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Les cousins de l'Empire. Le Québec et l'Inde (1760-1947)
Granger Serge ; Lamonde Yvan
PU MONTREAL
30,00 €
Épuisé
EAN :9782760649071
Agissant comme vase communicant, l'Empire britannique permet aux Canadiens et aux Indiens de partager des identités coloniales et des expériences historiques communes modulées par des systèmes parlementaires semblables. Dans le cadre des relations entre le Canada français et l'Inde, l'Empire représente l'élément dominant de cette connectivité mais non le seul. La construction de l'Empire accentue les échanges de produits, de personnes et d'idées où le Canada français et l'Inde ne sont pas que des acteurs passifs, mais aussi des contributeurs. Les compagnies des Indes tant française que britannique accélèrent l'arrivée de produits indiens au Canada (thé, opium, etc.) mais permettent aussi à de nombreux Canadiens de construire l'Empire britannique en Inde, soit comme ingénieur, médecin ou missionnaire. Dans les deux cas, mais à des époques différentes, l'élite politique au Canada français et en Inde s'intéresse au combat de l'Autre puisque les deux s'inspirent mutuellement dans un processus de déconstruction de l'Empire. Plusieurs nationalistes indiens proposent de suivre le modèle canadien tandis que des Canadiens s'approprient la lutte gandhienne comme modèle de lutte anticoloniale. L'amitié qui se développe entre Henri Bourassa et Lajpat Rai reflète ce rapprochement idéologique visant la déconstruction de l'Empire tout comme la plupart des journaux francophones appuient massivement l'indépendance indienne. Ce livre retrace comment la construction et la déconstruction de l'Empire s'opère par les Canadiens et les Indiens.
Terre paradoxale, multiple, à l'opposé de notre univers familier, l'Inde est largement perçue à travers les stéréotypes. On trouvera dans ce livre - le premier du genre en français - les repères essentiels pour comprendre un pays à la mesure d'un continent, dont les défis seront inévitablement les nôtres. Les auteurs exposent tour à tour les dimensions socioéconomiques, politiques et culturelles d'une Inde « globalisante » qui a marqué et marquera l'histoire tant par sa philosophie que par son économie vouée à la croissance. Globalisante aussi, car l'Inde ne se limite pas à ses frontières : sa diaspora et ses relations extérieures forgeront un monde bien différent dans les années à venir.
Résumé : Fog londonien et secrets victoriens pour la 7e aventure de Ben Ross et sa femme Lizzie. Mars 1870. Londres est recouvert de brouillard et de glace. Mais Ben Ross, inspecteur de Scotland Yard, a bien d'autres soucis que la météo lorsque le cadavre d'une jeune femme est retrouvée dans une poubelle derrière un restaurant de Piccadilly. Ben doit dresser le portrait de la victime avant de comprendre comment et pourquoi elle s'est retrouvée là. Son enquête le conduit d'abord chez un bottier de Salisbury, puis chez un propriétaire terrien du Yorkshire. Au même moment, Lizzie, l'épouse de Ben, secondée par Bessie, leur domestique à qui rien n'échappe, enquêtent sur une mystérieuse affaire de femme emprisonnée dans sa propre maison. Tandis que Ben se lance dans une enquête de plus en plus complexe, Lizzie va découvrir une pièce essentielle du puzzle qui lui permettra de s'approcher au plus près de la vérité.
Résumé : Londres, 1867. Un soir d'octobre, alors que l'inspecteur Ben Ross de Scotland Yard rentre chez lui, le fog tourbillonne et l'enveloppe telle une créature vivante. Lorsque le brouillard se lève le lendemain, une femme gît assassinée dans Green Park. Allegra Benedict était la belle épouse italienne d'un marchand d'art de Piccadilly. Qu'avait-elle été faire à Londres cet après-midi ? Pourquoi avait-elle vendu sa broche dans Burlington Arcade quelques heures avant sa mort ? Alors que Ben poursuit son enquête, son épouse Lizzie se penche sur la vie privée d'Allegra et découvre plus d'une raison pour laquelle quelqu'un aurait voulu sa mort.
