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L'ami du chevalier de pas
Green Eugène
DIABASE
16,04 €
En stock
EAN :9782372030090
C'est à six ans que Fernando Pessoa (1888-1935) inventa le chevalier de Pas, son premier hétéronyme. "Par ce geste fondateur il avait exprimé une grande partie d'un destin" voué à l'écriture de la vie psychique, au rêve et à l'errance qu'Eugène Green nous donne à (re) découvrir : "C'est un regard personnel, émerveillé, fraternel, sur la vie d'un homme qui a laissé au monde l'un des oeuvres les plus étranges et les plus riches de toute l'histoire de la littérature européenne. On peut donc envisager ce texte comme une interrogation sur la poésie. Toutefois, je ne prétends rien éclaircir, car jeter sur la vie d'un autre un regard poétique, c'est contempler un mystère." L'ouvrage est suivi de la traduction par Eugène Green de quelques poèmes de Fernando Pessoa et de sa pièce Le Marin. En hommage supplémentaire, Eugène Green nous offre le scénario d'"Une petite pessoade cinématographique" à l'ironie décapante.
Résumé : Son profil ressemble aux portraits auxquels on attribua le nom de M. de Silhouette. Si on y pose une perruque poudrée, il n'y a plus de doute. C'est bien Mozart qui déambule parmi les flots de voitures. Mais que fait à Prague, à notre époque, le compositeur de Don Giovanni ? Il participe au nouveau roman d'Eugène Green. Tout comme René Descartes, la comtesse Polyxena de Lobkovic, mais aussi Eva et ses amants, Milo? et Zden?k. Autant d'hommes et de femmes, entraînés dans une histoire qui mêle la politique au désir, la spiritualité aux fantômes. Avec, en son coeur, la jeunesse éternelle d'un trio amoureux dans le Printemps de Prague.
Ce livre est une tentative personnelle pour comprendre et expliquer ce qui fait la nature intrinsèque de la poésie. Eugène Green, qui a écrit lui-même de la poésie et qui a longtemps mis en scène les drames baroques, trouve dans ces deux mots les clés : les Grecs désignaient la poésie par un mot, poiÄsis, qui signifie "faire, fabriquer". Les poètes du monde roman, eux, se définissaient par un autre mot, "trobar" en occitan , "trouver" en français... Au fil des pages, Eugène Green nous emmène dans une prodigieuse promenade à travers les langues et les littératures.
Né en 1930, Amédée Lucien Astrafolli va devenir, très jeune, une figure originale des lettresfrançaises. Il s?illustre dans la défense de l?atticisme (idéal littéraire et linguistique qui se réfère àl?élégance, au goût de la juste mesure et à la sobriété des grands écrivains attiques), face aux assautsdes « asianistes », ces barbares prêts à brader les attraits raffinés de la rhétorique classique contreune illusion de modernité. Face à lui, Astrafolli va trouver une jeune sémiologue féministe etrévolutionnaire, Marie-Albane de Courtembat, pasionaria des barricades soixante-huitardes, avec qui il va croiser le fer. Un troisième personnage, Julien Tertre, plus jeune que les deux précédents, va s?interposer entre ces deux passionnés: il représente une génération éprise de concret, désireuse de rendre compte de choses plus essentielles à partir de la réalité, tâche pour laquelle les outils ducinéma lui paraissent mieux adaptés que ceux de la littérature?Eugène Green brosse le tableau d?un demi-siècle de luttes idéologiques, de parti pris parfois fumeux, de querelles intellectuelles ou mondaines, dont la jeunesse actuelle tend à se défaire. On retrouve ici les préoccupations d?un écrivain toujours à contre-courant: amour presque mystique de la langue française (venant d?un natif de Barbarie, cela ne manque pas d?être touchant), recherche de l?épure et de la dimension spirituelle dans l?art? Un roman satirique, brillant, inclassable.
Résumé : Dans la ville de Turin se croisent des jeunes gens d'horizons très différents, mais qui vont se trouver liés par une série de hasards apparents, autour de deux crimes : le meurtre d'une petite fille de trois ans, d'origine modeste, et l'enlèvement d'un banquier. Virgilio, étudiant en lettres, se distingue de la plupart de ses contemporains par la richesse de sa vie spirituelle ; son ami et condisciple Luciano est, lui, en quête d'un idéal qu'il a du mal à discerner ; une longue histoire familiale pèse sur Orlando, l'aristocrate ; Erminia, jeune paysanne devenue ouvrière, ne trouve sa place nulle part ; Norberto, issu de la bourgeoisie, pense s'en libérer en organisant un enlèvement comme au temps des Brigades rouges... A travers ces parcours erratiques, Eugène Green campe une civilisation qui glorifie la liberté individuelle, mais nie l'idée d'un destin ou d'une forme d'existence propre à chaque être - comme jadis celle des moines et des chevaliers. Eugène Green est cinéaste, écrivain et dramaturge. Il a réalisé de nombreux films, parmi lesquels : Le Pont des Arts (2004) ; La Sapienza (2014) ou Le Fils de Joseph (2016). Il a publié des romans et, chez Desclée de Brouwer, un recueil de contes : La Rue des canettes (2003) et trois essais : La Parole baroque (2001), Présences. Essai sur la Nature du cinéma (2003) et Shakespeare ou la lumière des ombres (2018). Il vient de recevoir le Prix du Premier recueil de nouvelles 2019 de la SDGL pour Les Interstices du temps, publié aux Editions du Rocher.