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Phryne et les anarchistes [EDITION EN GROS CARACTERES
Greenwood Kerry
DE LA LOUPE
24,10 €
Épuisé
EAN :9782848682297
Quel glas pour ceux qui tombent comme du bétail? WILFRED OWEN, Hymne pour la jeunesse condamnée Le pare-brise explosa. Phryne Fisher réalisa alors que le bourdonnement qu'elle percevait par-delà le rugissement du moteur de l'Hispano-Suiza n'était pas dû à un moustique, comme elle l'avait tout d'abord cru. Le pare-brise se fendilla en mille morceaux qui l'éclaboussèrent d'autant de minuscules fragments de verre pointus. Phryne enfonça la pédale de frein pour arrêter la puissante voiture. Elle épousseta ses lunettes d'aviateur avant de les retirer. Quelqu'un venait de lui tirer dessus. On avait beau être en 1928 - une année de malaise notoire dans l'industrie, accompagné d'une crainte grandissante de désastre économique -, c'en était trop. Penchée en avant, Phryne fit tomber ce qui restait du pare-brise de son poing ganté de cuir. Quelle sale nuit! Mais d'ailleurs, où diable était-elle? L'entrée de Victoria Dock se dressait face à elle. Elle scruta la nuit à travers le cadre vide du pare-brise sans parvenir à distinguer ou à entendre grand-chose. Deux silhouettes sombres traversèrent la rue en courant à moins d'une cinquantaine de mètres. L'une d'elles tira de nouveau dans sa direction. La balle rebondit sur le capot avant d'aller ricocher sur le mur d'enceinte des docks. Les voyous avaient atteint le mur de l'entreprise Gas Works et l'escaladaient au moment où Phryne sortit son Beretta et bondit hors de sa voiture, les visant avec soin en prenant appui sur son avant-bras. Aussitôt, elle abaissa son arme. Trop loin... et trop tard! Les silhouettes enjambèrent le mur de brique rouge et disparurent. Phryne lâcha un juron, rempocha son Beretta et ôta son manteau avec précaution pour le secouer. Puis, reportant son attention sur sa voiture, elle retira tout le verre qu'elle put et épousseta le capot de ses mains gantées afin de rouler sans risque jusqu'au premier commissariat. Une guerre de gangs à Melbourne? L'hypothèse semblait peu probable. Le gardien posté à l'entrée, qui avait sans doute tout vu, pourrait au moins appeler la police. Alors qu'elle se tournait vers l'entrée éclairée, Phryne se rendit compte qu'un troisième acteur avait pris part à la pièce - même s'il ne manifestait pas grand intérêt pour ce qui se passait. Étendu sur le bitume rugueux de la route d'accès aux docks, il était en train de se vider de son sang. - Nom de Dieu! s'exclama Phryne en se demandant s'il n'y avait pas d'autres tireurs embusqués. Jusque-là, pourtant, la soirée était plutôt agréable. Dans cette lumière, j'offre une superbe cible! Vêtue d'un pantalon large, de bottes, d'un chapeau cloche, d'un chemisier en soie crème et d'un manteau de renard roux, elle présentait une silhouette très à la mode en s'agenouillant près d'un mourant sous la lampe à acétylène qui illuminait l'aire de stationnement. Phryne enleva son manteau pour éviter de le tacher et glissa son bras gainé de soie sous la tête de l'inconnu. Elle constata qu'il s'agissait d'un très jeune homme, avec une tignasse de cheveux filasse en broussaille et couverts de boue. La tête blonde roula sur l'épaule de Phryne tandis que ses mains palpaient son corps malmené. Les côtes, sérieusement endommagées, lui parurent s'enfoncer sous ses doigts, et il avait un trou au cou de la taille d'une pièce d'une couronne d'où jaillissait un flot de sang. Phryne enleva ses gants qu'elle roula en boule et comprima la blessure. Une main agrippa mollement son bras et deux yeux bleus s'ouvrirent. - Reste tranquille, ordonna-t-elle. Tu es blessé. Quelqu'un t'a tiré dessus et a bien failli m'avoir, moi aussi. Tu sais qui c'était? La tête dodelina, les lèvres s'entrouvrirent. Le jeune homme était vêtu d'une chemise bleue d'ouvrier sans col et de ce qui avait sans doute été un costume de serge grise convenable avant qu'il ne décide de mourir dedans. Phryne sentit ses genoux trempés s'incruster dans le gravier. Elle se déplaça de quelques centimètres. Le garçon portait un anneau en or à l'oreille et un tatouage bleu sur la clavicule. Un A majuscule entouré d'un cercle. - Tu parles anglais? Le garçon marmonna dans une langue que Phryne ne parvint pas à identifier. - Tu jaspines-ti français, mon pauv'e? Le mourant esquissa un vague sourire en reconnaissant l'argot du milieu dans la bouche de cette femme élégante et répondit à la manière d'un titi parisien: - Comme de juste, Auguste. Puis il cligna des yeux, fit une grimace et dit: - J'dois clamecer.
