Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les vents m'ont dit
Grall Xavier
TERREDEBRUME
17,00 €
Épuisé
EAN :9782843626432
Pendant trente ans, Xavier Grall a travaillé à l'hebdomadaire La Vie. Son journalisme y était imprégné de poésie. Il avait ainsi décrit son programme : "Rompre la glace, briser le mur, franchir toutes les distances, fraterniser avec tout ce qui sur la terre bougeait, haletait, vivait, aimait?" A partir de 1966, il se consacra à son oeuvre d'écrivain et de poète. Il était persuadé qu'il ne pouvait l'accomplir vraiment qu'en Bretagne, où il avait retrouvé ses racines. Cependant, chaque semaine, il envoyait à La Vie les billets auxquels tant de lecteurs étaient attachés. Après les Billets d'Olivier, parus dans la même collection, ce livre regroupe les chroniques que Xavier Grall livra imperturbablement de 1977 à 1981, date de sa disparition. On y retrouvera les mêmes qualités d'humanisme souriant et cette foi profonde qui traversent son oeuvre et savent toujours ranimer l'espérance devant le tragique ou la banalité de la vie quotidienne.
Présentation de l'éditeur Tout commence par la mort d un Arabe et se termine par celle d un colon.Pendant les premiers jours de la rébellion en Algérie, surpris en train de chercher à mettre le feu à sa grange, un rebelle est exécuté de façon sommaire par le maître des lieux, José Montfort. Une lourde fatalité pèsera désormais sur le domaine qui conduira au délitement de son univers, à la trahison de sa femme et finalement à la mort.Roman, poème, tragédie ? Plutôt un « blues »... En tout cas, une litanie obsédante et cruelle, aux prolongements puissants. Xavier Grall, par sa plume sans concession, a élevé ici le drame algérien aux dimensions dépouillées et graves d une tragédie grecque et d un poème universel sur l incompréhension entre les hommes et le choc des civilisations.
Un barde: Arzel; Une femme énigmatique et redoutable: Mona; Une mère humiliée: Maria; Et des amis de grande bohème: Glen, Kerouac... Tels sont les personnages de La Fête de nuit. Mais il ressort très site que le véritable héros de ce livre n'est autre que ce pays qui convoque Arzel, malgré sa maladie et ses effroyables faiblesses, à la colère, à l'abnégation, au sacrifice et, finalement, à la mort. Et, ainsi, comme l'écrit Bernard Berrou dans sa préface "La Fête de nuit plonge le lecteur dans une poétique totale, intempestive, libérée de toutes les contraintes qui gouvernent l'humanité frileuse, apathique et ordonnée. Xavier Grall fustige l'argent, les systèmes, les prof, les militaires, les prêtres, les flics, toutes sortes d'oppressions et d'impérialismes... Il rêve d'un" socialisme lyrique "qui présiderait les hommes. dans un projet oecuménique mondial où" la patrie serait ouverte à tout philosophe, qu'il soit d'Orient ou d'Occident "." Par un langage dune puissance lyrique rarement égalée, Xavier Grall élève ici la Bretagne au rang d'un royaume prodigieux, tout en abolissant la distance entre le régionalisme et l'universel. ""
Au nez des touristes, je ferai l'éloge de la pluie. Ils avaient tout prévu, y compris des bottes, des suroîts, des casquettes. Ils déambulaient dans les rues de Concarneau et se prenaient pour des loups de mer. Au début, ils buvaient les averses comme on boit du petit-lait. C'était charmant... Ils poussaient même jusqu'aux caps restés sauvages. Ce plaisir dura vingt-quatre heures. Et puis, les mines s'allongèrent : la Bretagne ne se décidait pas à se mettre d'accord avec le calendrier estival. Ils allèrent prendre crêpes et bolées de cidre dans des tavernes folkloriques. Ils se remirent aux journaux de Paris. Ils tâtèrent du transistor. Il pleuvait toujours. Il pleuvait déplus en plus. On leur volait leurs vacances. Et ils se mirent à haïr ce ciel têtu, ces vents du sud mauvais fantaisistes. Et ces souffles de noroît qui jetaient la houle dans les criques et sur les plages." Xavier Grall a toujours souhaité parler de sa terre. Il a toujours voulu, après son retour en Bretagne, la raconter à tous ceux qu'il avait laissés dans les brouillards troubles de la capitale. Aussi, que ce soit dans La Vie ou, comme ici, dans Le Monde, ses chroniques étaient attendues par ses lecteurs. Il y traitait de tout, de rien ou de bien peu de chose, mais toujours de sujets qui en appelaient à sa plume, à son talent, à sa sensibilité : la pluie, le nucléaire, la chasse, les étourneaux ou ses amis. Mais, toujours, il savait toucher nos âmes malmenées.
