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Lieux de culture/culture des lieux. Production(s) culturelle(s) et émergence des lieux : dynamiques,
Gravari-Barbas Maria ; Violier Philippe
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782868477842
Paris, capitale de la mode ", " Rio, capitale du Carnaval ", " New York, capitale de la comédie musicale "... Mais aussi, à une autre échelle, Angoulême se veut la capitale de la Bande Dessinée, Avignon du théâtre, Cannes du cinéma... ou encore, Pougne-Herrisson se constitue " nombril du monde ", Carhaix se construit une reconnaissance musicale et Marciac émerge comme une destination incontournable pour les amateurs du Jazz. Au-delà du cliché, cette lecture des productions culturelles de ces villes et territoires correspond à certains traits (culturels, économiques, sociaux) qui méritent d'être analysés. Que ce soit le résultat de productions culturelles inscrites dans la longue durée (de traditions locales, d'existence d'anciennes structures culturelles importantes) ou bien construites de manière dynamique grâce à une politique culturelle volontariste (festivals, événements, traditions " réinventées ") les différents lieux conservent souvent de fortes spécialisations à des objectifs ou à des domaines définis et bien lisibles de l'extérieur, même dans le contexte actuel de la mondialisation des formes et des expressions culturelles. C'est ce rapport, souvent ambigu, entre les lieux et les productions culturelles, que nous cherchons à explorer dans cet ouvrage, dans sa dimension profondément dynamique : en tant que produit de processus et d'acteurs, de tractations et de négociations, de consensus et de conflits. Les géographes qui ont contribué à cet ouvrage, l'ont cerné dans sa dimension dialectique : celle des productions culturelles influencées par les lieux mais aussi celle des lieux marqués par les productions culturelles.
Gravari-Barbas Maria ; Iosa Ioana ; Paquot Thierry
Principe de composition urbaine, voire d'organisation de l'espace en général, la monumentalité a accompagné l'évolution humaine dès la séparation sacré-profane et jusqu'à la ségrégation de plus en plus complexe des différents éléments de la cité. Définie au XXe siècle comme support de la mémoire collective aussi bien qu'affirmation du pouvoir en place, la monumentalité continue à subir des évolutions de sens. Partant de l'hypothèse que la question des monumentalités urbaines reste d'actualité malgré les évolutions sémantiques qu'elle a subies au cours du XXe siècle sous l'influence du mouvement moderne, l'ouvrage en explore les sens contemporains au cours de la seconde moitié du XXe et au début du XXIe siècles. Mais si les monumentalités urbaines demeurent toujours des marqueurs des pouvoirs en place - et il s'agira ici de définir lesquels -, elles peuvent aussi constituer des indicateurs significatifs de la manière dont ceux-ci façonnent les villes et s'approprient l'espace urbain.
Depuis les débuts du tourisme, cartes postales, brochures, affiches, guides touristiques ou films, ont donné à voir des lieux lointains ou exotiques et ont contribué à construire le désir de les visiter. A travers l'analyse d'un ensemble de biens patrimoniaux majeurs de sites du patrimoine mondial de l'UNESCO situés sur tous les continents (l'arrondissement du Vieux Québec, le site d'Angkor, la ville de Marrakech, les anciennes concessions internationales de Tianjin en Chine, la pratique du Tango et le Bassin minier Nord-Pas-de-Calais), les textes réunis dans cet ouvrage cherchent à analyser ce que les images font au patrimoine dans le contexte de la mise en tourisme des lieux.
La question de la métropolisation parisienne émerge comme un enjeu économique, politique, culturel majeur au XXIe siècle. Il peut paraître paradoxal que dans cette "capitale mondiale du tourisme", qui attire annuellement plus de 40 millions de visiteurs du monde entier, le phénomène touristique n?a été que très marginalement abordé comme un des facteurs de compréhension et de production du processus de métropolisation. Tel est l?objectif des géographes, urbanistes, architectes, anthropologues ou sociologues réunis dans cet ouvrage : aborder le tourisme en tant que facteur du développement et du renforcement de la métropole parisienne, par sa contribution en termes de concentration humaine et d?apport économique, financier, culturel. Comment le tourisme contribue-t-il à redessiner la métropole parisienne ? De quelle façon contribue-t-il à la renforcer par ses apports culturels, sociaux ou économiques ? De quelle façon permet-il de renégocier les limites d?une ville administrativement enfermée dans un périmètre rigide ? Comment participe-t-il à la création d?un imaginaire métropolitain ? Telles sont les questions, appliquées à Paris en tant que "laboratoire" privilégié par rapport à d?autres métropoles, avec in fine, cette interrogation : la question touristique ne constitue-t-elle pas un paramètre de calibrage, de "bonne maille" métropolitaine ?
Le patrimoine, construction sociale de la modernité européenne, connaît depuis la fin des années 70 un élargissement extraordinaire. L'emploi du mot patrimoine agit dans bien des cas comme une référence incontestable, incontournable, exclusive de toute critique. Elle clôt les débats quand elle ne devient pas tout simplement incantatoire. Mais qu'en est-il hors de l'Europe ? Le patrimoine fait-il l'objet de la même attention, le mot recouvre-t-il les mêmes contenus ? Peu d'études ont été consacrées à ce sujet. Le livre rassemble les chercheurs spécialisés dans différentes disciplines et de nombreux pays. Ils y confrontent la diversité des pratiques et des sens patrimoniaux dans un monde où les distances ne cessent de raccourcir et qu'il est urgent d'appréhender dans toute sa complexité et donc sa richesse.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.