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Transversale Nord
Grandmont Dominique
APOGEE
17,30 €
Épuisé
EAN :9782843982767
Ne faudrait pas s'arrêter. Course. Traversée. Il n'y aura aucune description assise. Dominique Grandmont sait que pour prendre la mesure du flux il n'est pas de mesure, il faut s'inclure dans le cours insaisissable vidant de l'intérieur nos mots. Chaque événement de la vie du poète n'est pas prétexte mais se découvre au fur et à mesure qu'il l'écrit, selon une " transversale nord " inédite. Une telle position n'est évidemment tenable que si le poète refuse de considérer sa parole comme un lieu de pouvoir, de savoir... Plutôt le don, la dépense qui fait vivre plus intensément, le désir net battant ouvert qui claque contre le dehors ! Le poète sait qu'il faut laisser l'initiative aux mots, les prendre à contre-pied de sorte qu'il n'y ait " plus de différence entre la route et l'intérieur de tes yeux ". C'est une exigence de vérité, qui contient le leurre de toute vérité : le poème, ici, en offre une superbe preuve !
Résumé : Une maquette à l' " Echelle I " a pour but de représenter en totalité ou par tronçons un modèle en grandeur réelle, ce qui suppose un rapport d'égalité entre le modèle et le prototype. Il en va de même à l'échelle d'une vie, où l'on se mesure à l'autre pour être soi. Ce réajustement constant crée un sens en dépassant l'idée première, et le poème esquissé ainsi en rêve ou dans la rue serait ce compromis nécessaire entre un désir plus fort que son objet et un schéma qui ne peut s'avérer exact qu'en ignorant ses propres règles. " Echelle I " se veut un parcours qu'on ferait droit devant soi, de nuit ou juste avant l'aube, dans un univers de banlieue, par intériorisation du dehors et sans préalable. Dominique Grandmont
La société ne souffre pas d'une crise des valeurs, mais d'une crise des symboles. C'est pourquoi la poésie nous fait cet effet de réveil, d'actualité. C'est aussi pourquoi il a semblé utile d'en parler dans un journal, pour se rappeler que même le quotidien est exceptionnel. Il ne s'agit pas d'un salaire imaginaire garanti. Il ne s'agit pas de répartir plaisirs et souffrances. La poésie est ce qui se donne à tous sans être partagé. C'est un peu ce que l'auteur a voulu faire en réunissant ici les chroniques qu'il donne depuis un peu plus de dix ans dans la presse : un portrait de la liberté. Car ces articles représentent un cheminement. S'il y a méthode, elle s'est dégagée progressivement. Celle d'une lecture crayon en main, sous le regard des autres, en résonance avec l'expérience personnelle. Pas ou peu de jugements de valeur. Le poète n'est pas chargé de donner des bons ou des mauvais points à la réalité. Le lecteur tire ses propres conclusions. A travers les 78 ouvrages de poésie contemporaine que ce livre passe en revue, c'est un peu le monde d'aujourd'hui, notre propre univers, dont les traits se découvrent, se dessinent sous nos yeux. N'est-ce pas cela, la lecture ? Les mots ont notre visage. A nous de les reconnaître. A nous de leur ressembler. D.G.
Ce livre important pour la poésie, notamment française, réunit les derniers poèmes à ce jour de Dominique Grandmont. Soit six ensembles écrits entre 2012 et 2020. LE MOT EST LA MOITIE ? DE L'INTERPRE ? TATION DU CRI (mai 2012) COIN TABLE FENETRE (février 2016) MILIEU DE COUR DROITE (juin 2016) ICI COMME JAMAIS (janvier 2017-août 2018) LE TEMPS DES RECITS (février 2019-décembre 2019) A PERTE DE VUE (octobre-décembre 2020) Ce qui frappe tout d'abord est cette présence des mots jamais en excès, "vérité qui leur donne / le courage de l'inexistence" , comme il en irait aussi d'un chant en rien forcé. C'est inutile, tout y vient d'un naturel propre au cheminement de la pensée tout aussi rigoureusement que sensiblement conduite, chacun de ces poèmes puisant sa venue d'un "appel" d'où le poète s'exclut puisque ce qu'il "a de plus à lui ne lui appartient pas". Du même auteur à La Barque : "Un homme de plus" paru en 2019.
