairvoyant sous une forme qui autorise des déductions ? Et dans l'affirmative, à quoi se réduisent ces déductions ? Est-il possible dans la vie même - car l'histoire humaine est l'ensemble des immenses courants vitaux que l'usage linguistique, pensée ou action, assimile déjà sans le vouloir, comme en étant la personne et le moi, à des individus, d'ordre supérieur appelés "antiquité", "culture chinoise" ou ""civilisation moderne"- de trouver les degrés qu'il faut franchir et de les franchir dans un ordre qui ne souffre point d'exception ? Peut-être les concepts de naissance, de mort, de jeunesse, de vieillesse, de durée de la vie, qui sont à la base de tout organisme, ont-ils à cet endroit un sens strict que nul n'a encore pénétré ? En un mot, y a-t-il, au fond de tout ce qui est historique, des formes biographiques primaires et universelles ? Le déclin de l'Occident, phénomène d'abord limité dans l'espace et le temps, comme le déclin de l'antiquité qui lui correspond, est, on le voit, un thème philosophique qui, si on l'entend dans sa gravité, implique en soi tous les grands problèmes de l'être.» Oswald Spengler."ÉPUISÉVOIR PRODUIT64,00 €








