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Cahiers de prison. Tome 4, Cahiers 14, 15, 16, 17 et 18
Gramsci Antonio
GALLIMARD
36,50 €
Épuisé
EAN :9782070719563
Arrêté le 8 novembre 1926 et assigné d'abord à cinq ans de relégation dans une île, Antonio Gramsci sera condamné par le Tribunal spécial à 20 ans, 4 mois et 5 jours de prison: "Pour vingt ans nous devons empêcher ce cerveau de fonctionner", déclarera le 4 juin 1928 le procureur fasciste. Pressentant que sa peine serait longue, le dirigeant communiste était heurtant déjà résolu à résister par l'étude. "Je suis obsédé - écrit il dès le 29 mars 1927 -par cette idée qu'il faudrait faire quelque chose für ewig... Je voudrais, suivant un plan préétabli, m'occuper intensément, et systématiquement de quelque sujet qui m'absorberait et polariserai, ma vie intérieure." Le 8 février 1929. il entame son premier cahier. Les autres suivront, jusqu'en 1935. Les notes qui constituent l'ensemble des Cahiers de prison étaient connues jusqu'ici à travers les volumes de la première édition italienne (1948-1951), qui en réorganisaient la matière autour de quelques-uns des grands thèmes que Gramsci lui-même s'était proposé d'étudier: Intellectuels, Machiavel. Notes critiques sur un essai populaire de sociologie, Littérature populaire, Risorgimento italien, etc. Soucieuse au contraire d'offrir toutes les garanties scientifiques désirables et de respecter l'authenticité d'une ?uvre en train de se chercher et de s'écrire, la présente édition critique. tout comme la nouvelle édition italienne établie par V. Gerratana (1975), présente la suite des manuscrits originaux de Cahiers tels qu'ils se trouvent conservés dans les archives de l'Istituto Gramsci. Elle restitue ainsi la pensée de Gramsci avec toutes ses hésitations, ses détours et ses va-et-vient, et conserve le caractère fragmentaire et discontinu des textes en les présentant dans l'ordre même où ils ont été écrits
Tome I : un choix d'articles couvrant les années 1914-1920. L'itinéraire politique du jeune Gramsci ; son effort pour définir et promouvoir un socialisme anti-autoritaire, un socialisme par en bas : sur la base des conseils d'usine, organes d'autogouvernement que le prolétariat s'est donnés spontanément.Tome II : du Congrès de fondation du Parti communiste italien (janvier 1921) au départ de Gramsci pour Moscou (mai 1922) ; la «forte personnalité» de Bordiga ; et, dans la Correspondance de Moscou et de Vienne, la formation d'un nouveau «groupe dirigeant».Tome III : la crise du fascisme et la bolchevisation du Parti communiste italien (articles parus dans L'Unità et dans L'Ordine nuovo) ; la lettre d'octobre 1926 au Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique ; et les Notes sur la question méridionale, texte auquel Gramsci était en train de travailler au moment de son arrestation.
Résumé : " La dottrina di Carlo Marx ha dimostrato anche ultimamente la sua fecondità e la sua eterna giovinezza offrendo un contenuto logico al programma dei piú strenui avversari del partito socialista, ai nazionalisti. Corradini saccheggia Marx, dopo averlo vituperato. Trasporta dalla classe alla nazione i principi, le constatazioni, le critiche dello studioso di Treviri ; parla di nazioni proletarie in lotta con nazioni capitalistiche, di nazioni giovani che debbono sostituire, per lo sviluppo della storia mondiale, le nazioni decrepite. E trova che questa lotta si esplica nella guerra, si afferma nella conquista dei mercati, nel subordinamento economico e militare di tutte le nazioni a una sola, a quella che attraverso il sacrifizio del suo sangue e del suo benessere immediato, ha dimostrato di essere l'eletta, la degna" Antonio Sebastiano Francesco Gramsci (Ales, 22 gennaio 1891 - Roma, 27 aprile 1937) è stato un politico, filosofo, politologo, giornalista, linguista e critico letterario italiano. Nel 1921 fu tra i fondatori del Partito Comunista d'Italia, divenendone segretario e leader dal 1924 al 1927. Nel 1926 fu arrestato e incarcerato dal regime fascista. Nel 1934, in seguito al grave deterioramento delle sue condizioni di salute, ottenne la libertà condizionata e fu ricoverato in clinica a Roma, dove trascorse gli ultimi anni di vita. Considerato uno dei più importanti pensatori del XX secolo, nei suoi scritti, tra i più originali della tradizione filosofica marxista, Gramsci analizzò la struttura culturale e politica della società. Elaborò in particolare il concetto di egemonia, secondo il quale le classi dominanti impongono i propri valori politici, intellettuali e morali alla società, con l'obiettivo di saldare e gestire il potere intorno a un senso comune condiviso da tutte le classi sociali, soprattutto quelle subalterne.
Résumé : La première partie de ce volume est constituée d'articles parus pour l'essentiel dans L'Unità et dans la IIIe série de L'Ordine Nuovo. Deux grands thèmes, souvent imbriqués, dominent cet ensemble : la crise du fascisme et la "bolchevisation" du parti communiste d'Italie. Ouverte par l'assassinat de Matteoti le 10 juin 1924, la crise du fascisme se poursuivra jusqu'au discours de Mussolini du 3 janvier 1925 pour s'achever par la mise en place de la législation d'exception de 1926 dont Gramsci sera l'une des premières victimes. Convaincu que le fascisme et la démocratie constituent "deux aspects d'une même réalité", c'est en vain que Gramsci tente, tout au long de cette période, de faire du parti communiste une force autonome, voire antagoniste, face à l'opposition démocratique organisée sous le nom d' "Aventin". A dater du Ve congrès de l'Internationale communiste, la "conquête gramscienne" du P.C. d'Italie, entreprise depuis 1923, s'identifie de fait avec sa "bolchevisation". C'est en utilisant toutes les ressources de l'appareil du Parti et en jouant de l'appui de l'Internationale que Gramsci, nommé secrétaire général en août 1924, fera triompher ses thèses au congrès de Lyon de 1926. La célèbre lettre d'octobre 1926 au Comité central du parti communiste d'Union soviétique constitue le coeur d'un autre dossier, la deuxième partie de ce volume, consacré à la crise qui secoue alors le parti bolchevique. La troisième partie, enfin, présente le texte auquel Gramsci était en train de travailler au moment de son arrestation : les Notes sur la question méridionale.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.