Lacan a mis en relation les concepts freudiens du refoulement, de la condensation et de la dénégation avec les trois passions de l'être que ce sont l'amour et sa métaphore, la haine et sa volonté de néantisation et l'ignorance pour n'en rien vouloir savoir et continuer à jouir. Ainsi aux côtés de la haine et de l'amour, il y a l'ignorance : triptyque passionnel dans lequel le sujet se réalise. Mais que réalise-t-il si ce n'est l'écart avec son propre inconscient ? La passion de l'ignorance renvoie donc le sujet à un "ne rien vouloir savoir". La pandémie de la Covid 19 n'a-t-elle pas mis en exergue cette passion alors que, le réel de la mort venait frappe chacun aux portes de son propre inconscient ? Il s'agit dès lors de croire qu'il y a quelque chose là où il n'y a rien. C'est la question du semblant, du déni ou du délire qui est posée ici ou bien aussi celle du recours à un dogme religieux, croire qu'il y a du tout, que la religion ou la science peut tout expliquer (ce qui a été mis en échec lors de la pandémie). L'analyste quant à lui doit être animé d'une "docte ignorance" , afin de soutenir la capacité du sujet à rencontrer son propre savoir inconscient, c'est même un principe d'ouverture au transfert.
Que se passe-t-il dans l'esprit d'un homme qui agresse sa conjointe, qui en tue un autre ou qui s'adonne au vol comme mode habituel de vie? Qu'est-ce qui motive ou qui pousse cet homme à agir d'une façon qui non seulement contrevient aux lois, mais qui est aussi considérée comme inacceptable et immorale par la majorité de la population? Il n'existe certes pas d'explication unique et encore moins de réponses simples à ces questions; néanmoins, ce livre sur la psychocriminologie psychanalytique explore quelques hypothèses qui permettront au lecteur de mieux saisir ce qui, au plan psychique, sous-tend la délinquance. Cet ouvrage regroupe l'essentiel des contributions théoriques psychanalytiques utiles pour la compréhension du fonctionnement psychique du délinquant. Il explique les notions fondamentales en même temps qu'il permet de saisir le cheminement développemental qui mène à la délinquance à partir de propositions et de cas précis. En présentant de façon concrète la dynamique complexe des relations passionnelles et de la violence conjugale, ainsi que des portraits cliniques éclairants sur les personnes qui ont commis des délits, Dianne Casoni et Louis Brunet ouvrent la voie à l'intégration des connaissances théoriques à la réalité clinique.
En littérature comme en politique, quelles sont les conditions d'émergence des discours singuliers ? Sans prétendre épuiser une aussi difficile question, cet essai l'aborde par le biais du récit, posant par hypothèse qu'un récit diffus et structurant parcourt l'ensemble du discours culturel et le contraint. Ce récit commun, Micheline Cambron tente de le retracer, entre 1967 et 1976, avec des textes aussi différents, à première vue, que les chansons de Beau Dommage, les articles de Lysiane Gagnon sur l'enseignement du français, les monologues d'Yvon Deschamps, la pièce Les belles-soeurs de Michel Tremblay, les poèmes de Gaston Miron et L'hiver de force de Réjean Ducharme. Cet essai, qui s'interroge sur le type d'histoire que nous nous racontions en ces années-là, reconstruit avec bonheur tout l'intelligible d'une époque au Québec. S'il s'adresse d'abord au lecteur de littérature québécoise, il se révélera également précieux pour tous ceux qui aiment réfléchir sur la dimension sociale du langage et de la littérature.
A force d'entendre dire que les Québécois parlent un français dégénéré, nous avons fini par le croire. Comme nous croyons que le français du XVIIIe siècle était plus pur que celui d'aujourd'hui et qu'on n'a plus d'identité lorsqu'on dit chu au lieu de je suis. Nous sommes aussi convaincus que ceux qui n'utilisent pas de grandes phrases n'ont pas de grandes pensées. Ces croyances et quelques autres sont fermement ancrées dans les esprits et n'ont jamais cessé d'alimenter les débats sur la langue au Québec. Mais sont-elles fondées ? Et sur quoi ? Relèvent-elles des états d'âme ou des états de langue, de l'opinion ou du savoir ? On se pose rarement la question. On devrait. Cela nous permettrait peut-être d'entendre un jour autre chose que le concert des lamentations qu'on nous sert depuis des lustres sur la syntaxe déficiente et la prononciation relâchée des Québécois. Cela nous permettrait d'avoir une vision plus juste, moins réductrice de notre réalité linguistique, et d'échapper enfin tant à la glorification du français parisien qu'à celle du joual.