Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Sampiero Corso (1498-1567). Un mercenaire européen au XVIe siècle
Graziani Antoine-Marie ; Vergé-Franceschi Michel
ALAIN PIAZZOLA
25,01 €
Épuisé
EAN :9782907161503
Sampiero de Bastelica (v.1498-1567) - dit Sampiero Corso ou Sampieru Corsu - est, avec Paoli et Napoléon, le plus célèbre des Corses. Beaucoup de choses ont été écrites sur lui. Sérieuses ou inventées. Aucune publication cependant n'est allée aussi loin dans la quête et l'exploitation scientifique des documents d'archives. Pour la première fois, une biographie replace Sampiero dans sa famille d'origine jusqu'alors inconnue. Pour la première fois, ce livre répond à des questions jusqu'alors pendantes : en 1536, François Jet voulait-il user de Sampiero pour assassiner Charles Quint ? En 1564, Catherine de Médicis a-t-elle ordonné le meurtre de Vannina d'Ornano par son vieil époux Sampiero ? Mercenaire au service des Médicis, de l'Empereur puis des Valois, capitaine, colonel, colonel-général, Sampiero fut - avant tout un soldat. Ambassadeur auprès de Soliman le Magnifique, présent au couronnement du pape Léon X, aux noces d'Henri II comme à la cour du sultan, connu de Rabelais, de Du Bellay, de Brantôme ou Montluc, Sampiero est beaucoup plus que le légendaire "roi des Corses" (ainsi l'appelait-on de son vivant à Alger). Il est l'une des figures les plus troublantes du "beau XVIe siècle". Troublante, parce qu'en ces temps où "l'incroyance" semblait ne pouvoir exister, il servit le Très Chrétien, allié à Barberousse, cherchant à mettre au service de son épée le Turc comme le Chrétien, le Corse catholique, comme les Luthériens ou les Vaudois. Neveu de mercenaires, père et grand-père de maréchaux de France - les maréchaux d'Ornano -, Sampiero est un personnage hors du commun. Ce livre a pris le parti, difficile mais réussi, de substituer au "mythe" Sampiero un autre portrait du "héros" : celui d'un homme de chair et de sang, celui d'un " chef " moins insulaire qu'on ne le croit et, finalement, beaucoup plus européen.
Seize études autour d'un sujet, "La Corse génoise" . Les questions posées par les organisateurs nous ont obligés à nous confronter à des questions "actuelles" . Comment la Corse s'est-elle protégée des épidémies ? Comment les présides corses géraient-ils leurs déchets ? Qu'en était-il de l'existence d'animaux dans les villes ? A nous préoccuper de nouvelles approches : si la Corse n'était pas ce "grenier à blé" vanté par l'historiographie depuis 1960 et qu'elle n'avait été conservée par Gênes que pour des raisons stratégiques, quel était le poids réel des élites locales dans son gouvernement, et notamment des notables ruraux ou urbains dans l'économie de l'île ? Si la question fiscale avait été à l'origine des révolutions de l'île, pourquoi était-elle présentée de manière sommaire par les historiens insulaires ? Et si l'île était cet espace "non-civilisé" , pour reprendre les auteurs génois du temps, comment des mutations comme la réforme tridentine avaient pu y être réalisées ?
La Corse dans ses rapports avec Gênes est un sujet historiographique particulièrement fouillé depuis près de deux-cents ans. Michel Vergé-Franceschi, directeur scientifique des Journées universitaires de Bonifacio a donc entrepris depuis plus de dix ans une série de travaux qui étudient - au sein de cette collection - les rapports de l'île avec d'autres partenaires : la Corse et l'Angleterre, la Corse et l'Ecosse, la Corse et Venise, la Corse et le monde musulman. Cet ouvrage est consacré à la Corse dans ses rapports avec les Espagnes. Pour cela, une dizaine d'auteurs se sont réunis pour donner des éclairages précis à travers les siècles : Philippe Colombani, professeur d'histoire à Ajaccio et Antoine Franzini, auteur d'une thèse de doctorat qui fait autorité, ont consacré leurs travaux à la Corse à l'époque du siège de Bonifacio par Alphonse d'Aragon qui a laissé son nom à l'Escalier du roi d'Aragon. Michel Vergé-Franceschi, Professeur à l'Université de Tours, ancien Directeur du Laboratoire d'Histoire et d'Archéologie maritime du CNRS/Paris-IV-Sorbonne/Musée national de la Marine, aujourd'hui membre de l'Equipe de recherches EMAM (Monde arabe et méditerranéen), s'est intéressé aux Bonaparte dans leurs relations avec l'Espagne depuis l'époque où l'aïeul bonifacien de Napoléon (Cataccioli) recevait l'aïeul hashourgeois de Marie-Louise (Charles Quint) jusqu'à celle où l'aïeul d'Eugénie de Montijo (Fernando Cortés) débarquait à Bonifacio (1541). Luigi Migliorini, Professeur à l'Université de Naples, Dominique Taddei, Président d'université honoraire, donnent de leur côté un éclairage novateur sur les rapports de la Corse avec Naples - cité paoline - et sur la politique espagnole des premiers révolutionnaires corses lors des débuts de la Révolution corse. François Moureau, Professeur à l'Université de Paris IV-Sorbonne, Directeur du CRLV, Directeur des Presses universitaires de Paris IV-Sorbonne, Jacques-Olivier Houdon, Professeur à l'Université de Paris 1V-Sorbonne, éminent spécialiste de Napoléon, David Chanteranne, à travers L'intervention de Napoléon après les événements de Madrid de mai 1808 peints par Gova contribuent à faire de cet ouvrage novateur un livre de référence qui n'aurait pas été complet sans la contribution de Philippe Lucchetti, historien cap corsin dont le travail Le drapeau à tête de maure : une origine autre qu'aragonaise, a eu les honneurs récents de la presse régionale. Cette recherche est enrichie d'une chronologie, La Corse et les Espagnes, due à Michel Vergé-Franceschi, qui va de Sénèque (natif de Cordoue), prisonnier à Luri, jusqu'à la mort d'Eugénie de Montijo (native de Grenade) et veuve de Napoléon III.