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La décentralisation
Greffe Xavier
LA DECOUVERTE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782707146014
Après des siècles de centralisation, le début des années 1980 a constitué un tournant historique en direction de la décentralisation. Vingt ans après, un Acte II a été décrété, aboutissant à une réforme constitutionnelle d'importance, alors même que, dans l'ombre, un autre se joue chaque jour, celui de l'intercommunalité. La décentralisation y est présentée comme le levier d'une démocratie de proximité et d'un meilleur développement local. Aux arguments politiques et administratifs classiques en faveur de la décentralisation se joignent aujourd'hui des préoccupations plus économiques. La souplesse offerte par les nouvelles technologies de l'information et de la communication vient renforcer ces arguments, non sans créer au passage un climat euphorique discutable. Cet ouvrage présente le dossier de la décentralisation et l'agenda des réformes en cours, en montrant la tentative d'échapper à une culture de la centralisation qui continue de marquer les milieux politiques et administratifs, et en comparant l'expérience de la France avec celle des autres pays européens.
Résumé : Le patrimoine culturel n?est pas qu?une simple trace du passé. Il tire sa valeur des différents usages que l?on peut en faire, voire des liens qu?il permet de tisser entre les personnes; il est rhizome. Examinant cette interdépendance croissante entre mémoires, pratiques et expériences, l?auteur analyse le fonctionnement du patrimoine culturel selon trois perspectives, soit la délimitation de son champ, sa mise en scène et ses valeurs.
La société contemporaine nous invite tous à être créatifs, et les arts et les artistes y sont sollicités pour nous aider à relever ce défi en acclimatant nos capacités à la créativité, embellissant nos objets et nos lieux, et en suscitant les liens sociaux nécessaires à nos cohésions. Les artistes deviendraient ainsi les ingénieurs en émotion souhaités il y a deux siècles par Saint-Simon, permettant alors la convergence des valeurs artistiques et économiques. S'agit-il pourtant de la même créativité ? Dans le brouhaha des créativités, celle prônée par la société créative est de satisfaire au mieux et au plus vite les besoins reconnus. Là où la logique de la créativité demandée par la société doit remonter d'un besoin précis vers l'amont, celle de l'art descend de l'amont vers l'aval, en explorant de nouvelles voies d'expression. Il peut alors exister une tension entre valeurs artistiques et économiques, tension aujourd'hui catalysée par une économie des données massives qui fait des personnes que l'art entendait éclairer de simples porte-données, manipulés par une image numérique qui interpelle plus qu'elle n'informe. Toutes deux font même du virtuel, metavers compris, le lieu de réconciliation de ces valeurs opposées. Mais ces expériences virtuelles ne relèvent-elles pas de la simulation là où celles du monde physique enrichissent la réflexion des acteurs ?
Résumé : Révisez toutes les disciplines tout au long de l'année, réussissez votre BTS ! Des cours complets vous permettent d'approfondir, de comprendre et de mémoriser les notions de chaque discipline. Des exercices et leurs corrigés pour vous entraîner pour les contrôles et pour le BTS. Des méthodes pour le BTS adaptées à chaque matière : études de cas, dissertations, sujets, documents et synthèses... Et en plus : Un dossier "Je gère mon BTS" : la présentation des épreuves et des conseils pour comprendre ce que l'examinateur attend de vous.
Vroey Michel de ; Greffe Xavier ; Lallement Jérôme
La science économique et les économistes sont aujourd'hui interpellés sur leur capacité à apporter des réponses à de nombreuses questions à la fois théoriques et pratiques, mais qui, pour l'essentiel, se réduisent à une interrogation fondamentale : comment organiser la société dans sa dimension économique ? Les réponses apportées par les économistes sont foisonnantes : ouvrages, revues, articles, publications ouvrent ou entretiennent d'intenses débats. Pourtant, seul un petit nombre de travaux réellement novateurs ont fait date dans l'élaboration du savoir économique. L'ambition de ce Dictionnaire est précisément de rendre compte de 75 de ces oeuvres, livres ou articles, classiques ou contemporains. Sous la signature d'économistes de renom international, chaque oeuvre est ainsi présentée en trois temps : le parcours de l'auteur et l'état des connaissances au moment de la rédaction de l'oeuvre ; son apport spécifique ; sa portée et son influence actuelles. Le Dictionnaire entend ainsi contribuer au maintien et au renforcement d'une culture économique générale qui prenne en compte les inflexions et les tournants ayant marqué le développement de la discipline.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.