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Morsures cyniques T01 Chroniques du nihilisme
Granel Mathieu
PAULO RAMAND
19,06 €
Épuisé
EAN :9782754305723
Dans le monde nihiliste les incongruités ont une place de choix. Ainsi peut-on y rencontrer des non-croyants pratiquants et des croyants non-pratiquants, soit des athées chrétiens, des musulmans consommant du porc, des juifs ne mangeant pas casher... Mais aussi des écologistes libéraux, des humanistes belliqueux, des socialistes de droite, des crapules dites "républicaines" , des dandys grégaires, des experts en islam qui ne se sont pourtant pas donné la peine de lire le Coran... Et bien sur les bons vieux thanatopracteurs chineurs d'arrière-mondes, auxquels on ajoutera des gourous à foison, des prophètes millénaristes à tous les coins de rue, des tartuffes en tous genres, des histrions élevant la médiocrité intellectuelle au pinacle, des bouffons tapageurs avides de néant culturel... Dans cette cacophonie idéologique, ce méli-mélo de valeurs, cette foire aux monstres imposteurs, ce cirque de clownerie intellectuelle, sur ce navire absurde, les oxymores sont vivants, les contradictions ne dérangent pas et le réel est éhontément dénigré favorisant l'émergence de nouveaux mysticismes et la restauration des anciennes fabulations. Ce recueil de chroniques vise donc à retrouver un peu de cohérence. Chaque brève de cet ouvrage doit devenir une morsure cynique aux mollets de l'Homme afin de le réveiller de son asthénie nihiliste, prenant exemple sur Diogène le cynique mendiant la vie et l'intelligence de la raison, aboyant après la mort et l'ignorance de l'hypocrisie, mordant ses ennemis, mais aussi parfois ses amis... pour les sauver.
Schürmann Reiner ; Dastur Françoise ; Granel Gérar
Né en 1941 ("trop tard pour voir la guerre, trop tôt pour l'oublier") et mort en 1993 aux Etats-Unis où il habitait depuis 1971, Reiner Schürmann a écrit tous ses livres en français, dans une langue admirable, Professeur de philosophie à la New School for Social Research de New York, il est l'auteur de trois remarquables ouvrages de philosophie qui le placent au premier rang des penseurs de ce siècle: Maître Eckhart et la joie errante (1972), Le principe d'anarchie. Heidegger et la question de l'agir (1982), enfin, Des hégémonies brisées, son opus magnum, publié à titre posthume en 1996 par Gérard Granel. La Préface des Origines est de Françoise Dostur la Postface de Gérard Granel
« Il ne suffit pas d'échanger les mots grecs contre d'autres mots d'autres langues, même bien connus. Nous devons bien plutôt nous laisser dire par les mots grecs eux-mêmes, ce qu'ils désignent, eux. » Cet ouvrage présente le texte de deux cours tenus à l'université de Fribourg durant le semestre d'hiver 1951-1952 et le semestre d'été 1952. Apprendre à penser, tel était le but du philosophe et cet apprentissage passe par des détours insolites, nous rapproche de la poésie, nous invite à « revenir à l'aurore de la pensée occidentale », en particulier au célèbre fragment VI du Poème de Parménide.
Rires noirs ? Voulez-vous dire que les Noirs ont le rire noir ? N'est-ce pas creuser le malentendu, en partant d'une mauvaise plaisanterie, à propos de sujets qui mériteraient d'être traités sur un ton plutôt sérieux. Sans doute, mais le lecteur critique qui passe après l'écrivain n'a pas à désamorcer les bombes à retardement qu'il trouve dans ce qu'il lit. Il saute dessus : en lisant, il les fait exploser en éclats de rire. Voici ces éclats dans le roman des romans des Rires noirs du monde noir.
Je suis l'imprévisible, le cadet, l'eau qui dort, l'attente inattendue. J'ai vécu trop longtemps loin de la Chine. Il aura donc fallu que je vienne y vivre pour savoir la liberté d'être maudit. Car si nous avons été élevés en Occident selon une conception évolutionniste du monde, dans l'empire du milieu c'est la sagesse des anciens qu'il faut suivre, il faut mettre son pas dans ceux de ses ancêtres qui remontent jusqu'au ciel, et transmettre leur mesure d'eau claire, en évitant de la troubler. Les temps intéressants deviennent alors équivalents à des temps de dérèglements et de discordes. Moi c'est plutôt un chemin sans traces que je dois suivre, ou plus exactement submergés de pas qui s'embrouillent les uns les autres. Et pour me retrouver dans leurs restes me voilà donc contraint de les écrire. "
Depuis des temps immémoriaux, le peuple des Tefnouts se terre dans les mondes engloutis. Ils sont peu nombreux, vivant en groupes de petites tailles. N'ayant plus revu la lumière du jour depuis des générations, la plupart d'entre eux ignorent qu'ils vivent en autarcie. On rapporte qu'il y a peu, ce peuple était gouverné par un couple de dirigeants au coeur généreux, qui traitait la poignée de survivants de façon juste et équitable. Ils eurent deux enfants : un garçon et une fille, tous deux très complices durant leurs jeunes années. Ce fut une époque assez triste, le peuple étant divisé quant à ce qu'il estimait bon de faire. Mais les choses se précipitèrent lorsque les deux dirigeants furent mystérieusement assassinés à quelques jours d'intervalle. Durant cette période trouble, les Tefnouts perdirent leur quiétude et tout espoir dans l'avenir. Un intellectuel sauva les deux enfants des dirigeants assassinés et initia le frère aux arcanes du pouvoir en lui dispensant ses précieux conseils.
Non coupables, fous, irresponsables, ingénus, ils ont tous un alibi valable: ils étaient victimes d?eux-mêmes au moment des faits. Ce sont des choses qui arrivent et dont on parle à travers ces quinze instantanés d?histoires, parfois sombres, souvent cyniques, mais toujours à l?humour ravageur. On y croise des enfants, des vieux qui jouent, un clochard, une caissière de péage et un requin-marteau.
Résumé : "À l'échelle de l'Histoire du Monde, l'Homme est un fait divers, son existence est une chronique, sa vie est un conte ". L'Auteur, satisfait de sa trouvaille philosophique, se dit que ce serait quand même pas idiot d'en faire la démonstration dans un livre protéiforme. Il ne sait pas exactement ce que signifie " protéiforme " (il sait seulement qu'on en trouve dans les laitages ou le poisson), mais il a conscience que c'est un mot qui fait intello. L'auteur veut faire l'intello, ça tombe plutôt bien. À travers ces dix-huit histoires, l'Auteur va nous faire partager un voyage en train, nous entretenir de moustachus et de vin, nous donner une leçon de courage, nous parler de la météo, revisiter des contes, puis se marier et avoir beaucoup d'enfants.