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L'entretien d'embauche au KGB
Gran Iegor
BAYARD ADULTE
19,10 €
En stock
EAN :9782227501249
Cet ouvrage est d'abord l'histoire d'une découverte : au cours de ses recherches pour son roman Les Services compétents - dans lequel il raconte l'arrestation en 1965 de son père Andreï Siniavski, dissident soviétique -, Iegor Gran met la main sur un document inespéré : Le Recrutement des agents. Un livre russe daté de 1969, numéroté, imprimé à cent exemplaires. Sa fonction ? Enseigner aux jeunes recrues du KGB l'art subtil du recrutement des agents de renseignement étrangers. Iegor Gran nous accompagne dans la lecture de ce manuel qu'il a lui-même traduit. Sa voix, entrelacée dans le texte original, nous apporte les éléments de contexte nécessaires : comment entre-t-on dans une école du KGB, qu'y fait-on, comment se déroulent les examens, etc. ? En parallèle, il évoque l'aventure personnelle que représente pour lui la plongée dans cette traduction, ses éclats de rire et ses dégoûts, la proximité que l'on peut avoir avec ce document, l'étrange effet hypnotique qu'il produit. Convaincre ou contraindre : voilà ce qu'apprend l'officier du KGB. De l'identification de la "piste" au recrutement lui-même, le protocole est très strict, mais l'officier est aussi invité à faire preuve de créativité. Une progression s'installe, une intrigue, presque, avec comme point culminant la "conversation de recrutement" . On oscille de l'ultra concret au très vaste projet social et politique. On passe du conseil de bienséance - ne pas boire exagérément pendant un recrutement - aux astuces de surveillance, filature, chantage et organisation, le tout incarné par une multitude d'exemples : Thomson, le facteur ; Harley, représentant chez Philips ; Verdi, artiste critique envers la politique américaine ; Fée, dactylo au sein d'une mission diplomatique... Ce manuel n'est pas seulement une machine à voyager dans le temps. C'est une relique échappée d'un lieu obscur, un sauf-conduit vers un donjon inaccessible au simple mortel. Et un outil, aussi, pour comprendre la Russie d'aujourd'hui.
A la porte de Versailles, à l'inauguration du Salon du livre, vous rencontrez un type sympathique, lecteur pour une grande maison d'édition. Il sait que vous écrivez, vous lui montrez votre manuscrit, il en tombe dingue. Il le fait lire à quelques pointures de ses connaissances et tous sont unanimes : vous avez écrit un chef-d'oeuvre. Vous avez du mal à le croire, mais il vous rassure en vous citant Proust, Céline, Deleuze et votre vanité prend ses aises, radieuse. Vous vous apprêtez à signer un contrat quand le type disparaît. Vous appelez la maison d'édition. On vous apprend qu'il n'a jamais existé.
Résumé : "Le confinement a sauvé des vies" , scande la casserole, ravie d'exhiber son empathie. Peu importent les dégâts collatéraux, dit-elle, on avait une haute idée humaniste et on l'a suivie "quoi qu'il en coûte" , et c'est merveilleux. La beauté de la fin justifie la barbarie des moyens. Surtout quand ce sont les autres qui en paient le prix.
La guerre entre O.N.G. Ça se passe en France. Une ville moyenne. Un immeuble tout confort. Et deux locataires, les organisations La Foulée verte et Enfance et vaccin. La Foulée verte travaille évidemment à sauver l'humanité des catastrophes écologiques qui la menacent et à la protéger des poisons qu'on lui distille. Quant à Enfance et vaccin, inutile d'insister. Beaucoup de bons sentiments de part et d'autre. Beaucoup de mots, beaucoup de formules et d'idées toutes faites. Une certitude énorme d'être indispensable et la bonne conscience monstrueuse qui va avec. Le sel de la terre ! Et c'est bien sûr au niveau le plus mesquin que naissent les premières difficultés entre les deux organisations : problèmes de voisinage, occupation d'un panneau d'affichage, questions de préséance. De fil en aiguille, une guerre sans pitié se déchaîne, une guerre totale et meurtrière.
