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Les russes veulent-ils la guerre ?
Grantseva Vera
CERF
19,00 €
Épuisé
EAN :9782204159883
Depuis l'invasion de l'Ukraine, les Russes présentent une énigme. Sont-ils bellicistes ? Attentistes ? Apeurés ? Lobotomisés ? Indifférents ? Il fallait la politologue Vera Grantseva qui a grandi sous Poutine et qui enseigne aujourd'hui à Paris pour élucider magistralement ce mystère. Que nous racontent ces images de citadins faisant leur marché en ignorant les bombardements, les combats, les victimes ? Ces bureaux de recrutement militaire clairsemés et ces salles de théâtre pleines à craquer ? Ces prisons qui se vident de leurs criminels et se remplissent de dissidents tandis que les écoles virent aux centres de rééducation idéologique ? Ces sondages erratiques publiés par une presse muselée ou aux ordres et ces émissions télévisées où on annonce l'apocalypse nucléaire ? Comment expliquer ce déni de réalité, cette apathie éthique, cette paralysie politique ? La répression, la propagande, le mensonge n'expliquent pas tout, nous dit Vera Grantseva. Mobilisant les témoignages, les sciences sociales, l'histoire, et sa connaissance intime de la société russe, elle décrypte les ressorts cachés d'un Etat prédateur, d'un régime mafieux, d'un peuple traumatisé soumis à un néo-féodalisme cannibale. "Les Russes veulent-ils la guerre ? " demandait, en 1961, le poète Evgueni Evtouchenko. Voici, soixante ans après, la réponse qui nous concerne tous. Après avoir été chargée des relations internationales à la mairie de Saint-Pétersbourg et professeure à l'Ecole des hautes études en sciences économiques, Vera Grantseva est aujourd'hui enseignante à Sciences Po Paris. Ses études géopolitiques sont publiées dans de grandes revues internationales.
Ce livre est dédié à mon fils Ivaylo (2006-2017), atteint d'un lymphome anaplasique ALK, et à tous ses sœurs et frères guerriers martyrs. Une de mes promesses est tenue. Un recueil de poèmes est né. Il vous fera du mal. Il vous fera souffrir. Lorsque le plus cher à mon cœur m'a été volé, je n'ai plus rien à perdre.
Résumé : La condition de victime ne peut se réduire au traumatisme et à la souffrance. Sa violence symbolique engendre également une diminution d'être. L'exil aux autres et à soi-même contraint les victimes à une traversée ici esquissée. Leur quête vitale du bonheur, non pas malgré mais à partir de leur malheur, résonne de manière universelle avec la condition humaine.
4e de couverture : "En des temps meilleurs, on parlait de perspective critique ou de vision du monde alternative. Aujourd'hui, en Inde, on dit sédition." Mon coeur séditieux réunit le travail de vingt ans de réflexion et d'engagement. En 1998, après le magistral Dieu des Petits Riens, Arundhati Roy prend la plume pour s'élever contre le programme nucléaire indien dans plusieurs essais qui signeront le début de son combat politique. Au travers d'une quarantaine de textes, elle s'intéresse à la politique et aux dynamiques de pouvoir en jeu au sein des gouvernements des puissances mondiales. Dans un environnement de plus en plus hostile, elle décrit avec toujours autant de férocité et de clairvoyance le combat des opprimés, les injustices de castes ou les tragédies écologiques. Elle observe, comme autrice et comme citoyenne du monde, l'évolution de la société des années quatre-vingt-dix à nos jours. Son écriture radicale met à la portée de tous une réflexion passionnante d'une extrême actualité.
Résumé : Une thèse communément admise voudrait que le développement économique spectaculaire de la Chine, et l'expansion d'une classe moyenne qu'il entraîne, devraient se traduire tôt ou tard par une libéralisation de son règne politique et une évolution plus ou moins douce ou plus ou moins violente vers la démocratie. Est-ce si sûr ? Jean-Pierre Cabestan montre la fragilité de cette thèse en regard du fonctionnement réel du système politique chinois et de ses rapports avec la société. Il expose les raisons qui rendent beaucoup plus probable le maintien d'un monopole autoritaire du Parti communiste, la principale étant le large consensus des élites autour de ce programme.
Résumé : "Une expérience beaucoup plus cruelle que celle du colonialisme nous attend, celle de la guerre impitoyable avec notre vie sauvage. Ce qui n'avait pas été assimilé par la domination coloniale ne l'a pas été par la modernité nationale, ni par la Révolution, ni par la démocratie. L'islamisme armé vient nous rappeler que le travail ne fait que commencer, et qu'en réalité, nous l'avons esquivé". Hélé Béji La Révolution tunisienne de 2011, née du sentiment de dignité et de justice d'un peuple, fut celle de la spontanéité. Elle a aussi ouvert une voie alternative à l'ingérence démocratique occidentale, aux accents de nouvelle croisade, qui n'a fait que raviver dramatiquement l'islamisme radical. Mais qu'a fait la Tunisie de ce grand moment de son histoire ? Neuf ans après, au coeur d'une crise politique et sociale aiguë, Hélé Béji dresse le constat d'un échec, qui dépasse les frontières de la seule Tunisie. Comment sortir de cette dépression politique, si ce n'est par la constitution d'une société qui, trouvant en elle-même une réponse à l'obscurantisme, restaure la dignité de l'homme ?