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Lawrence et les Arabes
Graves Robert
PAYOT
10,98 €
Épuisé
EAN :9782228885836
T.E. Lawrence (1888-1935) : le dernier grand mythe peut-être du XXe siècle. Détaché au Bureau arabe du Caire, il organise la révolte arabe contre l'occupant turc, s'empare d'Aqaba en mai 1917, pénètre en vainqueur dans Jérusalem en décembre, entre dans Damas en octobre 1918. " Le roi sans couronne ", " l'agent de l'Intelligence Service ", " le tombeur d'empire " : son arrivée à la conférence de Versailles aux côtés de la délégation arabe fait de lui une légende. Les Sept Piliers de la sagesse n'ont pas encore été publiés lorsque, avec l'accord de Lawrence, Robert Graves entreprend cette biographie, en 1926. Aussi est-ce à travers elle que le public anglais, et bientôt le monde entier, découvrira l'épopée de celui qu'on n'appellera plus désormais que Lawrence d'Arabie. Et aujourd'hui encore le texte de Graves, devenu un classique, reste une des meilleures introductions qui soient à ce personnage hors du commun, une des plus vivantes en tous les cas et des plus " habitées ". Cela tient aussi à la personnalité de son auteur : Robert Graves. Poète connu par ses romans historiques (Moi, Claudius ; Claudius le dieu), c'est son intelligence aiguë du mythe qui donne à ce texte son exceptionnel intérêt : quelle fut en effet la part du " rêve arabe " de Lawrence dans la naissance du Moyen-Orient actuel ?
Apollon, Dédale, Tantale, Hermès, Hercule, Dyonisos, Œdipe, Antigone... autant de noms qui font partie du langage courant mais dont on semble ignorer de plus en plus l'origine et la signification. Or, l'essentiel de la littérature et de l'art occidental n'est intelligible qu'à la lumière de la mythologie grecque. D'où l'importance de ce livre où Robert Graves nous présente près de deux cents mythes qui vont de la création de l'Olympe et la vie de ses dieux jusqu'aux aventures de l'Illiade et de l'Odysée. Ce n'est pas une œuvre d'érudition et encore moins un manuel scolaire, mais une récréation de la mythologie par un poète qui explique et interprète les légendes classiques à la lumière des connaissances archéologiques actuelles. Un livre aussi précieux à l'érudit qu'à tout lecteur soucieux de comprendre et de vivre notre culture.
Cet ouvrage s'est imposé comme un classique de référence. En 170 chapitres il présente les grands épisodes légendaires, les personnalités divines, semi-divines ou héroïques, selon un schéma constant : synthèse narrative des diverses traditions légendaires puis analyse critique des sources, éléments de mythologie comparée, interprétations modernes. Plus de 200 documents en couleur aideront le lecteur à se représenter le monde mythologique comme les Anciens eux-mêmes le voyaient.
Dans ce dernier volet des mémoires de l'empereur Claude, nous le voyons céder peu à peu à griserie du pouvoir. Il entreprend la conquête de l'Angleterre. La guerre de chars attelés à des poneys, menée par les Bretons, le déroute d'abord, mais il a tôt fait d'adapter son armement et ses méthodes de combat à ces tactiques guerrières qui lui sont inconnues. Sa victoire le rend populaire et Rome lui fait un triomphe.Messaline, sa troisième épouse, le mène par le bout du nez. Aveuglé par la passion, il sera le dernier à apprendre les débordements et les indélicatesses de sa femme: trafic de droit de cité, de titres de sénateur, de monopoles commerciaux. Non contente de se refuser à lui, elle sa vautre dans le stupre avec une audace confondante. C'est la vieille maîtresse de Claude, Calpurnia, ancienne prostituée au grand coeur, qui lui ouvrira les yeux sur l'atmosphère de corruption qui règne autour de lui à son insu. Mais Claude ne se consolera pas de l'exécution de Messaline, à laquelle il n'a pu ni voulu s'opposer. Pour sa perte, il épousera Agrippine, qui lui réservera le sort que l'on sait.Avec un parti pris avoué d'anachronisme, Robert Graves fait revivre cette période des débuts de l'ère chrétienne comme s'il s'agissait d'un épisode de l'histoire moderne. Le parallèle entre l'Antiquité et l'actualité est sous-jacent tout au long de l'ouvrage. Certes, les moeurs ont changé à bien des égards, mais les hommes, eux, demeurent tels qu'ils ont toujours été: intègres ou rusés, lâches ou courageux, avides de pouvoir ou d'argent, pervers, glorieux. Ce journal imaginaire, fondé sur une scrupuleuse documentation historique, est aussi passionnant qu'un roman, aussi vivant que le reportage d'un témoin oculaire. Il laisse du divin Claude l'image humaine, trop humaine d'une destinée intemporelle.