Résumé : Série Phryne Fisher, tome 3 En Australie, dans les années 20, un macabre incident vient perturber le cours d'un voyage en train. Une vieille dame est assassinée et jetée sur la voie après que l'on a répandu du chloroforme dans le wagon de première classe. Parmi les passagers, la célèbre Phryne Fisher, riche aventurière et intrépide détective, prend immédiatement l'affaire en main après avoir sauvé in extremis la vie des autres voyageurs. Aidée de ses équipières de choc, Dot, sa femme de chambre et le docteur MacMillan, l'infatigable Phryne se lance sur la piste du crime aux commandes de sa vrombissante Hispano-Suiza. Mais le train de Ballarat recèle bien des mystères : qui est cette enfant chétive et amnésique que personne n'attendait à l'arrivée ? Comme à son habitude, la plus chic et la plus rebelle des détectives recueille les chats errants et pourchasse les criminels sans se départir de son charme... toujours aussi dévastateur.
Résumé : Un chef d'orchestre est retrouvé assassiné d'une manière pour le moins étrange, une partition enfoncée dans la gorge. Pour résoudre ce meurtre, l'inspecteur Jack Robinson a absolument besoin de l'aide de la charmante, précieuse et très futée Miss Fisher. Le mystère s'épaissit lorsqu'un étrange mathématicien entre dans la partie. L'air hautain mais très séduisant, ce scientifique est réputé pour casser les codes secrets les plus complexes. Et tout le monde semble tomber sous son charme. Aidée de sa fidèle Dot et de M Butler son majordome aux idées larges, Miss Fisher va devoir faire appel à ses capacités d'analyse et à ses contacts d'ancienne espionne pour réussir à confondre le coupable.
De jolies jeunes filles disparaissent à Melbourne. Elles ne sont pas seulement jolies : elles sont aussi enceintes et habitent toutes dans les quartiers pauvres de la ville. Polly Kettle, une journaliste qui n'a pas froid aux yeux et beaucoup d'ambition, décide de mener l'enquête. Au lendemain de sa rencontre avec Miss Fisher au Club des Aventurières, la journaliste disparaît à son tour. Il est largement temps pour Miss Fisher de résoudre ces mystères et de retrouver Polly avant que quelque chose de grave ne lui arrive. Des couvents aux caves de la ville, des bordels aux maisons bourgeoises, Miss Fisher mène l'enquête avec l'aide de ses fidèles Dot, Monsieur Butler et du toujours séduisant Inspecteur Robinson...
L'esprit rebelle, l'élégance, la féminité exacerbée et l'intelligence de Phryne Fisher ont déjà séduit la critique et le public. Intrigues et rebondissements dans le décor pittoresque et exotique de l'Australie des années 20. Troisième enquête de Phryne Fisher, sur un meurtre énigmatique commis à bord d'un train...
Dans la campagne de fin de guerre René a beau être tout jeune il n'en est pas moins fin observateur des habitants de son village, et tient son journal pour ne pas oublier... On pourrait croire que Le Pellereau est le parfait exemple d'une France immobile mais, sous la plume de Plodock, voilà que prennent vie la fille de la laitière qui sera recueillie par les parents du garçon ; le jardinier boiteux, méprisé, qui se révèlera un parfait homme d'affaires et sera amoureux d'elle. Et tandis que le certificat d'études se prépare au Pellereau, le nouveau maire déchaîne les passions, il a juré de détruire la vieille église du bourg... Ancien militaire, l'auteur est aujourd'hui à la retraite et vit en Berry au Pellereau, l'un des berceaux de sa famille. Ses univers s'enracinent dans cette région dont il restitue toute la finesse, l'âme et la beauté.
Une tempête a ravagé les sapinaies du domaine des Matricon. Très éprouvés par la guerre - un de leurs fils est porté disparu, deux autres sont morts et leur fille a été chassée du domaine car elle attend un enfant d'un allemand - il ne reste que Violette, la dernière, qui s'occupe de l'atelier familial de passementerie. A contre-coeur, car il faut bien réparer les dégâts de la tempête, Baptiste Matricon recrute des prisonniers pour l'aider à nettoyer la forêt et relancer la scierie. Si certains renâclent, Willie, dont c'est le métier en Allemagne, accepte l'embauche et sera d'une grande aide. Mais Violette et lui s'aiment. L'histoire va-t-elle à nouveau recommencer ?
Résumé : La légende raconte qu'un jour un immense incendie de forêt se déclara. Les animaux terrifiés observaient le désastre. Seul un colibri se mit à la tâche, allant chercher les quelques gouttes d'eau que contenait son bec pour les verser sur le feu. L'un des animaux, agacé, lui demanda s'il pensait pouvoir éteindre le feu tout seul ? "Non, mais je fais ma part" répondit le colibri. Nous ne l'ignorons plus, la terre va mal, et, même si individuellement nous ne polluons pas autant que l'activité des grosses multinationales, à l'instar du colibri, chacun peut "faire sa part". Pierre Rabhi, pionnier du retour à la terre, nous donne ici quelques pistes.
Résumé : "Et au moment où il sut qu'il n'était plus vraiment un homme, il le devint." Partout, au coeur des sociétés d'opulence, naît le rêve d'un monde nouveau : un monde de tous les possibles, où l'Homme s'affranchirait enfin des limites de la nature. Christian, jeune prodige scientifique, veut y prendre part. Il va participer à un projet de grande envergure : façonner l'homme de demain. Mais face à un tel enjeu, dans la solitude de son bureau, Christian s'interroge. Inadapté, incapable de nouer des relations, il se heurte à sa propre énigme. Et si la science n'était pas le seul moteur de l'évolution humaine ?