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L'Intervention Narrative en Travail Social. Essai méthodologique à partir des récits de vie
Graitson Isabelle ; Neuforge Elisabeth ; Lani-Bayl
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782296066212
Cet ouvrage questionne des pratiques de travail social dont l'objet est le recueil du récit de la vie des usagers. Il les réfléchit à la lumière croisée de disciplines de sciences humaines et en propose une modélisation continuée. L'intitulé, l'Intervention Narrative, marque la distance volontairement opérée avec les théories en les matières bien qu'elles en constituent des références. Elle ouvre la voie à une approche plus culturelle où racines, émotions et création rendent à chaque mémoire singulière sa fonction d'historicité. L'intervention narrative trouve une place là où les raisons sociales des organisations visent la Personne. Elle est une alternative à d'autres pratiques où l'écoute et le recueil ont un objectif soit d'évaluation, soit de thérapie ou tenant lieu. Elle établit le lien entre l'histoire intime et le cadre, le contexte, l'époque où elle s'est déroulée, et tente de lui donner sens. Son objet est de proposer aux personnes, un accompagnement pour évoquer socialement leur vie et ainsi se la représenter à rebours, avec des mots choisis, des mots conscients et, dès lors, la penser autrement, favorisant de la sorte, l'accès à une mise en projet. Son fondement est l'histoire de la présence au monde de l'être humain.
Ex-Yougoslavie, juin 1991. Franjo Tudjman, président de la République croate, en proclame l'autonomie. Juillet 1991. La réplique serbe. Slobodan Milosevic diligente l'Armée fédérale yougoslave avec pour mission d'annexer la bande frontière entre les deux pays. Dont Vukovar. Qui résiste. Envers et contre tout. Belgrade s'acharne et détruit la ville dans une apparente indifférence internationale. Au coeur du cataclysme, une famille particulière, les Silbà. Viktor, le père, cantonnier communal, Denis, son fils de quatorze ans, Nikola, l'ami de ce dernier, Roman, Dino et les autres prennent le maquis. Anja, la mère, et Marà, sa fille de douze ans, soignent les blessés avec les moyens du bord car l'hôpital manque de tout. Les Vukovariens sont lamentablement seuls. Ils survivent jusqu'au jour de la reddition de la ville, le 18 novembre 1991. Celle-ci est ravagée. Dans ce chaos, la famille est morcelée. Denis et Marà se sont volatilisés dans un ailleurs que Viktor et Anja, désespérés, démunis, isolés, décident de parcourir. Ils partent à la hâte. Ils fuient et entament leurs multiples chemins d'errance.
Ce roman utilise la démarche d'historicité des "Récits de vie", discipline de sociologie clinique, et l'illustre à travers les trajectoires de trois hommes et deux femmes gardés en otage dans un hôpital psychiatrique. Ils y sont séquestrés avec suffisamment de bienveillance pour leur faire croire que, hors ses murs, il n'est point de salut. La sortie de l'une d'entre eux va faire basculer leurs certitudes et les conduire à remonter leurs traces. Deux histoires parallèles sont mises en scène par une narratrice dont le mal-être, que l'on devine, nécessite ce détour par la vie fictive.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.