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Voter au village. Les formes locales de la vie politique, XXe-XXIe siècles
Granger Christophe ; Le Gall Laurent ; Vignon Séba
PU SEPTENTRION
26,00 €
Épuisé
EAN :9782757432624
En prenant pour objet "le vote au village" au XXe et au XXIe siècle, ce livre s'attache à construire une sociologie et une histoire "au ras du sol" des pratiques politiques locales. A rebours des grands paradigmes interprétatifs qui voient des idéologies partout, et qui déduisent ce que font les acteurs d'une simple adhésion à des idées politiques, les contributeurs, historiens, sociologues et politistes, s'inspirent d'une approche écologique du vote soucieuse de saisir l'électeur en contexte. Le principe de l'élection est loin de résumer l'ensemble des rapports au politique et des occasions au gré desquelles ces derniers se nouent. Il constitue néanmoins un observatoire particulièrement fertile pour analyser les pratiques (et la manière changeante dont celles-ci s'organisent) et les répertoires d'appréciation que mobilisent les acteurs et les circonstances dans lesquelles ils les (ré)activent dès lors qu'ils votent.
Le vase de Soissons, le sou de Varenne, le masque de fer, le bouclier de Vercingétorix : qui n'en a pas entendu parler ? Ces objets semblent à eux seuls incarner l'histoire de France. Et pourtant aussi légendaires soient-ils, la plupart n'existent pas ! Le vase de Soissons, butin de guerre de Clovis brisé par un soldat refusant que la relique soit rendue à l'Eglise, est pour certains un vase, pour d'autres tout juste une coupe... A-t-il d'ailleurs même été brisé ? Une chose est certaine : il n'en demeure aucune trace. D'où vient cette légende, qui met en scène l'épopée du premier Roi Très Chrétien et fournit à la monarchie française une lignée glorieuse ? Deux historiens sont partis sur les traces de quinze objets mythiques de notre histoire, pour mettre à nu la formidable saga de leur invention. Oubliez ce qu'on vous a raconté sur l'histoire de France : voici une enquête inédite, joyeuse et passionnante, qui raconte notre histoire telle que nous ne la connaissons pas.
Résumé : Que le drapeau serve à ouvrir un dialogue, quoi de plus évident en fin de compte ? Il a tout pour lui : du symbolique du politique, du sacré, du social, et bien plus encore. Toutes choses que les auteurs de ce numéro, anthropologue, politiste et historiens, examinent munis de leurs propres outils.
Granger Christophe ; Vincent Marie-Bénédicte ; Bra
Dossier : Comment se façonnent et se délitent les liens intimes dans des contextes de violences étatiques ? C'est ce qu'explorent, au sujet de l'Afrique, les articles rassemblés dans ce dossier. Des années 1940 à nos jours, qu'il s'agisse de ségrégation coloniale, de guerres de libération ou de répressions routinières, les pays étudiés (de l'Afrique du Sud à l'Algérie, de la Guinée au Mali, en passant par le Maroc) sont le théâtre de violences répressives qui, en s'exerçant aussi bien sur les rapports au corps que sur la sexualité, la subjectivité et les affects, prennent l'intime pour champ de bataille privilégié. L'étude de ces contextes montre combien les intimités familiales et conjugales constituent tout à la fois une cible pour les pratiques de répression, un refuge face aux violences exercées et un espace de résistance et de politisation.
Résumé : La version poche d'un des ouvrages novateurs de l'historien et sociologue Christophe Granger, lauréat du Prix Femina Essai en 2020 pour Joseph Kabris. Ce livre recompose une palpitante histoire : celle qui a vu les Français apprendre à vivre l'été avec leur corps pour personnage principal. C'est l'histoire de l'été et des corps qui vont avec, allongés, dénudés, offerts au soleil. En France, elle se noue entre 1920 et 1960. Alors s'impose un répertoire proprement estival de gestes et de postures légitimes. Alors les édits changeants de la silhouette, le bronzage, l'horizontalité publique et le périmètre capricieux des dévoilements inventent, à échelle d'hommes et de femmes, de nouveaux savoir-faire et de nouvelles exclusions. Mais ce n'est pas tout. Dans la levée des accoutumances, les corps d'été ont des allures de civilisation suspendue. Ils font exister un pli annuel des rapports au monde, qui sacralise le retour à la simplicité, la variation des expériences et des identités. Cette morale des corps d'été est travaillée de jeux sociaux considérables. De résistances, aussi, et de liesses punitives, qui, oubliées depuis (ou presque), ont pourtant viscéralement tourmenté l'avènement de cette variation saisonnière des manières d'être. Il y a peu, la question du burkini a réactivé ces débats anciens, soulignant de nouveau les tiraillements sociaux qui entourent nos corps.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.
Combattant les peintres académiques qui exposent aux Salons officiels, J.-K. Huysmans s'est posé dans L'Art moderne en promoteur de l'" art vivant " et des impressionnistes. Son roman A rebours (1884) marque une dissidence d'antimoderne qui ouvre aux oeuvres les voies de l'imaginaire. Avec lui s'opère un renouveau esthétique : le regard s'émancipe comme en témoigne sa vision de G. Moreau et sa libre interprétation de ses Salomé.
Les sneakers sont bien plus que des chaussures dédiées aux sports ou aux loisirs. Elles sont les fétiches qui cimentent une communauté : celle des sneakerheads. Ces passionnés ont créé une sous-culture autour d'elles, au sein même de la culture hip-hop. La sociologue Yuniya Kawamura a bâti son livre au carrefour de plusieurs disciplines et thématiques : l'anthropologie, l'histoire, la technique, la communication, la marchandisation, la mode, le genre ou encore la jeunesse. Elle y décèle l'ensemble de la dynamique qui a fait passer les sneakers de la marginalité du Bronx à la culture de masse mondialisée. "Je suis ce que je porte à mes pieds", dit un membre de la sous-culture. Taille haute ou basse, épurées ou bariolées, ces chaussures peuvent exercer une emprise sur leur porteur, lui conférer un statut, mais aussi être revendues pour une somme extravagante. Les sneakers sont un mythe contemporain. Ce livre est la première étude universitaire nous invitant à en suivre les aventures.
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.