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Les cahiers de doléances. Une relecture culturelle
Grateau Philippe
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782868475763
Même s'il vit encore au rythme des traditions et des contraintes, le XVIIIe siècle est le siècle de tous les changements. La révolution des valeurs bouleverse les habitudes les plus solidement ancrées. Les élites éclairées chantent les vertus de la liberté et de l'égalité et rêvent de bonheur pour le genre humain. Les progrès agricoles et l'ouverture des grandes routes royales dynamisent les échanges, stimulent la consommation et brouillent les frontières entre le luxe et le strict nécessaire. De leur côté, les autorités civiles et religieuses conjuguent leurs efforts pour doter les campagnes de maîtres d'écoles, de chirurgiens et de sages-femmes compétents et expérimentés. Comment les ruraux ont-ils accueilli et vécu ces nouveautés? Que sait-on des aspirations philosophiques, morales et politiques des petites-gens ? Que deviennent les idéaux des Lumières dans le cadre villageois ? Comment la génération de 1789 a-t-elle vécu les mutations matérielles et intellectuelles de son temps? Seuls les cahiers de doléances sont capables de nous le dire; à condition toutefois d'en renouveler profondément les questionnements et d'en faire une relecture culturelle. Cette enquête, nourrie de l'historiographie récente, joue sur les variations d'échelle - nationale, régionale et locale - et montre comment les cahiers de doléances sont le fruit d'un partage culturel né d'une rencontre, inédite à l'échelle du royaume, entre le monde des élites et celui des humbles. Ainsi, l'étude des aspirations des Français de 1789 souligne le jeu complexe " d'acculturation " et " d'inculturation " entre les nantis et les gagne-petit. Cette recherche confirme, au niveau du royaume, le degré d'autonomie et les clivages des mondes ruraux qui, dans leur diversité géographique comme dans leur complexité sociale, se rallient, refusent ou intègrent, en les adaptant, des valeurs et des pratiques qui leur sont a priori étrangères.
Je suis habitué, moi, à jeter des semences dans les sillons mais le laboreur qui met le grain en terre meurt souvent avant l'été ". Rarement la d'un homme public aura vu autant de graines jetées à la volée et rarement leur germination aura été aussi longue et laborieuse. Car germination, il y eut au bout du compte. La vie de Marc Sangnier est une interrogation sur le sens d'une vie politique réussie. Sont-ce mystifications de la politique, les succès électoraux et leur fugacité fondent cette réussite ou les combats - défaits ou victorieux peu importe que l'on mène au nom de ses convictions les plus affirmées? N'est pas simplement, selon le mot de Bernanos, la victoire de la politique de l'honneur sur l'honneur de la politique? Toute sa vie, Marc Sangnier fut d'abord un combattant. Rien ne pouvait le distraire de son but lors qu'il avait choisi une cause pour laquelle il était prêt à tout sacrifié. Réconcilier l'Eglise et la République, combattre pour améliorer la condition sociale du peuple au travail, lutter pour sauvegarder la paix si l'encre du traité de Versailles sèche, tous ces combats procédaient chez de la même conviction : c'est l'homme qu'il fallait protéger puis élever. Comme de Gaulle - à qui tant de traits le rattachent - il aurait bien dire lui aussi que " la seule querelle qui vaille est celle de l'homme ". Lire Sangnier 60 ans après sa mort c'est lire le monde tel qu'il devrait être. Hier comme aujourd'hui. C'est remettre à leur juste place, les vraies valeurs et les faux semblants. Sa vraie liberté de ton et sa connaissance de l'époque n'auraient t suffi à Jean-Jacques Greteau s'il n'avait lu tout ce que Sangnier a écrit proclamé dans l'enthousiasme, aux quatre coins de l'Europe ni s'il n'avait dépouillé des cartons d'archives qui lui ont fait découvrir nombre d'éclairages nouveaux. Avec son sens de la formule, il dresse de son personnage un portrait plein d'humanité. Il fait revivre la figure d'un combattant d'une énergie exceptionnelle qui, jusqu'au bout, a conservé la maître de lui-même. Même si, au jour de sa mort beaucoup de ses semailles n'avaient pas encore germé.
Résumé : " Le chat est devenu l'animal de compagnie préféré des Français, pourtant une part de mystère plane encore autour de lui. Dans cet ouvrage, j'ai souhaité vous apporter des réponses claires, vous donner des astuces et conseils simples pour vous aider à avoir une relation heureuse et sereine avec votre petit félin. " Pourquoi le chat est-il un bon compagnon ? Comment choisir son chaton dans une portée ? Vaut-il mieux adopter un chaton ou un chat adulte ? Peut-on avoir un chat lorsqu'on est allergique ? Est-il vrai que mon chat peut attraper le sida ? Comment voyager avec mon chat ? Un chat peut-il vivre heureux en appartement ? Mon chat peut-il me transmettre des maladies (...) ?
L'instauration des mesures paritaires à la fin des années 1990 a bouleversé la vie politique en rendant obligatoire l'accès des femmes à la représentation. Si cette "révolution" paritaire a fait couler beaucoup d'encre, ses conséquences pratiques demeurent moins connues. Comment expliquer et comprendre la place dévolue aux femmes et aux hommes dans l'espace politique contemporain ? La féminisation quantitative suffit-elle à garantir l'égalité ? Pourquoi observe-t-on des résistances à la féminisation malgré les incitations législatives ? L'ambition de cet ouvrage est de dresser un bilan de la féminisation de la vie politique. Adoptant une perspective de genre, les contributions rassemblées proposent d'explorer les rapports sociaux qui se nouent entre les hommes et les femmes dans la vie politique locale et nationale, aujourd'hui comme hier, en France, mais aussi dans d'autres pays. Ces analyses apportent un regard nouveau sur la construction des rôles politiques, en révélant ce qu'ils doivent à leur caractère genré.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni