Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La parole au miroir. Dans la poésie grecque archaïque et classique
Grau Donatien ; Pucci Pietro
BELLES LETTRES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782251453156
Dans cette enquête au travers de la poésie grecque archaïque et classique, d'Homère à Platon, nous partons à la recherche des traces de ces moments originels de la création occidentale où la poésie, s'énonçant, se met en scène. On y découvre des figures de poètes dès les origines, une incarnation des plus profonds questionnements créateurs par les figures des muses et une parole poétique qui est en permanence à l'interface entre divinités et humanité, où les discours sont placés les uns contre les autres, dans leurs raisonnements et leurs contradictions. La poésie s'affirme comme l'espace commun du sacré et du profane, l'emplacement d'une parole autre, toujours mise en scène. L'ensemble du corpus canonique grec - celui-là même auquel est attribué le fondement de notre civilisation - est l'objet de cet examen : l'Iliade et l'Odyssée, la Théogonie, les Hymnes homériques, la poésie lyrique, les trois grands tragiques, Eschyle, Sophocle, Euripide, après eux le comique Aristophane, donnent à voir les oscillations d'une parole qui intègre les conditions de son énonciation et les joue dans la dramatisation de son ambition. Platon assume son rôle de sceau des poètes. La référence à des auteurs antérieurs, déjà explicite dans la poésie lyrique, est omniprésente. L'intertextualité est antique. En prenant au sérieux les textes et leurs variations, c'est à la substance même de cette parole poétique qu'il nous est donné accès.
Résumé : "Jean Nouvel-Claude Parent : musées à venir" nous propose de découvrir quatre projets de musées non réalisés de Jean Nouvel, ainsi que quatre projets de son maître, Claude Parent.
Résumé : Cet ouvrage met au jour un pan jusqu'alors méconnu de notre littérature moderne : le roman français à sujet romain contemporain. Apparu au début du XIXe siècle, sous la plume de Madame de Staël, avec Corinne (1807), il s'est développé au travers des deux cents dernières années, avec des oeuvres aussi importantes que Madame Gervaisais des Goncourt (1869), la Rome de Zola (1896), Les Caves du Vatican de Gide (1913), ou La Modification de Michel Butor (1957). Examinant ces oeuvres clefs du répertoire français, aussi bien que d'autres textes qui firent époque, Donatien Grau s'emploie à dégager la généalogie d'un genre, suite du récit de Voyage dans une ville dont la population fut multipliée par trente pendant la période, qui passa de l'état de désert à celui de métropole moderne, et du statut de capitale des Etats pontificaux à celui de capitale de l'Italie unifiée. Il met en évidence une lecture française de Rome - Paris et Rome étant les seules villes jumelées l'une à l'autre. Le roman, genre anti-religieux par excellence, doit s'y confronter à l'omniprésence du catholicisme ; et la fiction doit affronter la présence étouffante de l'histoire, qui avait, pendant des générations, empêché toute fiction contemporaine. Par ce biais, il nous offre un aperçu sur un rare moment où le temps se rend sensible à lui-même, dans la Ville éternelle.
Résumé : Tiberius Claudius Nero naît en 37 de notre ère, arrive au pouvoir en 54 et meurt en 68, à trente et un ans. Dernier descendant d?Auguste, fils d?Agrippine, il est adopté par Claude, a Sénèque et Burrus pour conseillers, instaure un pacte social et politique ; sous son règne brûle Rome, sont persécutés pour la première fois les chrétiens, se trouve sans cesse révélée l?instabilité de l?Empire. Renversé par les militaires, il est contraint de se suicider. Ce ne sont pas ces seuls traits qui provoquent la passion. C?est la débauche, l?inceste avec la mère, le meurtre des deux épouses, les suicides imposés en série, la mise en scène d?un empereur en chanteur d?opéra, l?union avec les hommes. La figure de Néron a traversé l?histoire entière de l?Occident et inspiré au travers des siècles l?épigraphie, la numismatique, la littérature, l?art, et jusqu?au cinéma. , Ce sont les péripéties de cette figure que retrace ici Donatien Grau. A l?interrogation " Qui est Néron ? ", trop ambitieuse et finalement stérile du fait de l?absence de sources intimes, l?auteur préfère " Qu?est-ce que Néron ? ", cherchant à démêler, plutôt que les bribes d?un savoir impossible, les fils d?une construction foisonnante et unique dans la tradition occidentale. Ce faisant, il ouvre un accès paradoxal aux arcanes de l?Occident, ses songeries les plus noires, comme ses rêves de lumière.
Résumé : L'automne 2014, à Paris, fut marqué d'un événement artistique qui créa des débats à travers le monde : la Chocolate Factory, exposition de l'artiste californien Paul McCarthy, à la Monnaie de Paris, accompagnée, pendant quelques jours, de l'érection d'une sculpture gonflable sur la place Vendôme, Tree. On prit alors position, pour et contre cette oeuvre puissante, qui remettait en cause notre conception de l'espace public ; l'artiste fut attaqué physiquement ; et ce fut la question de la liberté de l'art, et de la liberté en elle-même, qui se trouva en jeu. Une oeuvre d'art avait ébranlé notre existence. En contrepoint des réactions qu'elle avait provoquée, l'exposition s'était aussi accompagnée d'une invitation faite au philologue Donatien Grau à concevoir, en dialogue avec l'artiste, un programme de conversations où certaines des figures les plus éminentes et les plus créatives de la vie de l'esprit français vinrent évoquer, à la Monnaie de Paris, leurs travaux, et inscrire cette oeuvre dans leur horizon. Ce livre rassemble ces paroles, à la fois réponses de pensées libres à une oeuvre exemplaire, et manifestations accessibles des recherches menées, de la numismatique à la sociologie, de l'histoire de l'art à la poésie, de la chocolaterie à la philosophie, par toutes ces figures qui vinrent ainsi s'exprimer. On y entend leurs voix, et on découvre, avec Paul McCarthy, l'extraordinaire ouverture actuelle des horizons de la pensée, en France.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.