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Le langage
Grelot Pierre
CERF
28,01 €
Épuisé
EAN :9782204066051
Quatrième de couverture Pour lire la Bible, pour comprendre les livres qui la composent, il ne suffit pas d'en déterminer la date ou le milieu d'origine, de savoir quel en est l'auteur, où ils ont été composés, à quel genre littéraire ils appartiennent, etc. Il faut encore s'intéresser au matériau même qui les constitue : le langage. Ce qui frappe d'emblée c'est que pour parler de Dieu, de son dessein qui donne un sens à l'histoire humaine en dirigeant celle d'un peuple choisi, en y faisant naître le Christ jésus dont la mort et la résurrection dominent tout le reste et en y faisant surgir son Église, les deux testaments ont recours au registre symbolique. Comme si le langage symbolique était nécessaire, lui qui suggère la réalité surnaturelle plutôt qu'il ne la définit. En proposant une façon de classer les symboles, l'auteur montre comment fonctionne le langage de la Bible pour faire entrevoir tout ce qui, dans le dessein de Dieu, ne peut être évoqué autrement. Il s'agit assurément d'un langage théologique, mais ce n'est pas celui auquel nous ont habitués les théologiens dans le cadre de la culture gréco-romaine, médiévale ou moderne. C'est pourtant ce langage qui est le plus significatif et qui peut se confronter avec les cultures que la foi chrétienne atteint aujourd'hui, en Asie ou en Afrique ; ou même, en Occident, avec une culture rationaliste qui tente d'occulter le sens religieux.
Pierre Grelot, qui fut longtemps professeur d'Ecriture Sainte dans les séminaires et à l'Institut catholique de Paris, dialogue avec un jeune musulman en abordant tous les sujets qui peuvent les opposer dans leurs fois respectives. L'amitié seule peut permettre cet échange difficile où chacun reste sur ses positions. Le chrétien n'ignore pas les difficultés que sa foi soulève dans l'esprit de son interlocuteur. Il n'a aucune intention de le convertir à la foi chrétienne, mais il s'attache à dissiper les fausses représentations que le musulman peut avoir au sujet de la foi chrétienne. Son interlocuteur est un jeune marocain. L'auteur attend longtemps avant de lui dire comment il a appris lui-même à comprendre quelque peu l'islam. Le professeur qui lui avait enseigné un peu d'arabe n'était autre qu'un marocain converti à la foi chrétienne : le père Jean-Mohammed Abd-el-Jalil (1904-1979). Celui-ci s'appliquait à donner aux chrétiens une juste compréhension de l'islam et aux musulmans une juste idée de la foi chrétienne. Ces " Dialogues " n'ont rien d'une entreprise apologétique : ils ont pour témoin ce Dieu qui appelle chrétiens et musulmans à une profonde conversion en surmontant les ignorances et les injustices du passé, afin de renouveler dans un climat d'humilité et de vérité leur connaissance et leur appréciation de l'autre.
C'est un fait : la Vierge Marie ne cesse pas d'intéresser le chrétien ou de l'intriguer. Dans un sens ou dans l'autre. Souvent avec âpreté. Oserait-on relire dans ce "discours" saccadé la prophétie de Siméon, lors de la Présentation au Temple ? Dans le silence de sa longue préparation, puis lors de sa courte mission, le Christ s'est heurté au doute, à l'aveuglement de beaucoup. Ses proches l'ont rejeté ou ne l'ont pas compris. Pour Marie, ce fut une épreuve d'autant plus dure qu'elle vivait dans la solitude d'un coeur déchiré entre l'amour de son Fils et l'amour de ceux pour qui il était né. La dévotion mariale est un phénomène qui fascine les historiens de la piété populaire. Tant d'intérêts, parfois peu conciliables, s'entremêlent, qui expliquent peut-être en partie les excès et, inversement, les rejets. Les pages qui suivent ne prétendent pas tout éclairer, ni tout simplifier. Elles s'arrêtent plutôt, à partir de l'Ecriture et à travers les diverses époques, à souligner une continuité riche de sève spirituelle. Elles souhaiteraient aider, au-delà des controverses et des divergences, à réconcilier l'esprit et le coeur de ceux qui s'interrogent. Et, dans leurs limites mêmes, elles renvoient doublement à une âme transpercée : celle de Marie et la nôtre.
Connaissez-vous une apocalypse dans l'Ancien Testament ? Quel livre a été écrit dans les trois langues de la Bible ? Où se trouve l'histoire de Suzanne ? D'où vient le titre de Fils de l'homme que Jésus se donnait volontiers ? Quel est le seul livre de la Bible juive qui affirme la résurrection des morts ? Le livre de Daniel, c'est tout cela et bien d'autres richesses encore comme les songes et les visions, qui proposent une théologie de l'histoire. Le P. Pierre Grelot, d'Orléans, guide cette lecture du livre de Daniel qu'il connaît si bien et qui éclaire le judaïsme au temps de la crise des Maccabées, deux siècles avant Jésus.