Avec son dixième roman Iégor Gran a eu l'ambition de raconter une histoire sur la quête de soi, un road-movie sans road et sans movie unissant plusieurs personnages et deux époques excessivement éloignées l'une de l'autre, une sorte de grand écart temporel. L'histoire contemporaine, c'est celle de José, un post-étudiant dont la vie professionnelle repose sur le système D, ce que l'on appelle auto-entreprenariat en jargon de notre époque, un José qui rêve de faire fortune sur internet en vendant des fèves d'Epiphanie aux collectionneurs du monde entier. Mais n'est pas Mark Zuckerberg qui veut. José devra se contenter de donner des cours de maths à domicile, où il sera confronté à son incompétence pédagogique crasse et à des élèves largement plus capables que lui. Parallèlement, à des milliers d'années de José, quelque part au début du Néolithique, son vigoureux ancêtre (qui partage avec son descendant de 2010 un petit bout d'ADN à barbe blonde, joliment bouclée) découvre que sa tribu, où sévit un matriarcat rigoureux, s'apprête à abandonner le nomadisme et la liberté d'aller et venir au profit de l'élevage de capras, ces animaux sales qui font leurs besoins à côté des humains, mais qui sont faciles à attraper et bons à manger. Le tout se double d'une quête personnelle de l'écrivain, qui pour la première fois dans un roman de légor Gran entre en scène, et qui, sur ce plan, n'est guère plus avancé que ses personnages. Coincé dans la procrastination qui lui fait remettre à demain les paragraphes qui auraient dû être écrits hier, se demandant comment faire avancer son récit alors que lui-même n'avance nulle part, ce fainéant travaille les banquettes sombres des cafés où il attend l'inspiration, tout en se jetant avec avidité sur chaque texto qu'on lui envoie dans l'espoir de se distraire de son enlisement. Ecrit avec une ironie froide et lucide, un roman au ton et au rythme uniques, où se déploie une galerie de personnages désespérants et attachants malgré tout, dont les épopées personnelles se croisent dans la grande écume des petites ambitions.
Francis Hallé raconte dans ce beau texte sa passion pour les arbres. La science des arbres, il la possède ; la beauté des arbres, il la contemple ; l'ingéniosité des arbres et leur faculté de se sortir de toute situation difficile, il s'en émerveille ; leur manière d'occuper l'espace, il ne cesse de l'observer. Il sait pourtant que les arbres sont loin d'avoir révélé tous leurs mystères. Son propos est aussi celui d'un spécialiste de l'écologie, notamment tropicale, sa passion l'ayant mené dans de nombreux pays à travers le monde, jusqu'aux Tropiques. Il est aussi un ardent défenseur des forêts primaires, jamais exploitées par l'homme, qui ne représentent plus que 5 % des forêts de la planète. Il est grand temps de lire Francis Hallé. L'auteur : Francis Hallé est botaniste, biologiste et dendrologue (spéciliste des arbres). Il a étudié particulièrement les forêts tropicales. Il a publié de nombreux livres, notamment "Plaidoyer pour la forêt tropicale", Actes Sud, 2014 et "Plaidoyer pour l'arbre", Actes Sud, 2005. Il est l'initiateur de l'exploration "Le radeau des cimes" qui étudie la canopée des forêts du monde.
Résumé : "Cette prière me rassure, je ne me sens plus déraciné et je ne suis plus un orphelin". Dans ce petit livre précieux, le pape François explique simplement, et avec un merveilleux sens de la communication, verset par verset, la prière que Jésus nous a apprise. Il répond aux questions posées par le Père Marco Pozza, théologien et aumônier de la prison de Padoue. Les mots de la prière de Jésus réveille chez le pape des anecdotes personnelles, intimes, et entrent en résonance avec des épisodes de sa vie. Il évoque ses propres inquiétudes, le sens de sa mission apostolique. Cette méditation exceptionnelle nous donne le sentiment d'entrer dans la prière du pape lui-même, de partager ses interrogations sur le monde d'aujourd'hui, ses espoirs.
Résumé : Pour la première fois, Eric-Emmanuel Schmitt se confie et évoque son enfance avec une émouvante sincérité, ses vocations multiples, sa vie? Qui était le petit garçon Eric-Emmanuel à Lyon, dans les années 60 ? Quelles histoires avait-il déjà en tête ? Nous découvrons ses années de formation, son milieu, ses rêves, ses regrets? Ses nombreuses confidences sur sa vie, ses valeurs, ses multiples activités, le sens qu'il donne à l'existence, à l'art, font le prix de ce livre exceptionnel. Ses très nombreux lecteurs dévoreront les différents chapitres de ce livre pour entrer dans l'intimité de leur auteur. Nous ferons connaissance avec un écrivain, dramaturge, philosophe, bien différent des clichés que certains peuvent avoir sur lui. Et bien plus surprenant.
