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Les Coqs et les Vautours
Granier Albert-Paul ; Duneton Claude
DES EQUATEURS
10,00 €
Épuisé
EAN :9782849901090
La guerre est dure comme une tempête, la guerre est farouche et meurtrière, comme l'Océan, par les nuits d'équinoxe où les vaisseaux perdus hurlent sur les écueils, la guerre, soudain calme et dormante, la guerre folle, sauvage et féroce, la guerre est belle, dites, les gars, la guerre est belle comme la mer ! ... La tranchée est une vague pétrifiée, une vague attentive et silencieuse, bouillonnante et débordante de force. [... ] Et, là-bas, les obus invisibles, cataractants et foudroyants, se heurtant aux blockhaus d'acier âpres et durs comme des brisants, fleurissent en gerbes soudaines, en hauts bouquets sifflants et fumants, comme si un fabuleux raz de marée donnait du front sur la falaise. Et, par-dessus, le ronflement des trajectoires comme le cri unanime de la mer. Dans la lignée d'Apollinaire, Albert-Paul Granier (1888-1917) est le grand poète oublié de la Guerre 14-18.
Dans ce recueil de nouvelles, l'auteur nous entraîne dans un vagabondage éclectique et plaisant, passant de l'imaginaire enchanté à l'évocation douloureuse de traits de notre histoire (exode des années 40, guerre d'Algérie...), aux rêves et pulsions de l'adolescence, aux amours secrètes d'antan. Une invitation à partager quelques instants de détente, de réflexion et de mémoire.
Résumé : Le dialogue commencé, au Grand Lycée d'Alger, au mois d'octobre 1930, entre Albert Camus et Jean Grenier n'a été interrompu, trente ans plus tard, qu'à la mort du plus jeune. L'originalité de cette correspondance tient à la relation des interlocuteurs, d'ancien disciple à maître. D'où, chez l'un, malgré les progrès de l'âge, et dans un échange devenu celui de l'amitié, l'exigence déférente et l'abandon de l'adolescence, et, chez l'autre, l'attention, la vigilance et un soutien sans concession. Une lumière nouvelle est ainsi répandue sur les choix et l'attitude des deux écrivains, leur réaction à l'histoire et, pour Albert Camus, l'élaboration de son oeuvre. Si Jean Grenier reste discret sur ses propres ouvrages, ce que ses lettres révèlent de la légèreté de son écriture, de la profondeur de sa pensée, de sa liberté surtout permet d'entrevoir le secret d'une oeuvre dont la véritable importance peut être dissimulée par la subtile ironie et le refus d'insistance.
Manuel Kak'wa Kurtness est diplômé du centre de formation professionnelle Fierbourg, à Québec. Ce chef cuisinier s'est donné pour mission de promouvoir les riches traditions culinaires des Premières Nations du Canada. Merveilleux communicateur, il anime une émission de cuisine hebdomadaire à la télévision.
Résumé : L'Iliade est le récit de la guerre de Troie. L'Odyssée raconte le retour d'Ulysse en son royaume d'Ithaque. L'un décrit la guerre, l'autre la restauration de l'ordre. Tous deux dessinent les contours de la condition humaine. A Troie, c'est la ruée des masses enragées, manipulées par les dieux. Dans l'Odyssée on découvre Ulysse, circulant entre les îles, et découvrant soudain la possibilité d'échapper à la prédestination. Entre les deux poèmes se joue ainsi une très violente oscillation : malédiction de la guerre ici, possibilité d'une île là-bas, temps des héros de côté là, aventure intérieure de ce côté ci. Ces textes ont cristallisé des mythes qui se répandaient par le truchement des aèdes dans les populations des royaumes mycéniens et de la Grèce archaïque il y a 2500 ans. Ils nous semblent étranges, parfois monstrueux. Ils sont peuplés de créatures hideuses, de magiciennes belles comme la mort, d'armées en déroute, d'amis intransigeants, d'épouses sacrificielles et de guerriers furieux. Les tempêtes se lèvent, les murailles s'écroulent, les dieux font l'amour, les reines sanglotent, les soldats sèchent leurs larmes sur des tuniques en sang, les hommes s'étripent et une scène tendre interrompt le massacre pour nous rappeler que les caresses arrêtent la vengeance. Préparons nous : nous passerons des fleuves et des champs de bataille, nous serons jetés dans la mêlée, conviés à l'assemblée des dieux, nous essuierons des tempêtes et des averses de lumière, nous serons nimbés de brumes, pénétrerons dans des alcôves, visiterons des îles, prendrons pied sur des récifs. Parfois, des hommes mordront la poussière, à mort. D'autres seront sauvés. Toujours les dieux veilleront. Et toujours le soleil ruissellera et révèlera la beauté mêlée à la tragédie. Des hommes se démèneront pour mener leurs entreprises mais derrière chacun d'eux, un dieu veillera et jouera son jeu. L'Homme sera-t-il libre de ses choix ou devra-t-il obéir à son destin ? Est-il un pauvre pion ou une créature souveraine ? Les poèmes auront pour décor des îles, des caps et des royaumes dont un géographe, Victor Bérard, effectua dans les années 1920 une très précise localisation. La Mare Nostrum est ce haut lieu d'où a jailli l'une des sources de notre Europe, qui est la fille d'Athènes autant que de Jérusalem. Mais une question nous taraude. D'où viennent exactement ces chants, surgis des profondeurs, explosant dans l'éternité ? Et pourquoi conservent-ils à nos oreilles cette incomparable familiarité ? Comment expliquer qu'un récit de 2500 ans d'âge, résonne à nos oreilles avec un lustre neuf, un pétillement aussi frais que le ressac d'une calanque ? Pourquoi ces vers paraissent-ils avoir été écrits pas plus tard qu'aujourd'hui, par un très vieux poète à la jeunesse immortelle, pour nous apprendre de quoi seront fait nos lendemains ? En termes moins lyriques (Homère est le seul maître en la matière) d'où provient la fraîcheur de ce texte ? Pourquoi ces dieux et ces héros semblent malgré la terreur qu'ils inspirent et le mystère qui les nimbe, des êtres si amicaux ?
