Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Puck N° 20/2014 : Humain / Non humain
Grazioli Cristina ; Plassard Didier
ENTRETEMPS ED
24,00 €
Épuisé
EAN :9782355391682
Extrait Ce vingtième numéro de Puck clôt une série, la deuxième dans la vie de la revue fondée par Margareta Niculescu et dirigée par Brunella Eruli, de 1988 à 2000 tout d'abord, puis de 2006 à 2012. Conçu par Crisrina Grazioli et Didier Plassard en hommage à sa rédactrice en chef disparue en août 2012, il s'organise autour d'une thématique générale, «Humain/Non humain», qui prolonge les questionnements centraux de la réflexion critique et théorique de Brunella Eruli, comme le montre la petite anthologie de ses articles, inédits en français ou difficilement accessibles, qui constitue la deuxième partie de cette publication. Plus d'un quart de siècle sépare la première livraison de Puck, consacrée à «L'avant-garde et la marionnerte», du présent numéro. Si, dans l'intervalle, de profondes transformations ont affecté le champ des arts de la marionnette, c'est bien évidemment grâce aux créateurs, dont un très grand nombre ont publié leurs réflexions ou bien ont vu leurs spectacles commentés dans Puck. Mais si le regard porté sur ces oeuvres, tant par le monde professionnel que par le public, s'est aujourd'hui considérablement modifié, nous le devons pour une large part à Brunella Eruli et à sa revue, qui pendant toutes ces années ont su mettre en dialogue «la marionnette et les autres arts». * Entrée des Simulacres «Sur le chemin qu'on croyait sûr et qu'emprunte l'homme du Siècle des Lumières et du rationalisme, voici que s'avancent, sortant tout soudain des ténèbres, toujours plus nombreux, les SOSIES, les MANNEQUINS, AUTOMATES, les HOMONCULES - créatures artificielles qui sont autant d'injures aux créations mêmes de la NATURE et qui portent en elles tout le ravalement, TOUS les rêves de l'humanité, la mort, l'horreur et la terreur.» Ainsi le metteur en scène polonais Tadeusz Kantor, dans son manifeste du Théâtre de la mort, décrit-il le mouvement de houle profonde qui, dans le dernier tiers du XVIIIe siècle, a fait ressurgir sous les glaces de la culture classique un imaginaire fantastique qu'on croyait à jamais disparu avec le Moyen-Âge, ou à tout le moins relégué, depuis lors, loin des espaces policés de l'art et de la littérature. Automates de Vaucanson et de von Kempelen, spectres et cadavres animés des romans gothiques, ombres inquiétantes et doubles grimaçants des récits romantiques, vampires hantant les scènes théâtrales européennes, fantasmagories de Robertson secouant les nerfs du public parisien... Bien qu'ils célèbrent officiellement le Progrès et la Raison - la Révolution française ne se hasarde-t-elle pas à tenter d'imposer le culte de cette dernière ? - les contemporains de Voltaire, puis de Kant et de Hegel sont fascinés par le jeu des doubles et des simulacres, ces autres «monstres» que produit «le sommeil de la Raison», déclinant les variations infinies du mort et du vif, du naturel et de l'artificiel, de l'humain et du non-humain. (...)
Résumé : L'univers est peuplé par des étoiles, des planètes, des galaxies, des astéroïdes, des comètes, mais les trous noirs en sont certainement les habitants les plus mystérieux et les plus fascinants ! Grâce à cette merveilleuse histoire racontée par papy Gino, professeur d'astronomie, les trous noirs n'auront plus de secrets pour vous ! C'est l'été, le soleil illumine le ciel, la plage est en feu : une journée à la plage pleine de jeux et de plongée qui va se transformer pour Bernardo, Gregorio et leurs deux amis en une aventure inattendue. Ils découvriront les secrets des trous noirs, d'étranges objets célestes que personne n'a jamais vus mais qui existent bel et bien ! Grand-père Gino, un professeur d'astronomie à la retraite, emmènera les enfants à l'intérieur d'un trou noir, leur expliquera pourquoi ils sont noirs, comment ils sont nés et comment les scientifiques pensent qu'ils vont mourir. Et Gino leur racontera même ce qui se trouve de l'autre côté d'un trou noir?