Par sa qualité littéraire, évidemment, SOLO est unique. Et de surcroît par les dessins vifs, colorés, dont Xavier Grall a enluminé son texte. Le livre paraît d'abord chez Calligrammes, en 1981. Et, peu avant de mourir, à l'automne de cette année, Grall va dessiner au pastel sur l'exemplaire qu'il garde près de lui, en sa chambre qu'il ne quitte plus. I Il dessine naïvement ses arbres, sa maison en Nizon, ajoute du vert et du bleu, glaz. Il joue des formes et des couleurs, d'une strophe à l'autre, enchâssées de couleurs, d'arabesques. Solo est une prière, à l'aube de l'éternité. C'est aussi un hymne formidable à la vie, que les dessins de Grall ajoutés par lui à son texte, rendent encore plus lumineux.
Smith Thorne ; Matson Norman ; Homassel Anne-Sylvi
T. Wallace Wooly Jr, hypocrite et prétentieux homme d'affaires aux revenus confortables, est une figure respectable de Warburton, petite ville de l'État de New York. Veuf et père d'une fille unique, il a un faible pour sa blonde secrétaire. Ces sentiments, heureusement réciproques, sont sur le point d'être avoués lorsque M. Wooly, que les incendies fascinent, sauve d'un hôtel en flammes une étrange jeune femme nue. En quelques jours, Jennifer Broome va bouleverser sa vie pour le pire. Partagé d'emblée entre le dégoût et l'attirance, M. Wooly épouse Jennifer, au grand désespoir de sa secrétaire et de tous ses proches. Il découvre bientôt ce dont sa femme est capable commerce étrange avec les animaux, don de double vue, ensorcellements divers, incendies... C'est vers le désordre, l'anarchie... bref, l'enfer que la féline Jennifer cherche à l'attirer ! À l'origine du film de René Clair et de la célèbre série Ma sorcière bien-aimée, voici pour la première fois en version complète et non expurgée Ma femme est une sorcière, dans toute sa perverse et diabolique splendeur...
Contessa Carl Wilhem Salice ; Hoffmann Ernst Theod
Peu après la parution en Allemagne des célèbres Contes de Grimm (1812-1810, le grand écrivain allemand E.T.A. Hoffmann, qui donnera au fantastique ses lettres de noblesse, publie avec la complicité de deux de ses amis du " Club des Frères de Saint-Sérapion ", six récits merveilleux pour petits et grands. Le lecteur trouvera ainsi dans ce volume quatre contes inédits en France, écrits par La Motte Fouqué, l'auteur d'Ondine, et par Contessa, à qui l'on doit l'inquiétant Homme vert. Mais c'est aussi l'occasion de redécouvrir, dans leur version intégrale, deux contes d'Hoffmann, dont le célèbre Casse-Noisette et le Roi des Rats, popularisé plusieurs décennies plus tard par le ballet de Tchaïkovski. Ces histoires, tour à tour tendres, cocasses, malicieuses ou terrifiantes, nous plongent avec bonheur dans l'univers des romantiques allemands du début du XIXe siècle.
Mannin Ethel ; Light Jacques ; Homassel Anne-Sylvi
Dans l?Angleterre miséreuse des années trente, une fillette solitaire et sauvage rencontre, au hasard d?une sortie en forêt avec son école, un homme cornu qui montrera à l?enfant quelques-uns des simples mystères des sous-bois? Ainsi commence Lucifer et l?Enfant, rare et précieux exercice de voltige dont est proposée pour la première fois la traduction intégrale. À la fois critique acerbe d?une société sans espoir ni lumière où les oppressés se torturent entre eux, description d?un pays disparate qui marche à grands pas vers sa destruction, roman d?initiation amoureuse et conte fantastique, Lucifer et l?Enfant est l?un des grands textes oubliés de l?entre-deux-guerres britannique.
Finn, descendant du dieu Nuadh à la Main-d'Argent, règne en maître et capitaine, du haut de sa forteresse d'Alvainn, sur les Fiana, ordre militaire garant de la paix du royaume d'Irlande. Dès lors, tout n'est que prétexte à l'aventure ; à chaque instant, l'amitié, l'honneur, l'amour ou les injonctions magiques entraînent Finn et les Fiana dans d'étranges et mystérieuses contrées au milieu de périls surnaturels. Depuis les sidh hantés par les fils de Dana, en passant par le Pays de l'Eternelle Jeunesse pour finir au Paradis des Chrétiens, la vie des Fiana ne peut se concevoir sans gloire ni aventures. Après le Cycle de la Branche rouge paru dans la même collection, c'est à la rencontre de ces hommes, de ces héros des temps anciens, de ce monde primitif où la rupture entre l'homme et les dieux n'était pas encore consommée, que nous entraîne le Cycle de Finn.