En 1972, Jane Birkin termine le tournage de Don Juan 73 de Roger Vadim. Le Don Juan, c'est Brigitte Bardot, ex-femme du réalisateur, et passion perdue de Serge Gainsbourg. BB précipite ses conquêtes dans les flammes de l'enfer et, à l'occasion, séduit leurs femmes pour affaiblir ses proies. La cible, c'est Clara, jouée par une certaine Jane B. Au lit, nues, les deux amours de Serge, chantonnent en se caressant. A l'époque, la morale ne trouva rien à redire. Esthétiquement, c'est beau : l'une, égérie de Et Dieu créa la femme, est tout en courbes, l'autre, apparue dans Blow Up ! d'Antonioni, est une planche à pain parfaitement androgyne. Voyeur peut-être, homme de l'ombre précipité dans les lumières de la célébrité, Serge Gainsbourg mène-t-il les doubles jeux ? Qui tire les ficelles de cette scène surprenante ? Quatre ans ont passé depuis sa rencontre avec " Djaine " sur le plateau de Slogan de Pierre Grimblat. Ils se sont détestés au premier regard, ils se sont aimés, et ils ont enregistré le sulfureux Je t'aime moi ... non plus, à l'origine destiné à BB. Depuis, Serge accompagne Jane sur tous les tournages. Quand elle se love dans les bras de BB, il vient d'offrir à son épouse son premier album, Di Doo Dha, mélancolique, léger, désabusé, rempli de sens cachés. Leur fille Charlotte n'a pas deux ans. Lucien Ginzburg a commencé sa carrière en accompagnant son père dans les boîtes de nuit et clubs de travestis parisiens. Son histoire avec Jane Birkin est une affaire de genre, elle a le physique androgyne. Lui a une soeur jumelle, qui a choisi de ne jamais apparaître. Il est double. Don Juan 73 ne connut pas un succès foudroyant. Pas plus que Je t'aime ... moi non plus, le film provoquant réalisé par Serge Gainsbourg en 1976, dans le quel Jane joue le rôle d'une serveuse de bar américaine tombée amoureuse d'un jeune camionneur homosexuel. Ce qui connaîtra un succès jamais démenti, c'est la relation de Jane et de Serge : ils forment jusqu'à aujourd'hui un couple inséparable.
Résumé : Quelle est la clé des couples qui durent ? Leur secret si bien gardé, leur recette miracle, leur potion magique ? Bref, leur truc ? Laurent Pujo-Menjouet, docteur en mathématiques, possède une clé, peut-être même la clé. Pas d'incantation magique, non, mais une formule ou, pour être plus précis, des formules. Si la solution de nos déboires sentimentaux se trouvait dans la matière que nous détestions (peut-être) le plus à l'école ? Des premières tentatives de modélisation des relations amoureuses à ses propres recherches, Laurent Pujo-Menjouet nous invite à mettre nos sentiments en équations et à penser l'amour (moins le hasard) dans toute sa complexité. S'appuyant sur les travaux de scientifiques, d'économistes, mais aussi d'écrivains et de cinéastes, parfois aussi sur son expérience personnelle, il nous conduit à faire des mathématiques sans le savoir. Alors, prêts à vous immerger dans le cerveau des mathématiciens pour résoudre vos problèmes de coeur ?
Évitez de dire à votre épouse des inexactitudes terminologiques, autrement dit des mensonges. Elles ont une intuition formidable pour déceler tout arrangement, même mineur, avec la réalité. Ne dites pas à votre femme que vous l'aimez tendrement pour ensuite la traiter comme une moins que rien. Elle préférera les actes d'amour aux paroles creuses. Aucun doute là-dessus : les femmes ont plus d'influence sur la vie maritale que les hommes. Par conséquent, s'il y a des tensions dans votre couple, ne rejetez pas la faute sur votre époux. Demandez-vous honnêtement si vous faites de votre mieux. En voiture, abstenez-vous de faire des remarques à votre mari sur sa conduite. Cela ne fera que l'irriter et pourrait même causer un accident grave. Véritables guides de Self-Help avant l'heure, ces deux petits ouvrages se trouvaient sur toutes les tables de nuit des jeunes mariés dans les années trente. De la vie de couple à l'éducation des enfants en passant par la gestion des finances et la manière de s'habiller, aucun sujet n'est laissé au hasard. Si quelques conseils restent d'une surprenante actualité, d'autres sont hilarants par leur sexisme suranné. Mais en les combinant pour passer outre les distinctions de genres, ils peuvent tout-à-fait se lire comme un petit manuel de bonne conduite du couple et feront de très bons cadeaux de mariage décalés.