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L'usage du vide. Essai sur l'intelligence de l'action, de l'Europe à la Chine
Graziani Romain
GALLIMARD
21,00 €
Épuisé
EAN :9782072855146
Il semble que les états les plus désirables, à l'image du sommeil, ne puissent survenir qu'à condition de n'être pas recherchés, le simple fait de les convoiter pouvant suffire à les mettre en déroute. Or ce paradoxe de l'action volontaire, mal élucidé et jamais résolu dans la philosophie occidentale, est au centre de la pensée taoïste. L'auteur explore dans cette double lumière, à partir de diverses sphères d'expérience, de la pratique d'un sport à la création artistique, de la recherche du sommeil à la remémoration d'un nom oublié, ou encore de la séduction amoureuse à l'invention mathématique, les mécanismes de ces états qui se dérobent à toute tentative de les faire advenir de façon délibérée. Une telle approche, qui requiert une observation patiente des dynamiques du corps et des différents registres de conscience, permet de comprendre pour quelles raisons, et au terme de quelles expériences, les penseurs taoïstes de l'antiquité chinoise ont formulé les concepts si déroutants de non-agir ou de vide. Elle permet par la même occasion de démonter les erreurs et les leurres sur le pouvoir et la volonté qui sont à la base des représentations occidentales de l'action efficace. Mobilisant, sans les opposer, les ressources de la pensée chinoise et de la pensée européenne, l'ouvrage apporte ainsi une contribution originale à l'intelligence de l'action.
Poutre faîtière du système familial, lequel fournit à son tour le modèle de l'autorité politique, le père n'en est pas moins, en effet, exposé au soupçon et à la critique, parfois jusqu'à hanter ses descendants. Les multiples enquêtes rassemblées dans ce volume permettront de déterrer des lignes de force présentes dans certains processus de l'histoire culturelle et intellectuelle de la Chine et du Japon, tels que, par exemple, l'émancipation d'un ordre, le développement du genre romanesque ou encore certaines pratiques instituées au sein des familles. Ces lignes de force sont fédérées de façon sous-jacente par la figure du père.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Moins connu que Confucius, Tchouang-tseu est pourtant l'autre grand penseur chinois. Il est le maître du taoïsme, qui a donné naissance à la sagesse, la culture, la poésie et aux arts martiaux que la Chine a développés, puis exportés dans le monde entier. Son enseignement est un hymne vivifiant à sortir des cadres imposés, des règles sociales qui nous oppressent, et à trouver une profonde liberté. Accédez à cette liberté grâce à des exercices très simples et trouvez l'harmonie avec vos émotions, les autres et le monde.
Le Tao signifie le Chemin, le sens que prend notre voyage, de son commencement à sa fin. C'est notre quête de vérité, notre capacité à vivre en harmonie avec les êtres vivants qui nous entourent.Or, qui mieux que le chat pour incarner le Tao ? Les chats savent ce qui est essentiel et ignorent toute règle qui entraverait leur liberté. Ils ne possèdent rien, se contentent de ce que la nature leur offre et ne vivent que pour l'instant présent.Kwong Kuen Shan aime à s'entourer d'eux, et à les dessiner dans des aquarelles aux lignes douces et épurées, agrémentées de sceaux chinois et associées à des maximes issues de la philosophie du Tao. Une invitation à la méditation en compagnie de nos amis les chats.Tous les grands textes de KWONG KUEN SHAN sont chez Pocket
Résumé : "Y a-t-il dans le monde une joie suprême qui puisse faire vivre la personne ? Et pour s'assurer cette joie, sur quoi s'appuyer ? Qu'éviter ? Qu'adopter ? De quoi s'approcher, de quoi s'écarter ? Qu'aimer ? Que détester ?" Engagez-vous sur la voie du tao et plongez dans l'harmonie universelle.
Résumé : Ce court texte condense une vie de recherches du grand sinologue français. Il répond à l'éternelle question de savoir si la Chine représente un "ailleurs" inaccessible à notre compréhension d'Occidentaux (c'est ce que Foucault appelait une "hétéro-topie") ou s'il y a une manière de la comprendre qui la ramène à notre humanité commune. Vandermeersch attaque le problème de trois côtés : d'abord par ses théories sur le langage, qui, en Chine, dériverait des pratiques divinatoires, entraînant une séparation complète entre le langage écrit et le langage parlé, à la différence du langage occidental, indo-européen, qui fonde la logique aristotélicienne. C'est ce que l'auteur a développé dans Les deux raisons de la pensée chinoise en 2013 ("Bibliothèque des sciences humaines"). L'auteur passe ensuite à l'organisation sociale, son apport le plus personnel, fondée sur un ritualisme qui a été renversé par des formes chinoises de modes de production très différentes de celles qu'a connues l'Occident. Il complète son approche par l'analyse de ce qui, en Chine, s'est substitué à la religion, l'absence d'une coupure entre le monde humain et la transcendance divine. Au contraire, la Chine a trouvé un accord complémentaire avec le cosmos, que le confucianisme a théorisé et confirmé.