Résumé : What can possibly happen to three friends and their dog when they take a peaceful boat trip on the River Thames ? Well, just about anything ! Their adventures as they visit historical sites on the beautiful River Thames make the reader laugh ! Read how they get lost in the gardens of a royal palace, are attacked by angry birds, cook the strangest meal in history, and much more ! Wide range of activities practising the four skills. PET-style activities. Trinity-style activities (Grades 5/6). Dossiers : Fox-Terriers, Life on the River, Oxford and others. Internet projects. Text recorded in full. Exit test with answer key
Au début des années 1930, le gouvernement fasciste italien met en poste plusieurs diplomates en URSS. Attentifs aux manifestations de la politique stalinienne autant qu'à la vie quotidienne de la population désespérée, ils font état, dans des rapports réguliers, des événements terribles de la guerre civile, de la collectivisation forcée et de la famine, qui coûtèrent la vie à des millions de personnes. Ces documents exceptionnels, écrits sur le ton d'une chronique depuis Moscou, Kharkov ou Batoum, évoquent entre les lignes les sacrifices de la population, mais aussi les événements marquants de la grande Histoire. Ils nous permettent aujourd'hui de mieux comprendre cette période cruciale de l'histoire soviétique. Longtemps oubliés au ministère italien des Affaires étrangères, ces témoignages ont été mis en lumière par le travail d'Andrea Graziosi. La traduction parue dans les Cahiers du monde russe et soviétique est ici complétée par de nouveaux documents, inédits en français, avec une préface de l'historien Nicolas Werth et une introduction revue et augmentée d'Andrea Graziosi.
Quatre motos zoomorphes déboulent en ville, chevauchées par des guerriers kidnappeurs et une mariée armée d'un fouet. Ainsi débute la folle épopée d'Oposito, une compagnie "des arts de la rue" qui a fait irruption il y a 25 ans et n'a cessé d'évoluer au fil de ses rencontres avec d'autres artistes. Son but: l'espace urbain, faire basculer le quotidien et embarquer le public dans ses histoires. Un public conquis spectacle après spectacle, à grands renforts de mises en scène poétiques, de costumes et de créatures rêvés. Oposito, une aventure humaine et artistique animée par ses deux fondateurs, Enrique Jimenez et Jean-Raymond Jacob, avec des artistes du monde entier et le public. Cet art de la tribulation urbaine recèle des savoir-faire et des manières d'être que Bertrand Dicale et Anne Gonon décrivent à partir de trois spectacles déambulatoires qui ont fait la renommée de la compagnie: Transhumance, l'heure du troupeau (1997), Les Trottoirs deJo'burg... mirage (2001) et Toro (2006). Tous les trois inspirés de rencontres, parcours et voyages, ont en commun leur forme: des spectacles en mouvement, écrits pour la foule et les grands espaces. Le livre aborde l'ensemble des problématiques de l'écriture d'un spectacle qui traverse la ville quand l'image et le geste tiennent lieu de langage. Il décrypte les signes artistiques et techniques qui permettront l'interprétation et la réalisation du scénario. Carnets de voyage, carnets de création et d'écriture scénographique, le livre chronique la genèse de cette troupe bicéphale et féconde, de ses tribulations intercontinentales, des évolutions artistiques, des défis et des questions qui surgissent au fil des voyages. Oposito, l'art de la tribulation urbaine est un récit d'aventure collective où l'histoire de chacun prend une résonance universelle. Son iconographie soignée illustre la démarche et les pays traversés, nous faisant découvrir les coulisses de la vie des artistes.
Doutaut Vincent ; Petiot Jean-François ; Askenfelt
Une revue professionnelle de la facture instrumentale ? Il en existe à l'étranger, mais en France, une revue généraliste sur ce thème n'a pas encore vu le jour. L'objectif principal est d'être utile, et d'abord aux facteurs et aux professionnels des métiers de la musique. Pour être atteint, cet objectif en implique d'autres : en premier lieu participer à la communication des facteurs avec leurs clients naturels, les musiciens, dont beaucoup réfléchissent sur leur instrument et en font profiter les facteurs, artisans comme industriels, accordeurs-réparateurs comme distributeurs ; ensuite, participer à la communication entre facteurs et spécialistes de tous ordres, scientifiques de toutes disciplines, économistes spécialistes de l'innovation et des métiers d'art, représentants des administrations, sans oublier ceux qui enseignent la facture instrumentale. [...] Dans l'idéal, la revue devrait se trouver bien placée dans l'étal de tous les magasins de musique, diffusant instruments, partitions, livres, disques, et dans les bibliothèques.
Après avoir arpenté un monde nocturne empli de prodiges pour tenter d'y trouver le miroir de l'âme, des hommes épuisés achèvent leur étrange quête en tournant leur regard vers eux-mêmes ("Le miroir"). Dans un deuxième temps, les "tueurs", phratrie d'êtres invulnérables et éternels missionnée par des dieux lassés du monde pour récolter le c?ur et la semence de toutes les créatures depuis le commencement des temps, éprouvant l'horreur de leur condition, tentent de bâtir l'homme, introuvable, à partir de la matière du monde. Les larmes de leur désespoir se mêlent à la terre et de cette boue naît l'homme. Les tueurs exorcisent leur immortalité en le sacrifiant: vient alors pour eux le temps de métamorphoses inouïes et ils s'opposent, monstrueux et merveilleux, aux dieux réveillés. L'injure remplacera la lutte, jusqu'à ce que tueurs et dieux deviennent roche et terre. Puis c'est me temps du souvenir: dans le désert, une horde assoiffée réclame aux morts l'eau qui les sauvera ("La prière et la source"), mais ceux-ci restent muets. Au croisement des textes premiers, religieux ou mythologiques, avec pour toile de fond ce qui constitue le fondement de toute culture (et du substrat qui reste dès que nous en sommes dépouillés), le texte de Farid Paya nous plonge, à travers le dénuement qu'il opère sur ces hommes et ces dieux auxquels il donne la parole, dans l'immensité des mystères et des paradoxes qui constituent notre condition.
Les écrits de tartar (e) sont particulièrement emblématiques du mouvement des arts de la rue. Et pourtant, le "griot tartar (e)" a longtemps freiné des quatre fers avant de confier sa prose à l'édition, résistance de l'oralité au livre soupçonné de négliger le chant. AAAA. A, tétralogie sur la quadrature de la terre, Afrique, Asie, Amérique, Ailleurs. Arbre, réunit quatre récits-spectacles, quatre cris offerts aux anciens et futurs auditeurs qui pourront ainsi inventer leurs propres saveurs de lectures. A l'origine, Conakry et chuchotements a été écrit en Guinée, quintessence des cent dix-huit carnets que l'auteur a noircis durant ses longs séjours sur place. Le succès rencontré lors des représentations l'a encouragé à poursuivre. Son projet d'écriture s'est consolidé: interpréter le monde en se jouant des quatre points cardinaux et des idées reçues. Ainsi sont nés 0, 1, 2 (Zéro, Inde), Ame américaine et Ailleurs Par la vertu de l'édition, le griot qui interprète le monde et nous confie ses manuscrits et ses croquis se verra peut-être à son tour interprété...
Faciles à lire, on trouvera ici un ensemble de courtes scènes à deux, dont la seule prétention est de faire rire sans bêtise. Écrites pour le théâtre, le cabaret ou la radio, Roland Dubillard leur a accordé le même soin qu'à ses ?uvres de plus d'ampleur. Le même sourire intérieur nous y attend, qui ne demande qu'à être partagé.
Le théâtre de Harold Pinter découvre un univers singulier, à la fois comique et terrifiant, fait de sous-entendus, de mal-entendus et de pas-entendus du tout. On y voit, comme à travers un microscope, des personnages qui végètent confusément, dont on ne sait presque rien et qui sont soudain - le temps de la pièce - agressés, violés et réduits à un autre néant. On y parle un dialogue quotidien, savoureusement banal, d'une économie précise et pourtant sibylline, qui débouche sur un impitoyable affrontement dans lequel les mots sont des armes mortelles. On prêche le faux pour savoir un vrai qui est encore plus faussé. Les questions que l'on pose ne sont pas celles qu'on a en tête, et la réponse, ou le refus de répondre, ne fait qu'accroître le gouffre d'incompréhension. La pudeur se fait violence, le sourire menace, le désir impuissance, la victoire défaite. Le choix des oeuvres qui composent ce recueil montre bien le parcours accompli par Pinter. Les premières oeuvres (Une petite douleur, Le monte-plats) appartiennent à ce qu'on a appelé le théâtre de la menace : un micro-univers calfeutré, apparemment serein, qui est ravagé par un envahisseur mal défini, tout ensemble jovial et terrifiant. Les oeuvres plus récentes (Paysage, No man's land) ajoutent un nouvel élément : la mémoire. Les souvenirs avec lesquels on jongle, ceux que l'on retrouve ou que l'on modifie ou que l'on invente, ceux qu'on vole à autrui, ceux qu'on mélange délibérément et qui se télescopent et se contredisent, jusqu'à l'effondrement du ou des jongleurs. Et le rire s'étrangle, ripe comme un saphir sur un disque usé, et se change en cri d'agonie.
Tchekhov Anton ; Carrière Jean-Claude ; Banu Georg
Résumé : Après cinq ans d'absence, Lioubov retourne dans la maison de son enfance avec une émotion intacte. Elle retrouve la splendide cerisaie qui entoure son domaine comme un abri hors du temps. Mais cet inestimable trésor est aussi un patrimoine délaissé, criblé de dettes et qu'il va bien falloir vendre... Dernière pièce de Tchekhov, La Cerisaie (1904) est la peinture de la fin d'un monde. Par l'évocation de ce jardin d'Eden voué à la disparition, Tchekhov dresse, un an avant la première révolution russe, un état des lieux d'une classe qui meurt pour être restée étrangère à la marche du temps.
Résumé : Enfants d'immigrés, Reda, Ismaël et Ben ont du mal à trouver leur place dans une société qui ne cesse de les stigmatiser. L'islam semble leur offrir le sentiment d'appartenir à une communauté : ils rejoignent le djihad en Syrie. Mais sur place, la violence et l'injustice d'un combat qui broie les individus leur crèvent les yeux et remettent en cause nombre de leurs certitudes. Drôle et émouvante, la pièce pose un regard lucide sur les préjugés comme sur les tabous de la communauté musulmane. Entre humour et phrases chocs, cette pièce qui triomphe auprès de tous les publics est devenue le point de départ d'un dialogue entre parents et enfants, enseignants et élèves, politiques et citoyens.