Guigui Pierre ; Brissaud Sophie ; Bauer-Monneret J
La dégustation du vin est-elle un art ? Un talent réservé à quelques rares initiés ? Un code méthodologique détenu par une élite éclairée ? Rien de tout ça. Elle est simplement l'exercice de nos sensations, accessible à tous, car nous savons tous goûter. Partant de cette base, il s'agit ensuite de mémoriser notre expérience : la dégustation est d'une part notre capacité à éprouver les saveurs, les arômes et la vitalité du vin, et d'autre part notre aptitude à puiser dans la somme de ces souvenirs, qui est notre bagage de dégustateur, et à mettre des mots sur tout cela. C'est donc la mise en application d'une activité commune à chacun d'entre nous : goûter. Ce qui n'implique pas seulement la saveur en bouche, mais aussi l'odorat, le toucher, la vue et notre sensibilité à l'énergie contenue dans un vin. Dans ce livre issu d'une conversation entre Pierre Guigui et Sophie Brissaud, l'exercice de la dégustation est exposé et développé, de l'étude de nos sens physiques au tour d'horizon de la notion de goût dans diverses cultures, La fin de l'ouvrage est consacrée aux travaux pratiques : pas-à-pas, en treize séances, la dégustation de tous les types de vins est abordée sous forme de leçons simples et claires.
Résumé : Les nouvelles ici rassemblées ont pour cadres divers pays ou régions : la Flandre belge, l?Alsace, le Roussillon, l?Angleterre, l?Allemagne, pays que Michel Wallon connaît bien pour avoir été longtemps professeur au lycée français de Baden-Baden, l?Autriche et la Roumanie. Le fantastique dont elles sont imprégnées n?a rien d?effrayant. Le personnage à qui toutes ces histoires arrivent, et qui les raconte à la première personne, ce qui confère à l?ensemble une belle unité, entretient une sorte de familiarité avec les puissances invisibles. Il accueille (le plus souvent) avec calme et sérénité les " signes " (c?est d?ailleurs le titre de l?une des nouvelles) qui lui sont adressés, et s?efforce avec une touchante bonne volonté de faire ce qu? " on " lui demande. C?est un fantastique teinté d?humour que Michel Wallon nous propose dans ce court recueil. Comme son nom ne l?indique pas, Michel Wallon est né en Flandre. Dans la partie française de cette région européenne, où l?on a particulièrement le goût de l?étrange. Il n?est donc pas étonnant que cela se retrouve au c?ur de plusieurs de ses nouvelles.
Descendant d'une famille de pêcheurs depuis quatre générations, Moncef Ghachem est né dans une maison près du cimetière de Mahdia, situé au bord de la mer Méditerranée, et dont l'environnement marque son imaginaire: « Je suis venu de la mer, de la soif, du cri. Je suis voué au cri comme les vents de la mer. »
Dans notre société postmoderne, l'idéologie du progrès décline. Notre époque a perdu confiance en l'avenir et sent son destin lui échapper. La crise paraît interminable. Comment sortir de cette dépression collective ? Historiens et sociologues s'accordent sur le diagnostic : l'accélération de l'histoire ne permet plus de s'appuyer sur la tradition pour configurer le futur. Mais les avis divergent sur le remède à prescrire. Faut-il forger un homme nouveau capable de s'adapter aux évolutions de son environnement ? Il s'agirait d'utiliser les nouvelles technologies pour améliorer nos capacités physiques et intellectuelles. Cette utopie transhumaniste inquiète pourtant ceux qui dénoncent la fabrication d'un individu soumis à la logique économique. Doit-on, au contraire, revenir à des rythmes de vie plus naturels ? Pour éviter la catastrophe, il faudrait donc s'opposer au productivisme au nom du principe de précaution. Seulement, les prophètes de malheur sont souvent accusés de propager une idéologie rétrograde qui immobilise la société. Jamais autant d'instruments scientifiques n'ont été réunis pour scruter l'avenir. Or, il semble de plus en plus opaque. Pourrons-nous résoudre ce paradoxe afin de retrouver la maîtrise de notre devenir individuel et collectif ?