
C'est une occupation sans fin que d'être vivant
On l'a étranglée sur une route. Celle qui passe invisible, sous la voie express. C'est plutôt un long chemin désert qui borde, s'éloigne et recommence.Au-dessus, les voitures filent, les conducteurs immobiles lorgnent droit devant. A la place du mort on dort, ou augmente le son de la radio, tourne la tête par hasard sur un paysage sans passé, entre la fin des villes et le début de la campagne. Encore loin des tours ourlées de lierre ou des châteaux décrépits.Anna court, saute les nids-de-poule, quelques plaques d'ancien goudron apparaissent sous ses pieds, le bruit routier impose sa plainte inlassable, mais Anna ne l'entend pas, les oreilles obstruées par un baladeur.Elle vient souvent ici, très tôt, pour ne rencontrer personne, ce n'est pas très loin de Paris. Elle n'aime pas dire bonjour de la tête à des inconnus qui voient sauter ses seins sous sa polaire. Elle n'arrive jamais à bien régler son souffle et pour mieux respirer elle laisse échapper des cris de veau qui pleure, d'enfant fouettée, ou de vent sous la porte. Sa tête aux vastes yeux lents bat la mesure. C'est le seul moment où elle peut vider son cerveau, sans confondre le présent et l'oublié.Anna allonge sa foulée, s'acharne, elle a gardé son corps fluet d'adolescente malgré ses quarante ans. Ses rotules craquent un peu. Elle a déjà essayé le yoga, la marche afghane, sans aucun retentissement sur sa paix intérieure, elle a aussi tenté la piscine, mais la vue des poils mouillés sur le corps des hommes la repousse, les nez sales après le plongeon, les cris aigus exprimant hautement un sentiment collectif de bonheur l'ennuient.Seule la course lui permet de s'éloigner du reste. Les retombées bleu-gris du ciel, l'ombre des oiseaux, le vide, la bercent. Anna prend un tournant et s'enfonce dans les arbres.Soudain, elle sent une grande ombre galopante derrière son dos, aussitôt des mains géantes et impatientes lui saisissent le cou, elle glisse brutalement, la tête déjà inclinée sur le rouge de son écharpe. Un frisson d'herbes lui caresse la joue et dans son ventre, ses intestins s'embrouillent. Sa langue reconnaît la fadeur visqueuse d'un haut-le-coeur. Elle voit, dans son oeil renversé, une vieille lune usée se promener et disparaître derrière un nuage. Anna se débat au hasard, sa douleur cabotine quelques secondes, puis son coeur s'étouffe, pas le temps de pleurer car, bien vite, elle sait que tout ce qui vit ne l'aimera plus.
| Nombre de pages | 176 |
|---|---|
| Date de parution | 06/02/2013 |
| Poids | 185g |
| Largeur | 121mm |
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| EAN | 9782246801320 |
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| Titre | C'est une occupation sans fin que d'être vivant |
| Auteur | Aymard Sylvie |
| Editeur | GRASSET |
| Largeur | 121 |
| Poids | 185 |
| Date de parution | 20130206 |
| Nombre de pages | 176,00 € |
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