Résumé : En 41 après Jésus-Christ, Caligula est assassiné. Claude, son oncle, découvert par les soldats mal caché derrière un rideau, se retrouve sur le trône. Il a cinquante et un ans. Boiteux, dur d'oreille, inadapté, il est la risée de Rome. C'est un rat de bibliothèque qui se passerait bien de l'honneur qu'on lui fait. Mais il n'a pas le choix. Heureusement, Hérode Agrippa, le neveu du grand Hérode de l'Evangile, son ancien compagnon d'études, est là pour lui dispenser ses conseils. Un portrait savoureux d'Hérode nous le montre astucieux, retors, sagace, affairiste, truqueur, mais fidèle en amitié. Claude est républicain dans l'âme. Il gouverne contraint et forcé et, malgré sa naïveté, son ignorance des arcanes du pouvoir, il va réorganiser les finances, reconstituer le trésor public dilapidé par les extravagances de Tibère et de Caligula, réprimer les abus et les corruptions, supprimer les pots-de-vin. Il se soucie du bien-être de Rome, fait édifier des aqueducs, aménager le port d'Ostie, pour permettre le ravitaillement des Romains en toute saison. Soucieux de la stabilité de l'Empire, il contient sur les rives du Rhin les tribus germaniques en effervescence. Mais ces actions pèsent lourdement sur sa vie, il ne rêve que d'échapper aux contraintes du pouvoir et de restaurer la République.
Au moment où l'on s'inquiète sérieusement des effets à long terme de la destruction des forêts dans le monde, ce livre nous rappelle le rôle qu'autrefois jouèrent dans la vie des hommes les arbres protecteurs qui, pourvoyant à presque tous leurs besoins, étaient considérés comme les manifestations par excellence de la présence des dieux sur terre. A chacun était attribuée une essence particulière, de telle sorte que le monde, où nature et divin se compénétraient et s'expliquaient l'un par l'autre, montrait de façon tangible sa multiplicité et son unité à travers les différentes espèces d'arbres. En ce livre foisonnant, plein de belles histoires oubliées, se rassemblent et se conjuguent les croyances, mais aussi les connaissances traditionnelles des civilisations dont nous sommes issus, qu'elles soient égyptienne, sémite, crétoise, grecque, latine, germanique ou celte. Du même coup nous sont restituées les clés d'une compréhension profonde, d'une mise en ordre de l'univers qui, faisant s'accorder l'homme à la nature, le profane au sacré, le quotidien au divin, pourraient encore nous servir d'exemple.
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.
Avec un humour ravageur et tout britannique, l'anthropologue Nigel Barley s'enfonce dans l'île indonésienne de Sulawesi (Célèbes) à la recherche de ce qui reste de la culture toraja. Au terme d'un parcours semé d'embûches (administrations capricieuses, pluies tropicales, sangsues voraces, transports aléatoires), il découvre un peuple chaleureux et accueillant, niché dans des montagnes à la beauté sauvage. D'un optimisme sans faille, l'auteur parviendra à faire venir à Londres les meilleurs artisans torajas. Ce sera alors son tour de devoir répondre à leurs questions, dans une version exotique de l'arroseur arrosé. Nigel Barley, qui s'était signalé par ses expéditions rocambolesques en Afrique de l'Ouest (Un anthropologue en déroute et Le Retour de l'anthropologue), nous offre ici un récit savoureux et montre, s'il en était besoin, que le respect et l'amitié se jouent des différences culturelles. --Guillaume Segerer
Presque aveugle à l'âge de seize ans, Aldous Huxley (1894-1963) vécut jusqu'en 1939 avec une vision très déficiente. C'est alors qu'il découvrit la méthode du Dr W.H. Bates, une méthode de rééducation visuelle à base psychologique, qui lui permit en quelques mois de lire sans lunettes. Par gratitude envers ce pionnier de l'éducation visuelle, Huxley écrivit L'Art de voir. Il y explique la méthode du Dr Bates en la rapprochant des grandes découvertes de la psychologie moderne. Car apprendre à mieux voir, c'est apprendre à mieux vivre. Non seulement mieux vivre avec les autres, mais aussi mieux vivre avec soi-même.