Théoriquement les Renseignements généraux (RG) travaillent pour l'Etat. Or, ils ont collaboré non pas pour l'Etat mais pour le pouvoir en place. Les RG étaient là uniquement pour renseigner les amis au sommet du pouvoir. C'est extrêmement inquiétant parce qu'on arrive à dresser un parallèle avec la police politique des pays de l'Est durant la guerre froide. Ca pose des problèmes évidents sur la façon dont la démocratie opère, ou pas, en France ". Eric Halphen, juge d'instruction, notamment en charge des affaires Chirac. Charger Valérie Trierweiler pour atteindre François Hollande, trouver la source des commérages sur le couple Nicolas-Cécilia Sarkozy, identifier le père de l'enfant de Rachida Dati, discréditer les révolutionnaires, des gauchistes de Mai 68 en passant par Coluche jusqu'aux Gilets jaunes... Telles sont les missions très spéciales des RG - devenus aujourd'hui le Renseignement territorial (RT). Officiellement, ils agissent dans le cadre de l'Etat de droit. En réalité, ils donnent souvent dans le tordu et ne s'embarrassent pas avec la vie des autres. Tous les coups sont permis. Ce service, qui tournait à plein régime en France il y a encore dix ans, n'existait nulle part ailleurs... sauf dans les dictatures. Pour la première fois, de nombreux acteurs de cette police de 1968 à l'ère Macron ont accepté de se livrer. Ils ont le sens du devoir chevillé au corps mais parfois aussi une habileté de Pieds nickelés ! Ils racontent comment ils voulaient tout savoir sur tout le monde. Au nom de la défense de la République, bien sûr.
Résumé : La manipulation est partout : de l'empoisonnement d'ex-espions russes à Londres à l'affaire de l'immixtion des amis du Kremlin dans l'élection de Donald Trump, en passant par le détournement des données de Facebook. Elle est devenue une obsession de ce début de XXIe siècle, relayée et amplifiée par les réseaux sociaux et les nouveaux médias. Familier des arcanes du Kremlin, Vladimir Fédorovski a mené pour nous une enquête d'une brûlante actualité, nourrie de témoignages originaux et d'archives inédites. On y croise des personnages envoûtants, maîtrisant à la perfection l'art de la manipulation : un James Bond soviétique influençant le président Kennedy, des agents de la CIA qui intriguent pour la réélection de Boris Eltsine, un jeune agent du KGB nommé Poutine qui manoeuvre pour s'imposer au Kremlin. Vladimir Fédorovski nous livre aussi le manuel de séduction du KGB au masculin et... au féminin. Un ouvrage fascinant pour apprendre, auprès des plus grands manipulateurs de ce siècle, à devenir irrésistible. Dans ce monde en miroir, la réalité dépasse souvent la fiction et les faits historiques sont parfois dignes des plus grands romans policiers.
Résumé : Bréviaire du genre, cet ouvrage est déjà LA référence en matière d'espionnage. Car ce dictionnaire du renseignement est fait par le renseignement : de vrais experts - qui signent parfois sous pseudonyme pour des raisons de confidentialité - y racontent et expliquent les techniques qu'ils utilisent, l'histoire et l'organisation des services, les événements marquants ou encore les grandes figures du milieu. NSA, DGSE, de Gaulle, Vatican, Hoover, Heydrich, James Bond, Le Bureau des légendes. fiche S ou contre-terrorisme : autant de notices, parmi beaucoup d'autres, qui permettent d'accéder à une information sérieuse et rapide, "vue de l'intérieur".
Avoir l'oreille des chefs d'Etat de son pays est l'objectif premier de tout service secret digne de ce nom. S'ils ne vivent que par les subsides financiers que les politiques leur attribuent, les services ne valent en effet que par le crédit que leur accorde le pouvoir. Fort de ce constat nourri par trente-cinq ans de travail sur le monde opaque du renseignement, l'historien et journaliste Rémi Kauffer révèle dans une enquête passionnante un siècle de relations cachées de quarante dirigeants avec les services secrets de plus de vingt pays d'Europe et d'Amérique, mais aussi d'Asie et du Moyen-Orient. De Winston Churchill à Donald Trump, de Mao à Vladimir Poutine, de De Gaulle à Emmanuel Macron en passant par Hitler, Staline, Roosevelt, Castro, Kennedy, Golda Meir, Mitterrand, Bush père et fils, Jacques Chirac, Angela Merkel, Nicolas Sarkozy et Barack Obama, il met ainsi sous le projecteur la face la moins connue de notre histoire et souvent la plus sombre. Un récit exceptionnel appuyé sur une documentation impressionnante et, surtout, sur de nombreuses révélations.